Syndrome, guerre et polémique | |
Dix ans après le conflit ayant opposé l’Irak aux pays de l’OTAN, la polémique règne encore autour de l’origine exacte du 'syndrome de la guerre du Golfe'. Une étude menée sur des vétérans britanniques met en cause la multi-vaccination.
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C’est parmi les 697 000 engagé(e)s américains qu’on compterait le plus grand nombre de cas de 'syndrome de la guerre PHOTO: 1 -BMJ 2000, vol.320: p.1363-1367. | |
Dans les mois suivant l’intervention des forces armées américaines et de ses alliés en Irak (1990-1991), des milliers de soldats britanniques et américains sont victimes d’un mal inexpliqué. Baptisé 'syndrome du Golfe', il se traduit par tout un panel de symptômes très disparates: troubles neurologiques, psychologiques, musculaires, respiratoires ou encore dermatologiques. Dans une étude récemment parue dans la revue scientifique British Medical journal(1), des chercheurs du King’s College de Londres confirment l’hypothèse d’un lien entre certains de ces symptômes et les nombreux vaccins administrés aux soldats britanniques pendant les opérations militaires.
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2 -The Lancet 1997, vol.349, p.1831-1833. | Un effet de 'masse'Selon les travaux de Matthew Hotopf et de ses collègues, les militaires ayant reçu au moins cinq de ces vaccins présentent un risque cinq fois plus élevé d’être atteints de fatigue, dépression, stress et douleurs musculaires. Aucun vaccin ne serait à mettre en cause en particulier: c’est l’effet de 'masse' qui semble incriminé. D’après les chercheurs britanniques, seuls les soldats ayant été vacciné pendant les opérations sont affectés, contrairement à ceux qui l’ont été avant le début du déploiement militaire: la combinaison entre la multi-vaccination et le stress de la situation (le changement de climat, les conditions de vie et la peur) a pu amplifier la réaction. Ces résultats viennent ainsi confirmer une première étude parue en 1997(2) qui avait mis les scientifiques sur la piste immunologique.
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Source : www.cite-sciences.fr