Yolanda Pulecio ne se fait pas trop d'illusions concernant une supposée libération prochaine de sa fille 07/08/2007 - La F.M. La journaliste vénézuélienne Patricia Poleo affirme qu'Ingrid Betancourt serait au Vénézuéla et qu'elle serait remise prochainement par le président Hugo Chávez au Gouvernement français. Patricia Poleo, qui a diffusé cette information, a assuré à la station de radio la FM, que cette information lui aurait été fournie par des militaires du pays voisin. Une agence de presse italienne, Adn Kronos, affirme qu'Ingrid Betancourt serait remise à Cecilia Sarkozy. Le journaliste affirme qu'Ingrid Betancourt se trouverait dans la région de Lorza située à la frontière colombienne, dans une propriété du frère du ‘ Mono Jojoy ’, un des dirigeants des Farc, et qu'elle aurait pu arriver dans ce pays grâce à la collaboration du gouvernement vénézuélien avec la guérilla du Farc. Poleo a informé que le président du Vénézuéla, Hugo Chávez, remettra Ingrid Betancourt, Clara Rojas et Emmanuel au Gouvernement français, et que la liberation se réaliserait lors la visite qu'effectuera très prochainement la première dame française au Vénézuela. Yolanda Pulecio, la mère de l'ex candidate présidentielle Ingrid Betancourt, a appris la nouvelle via la station de radio "la FM", et a déclaré qu'elle ne se faisait pas beaucoup d'illusions sur cette possible libération. Mais qu'Ingrid était devenue un symbole de la liberté. Information démentie par Paris Consultées, les autorités françaises ont nié que la première dame, Cecilia Sarkozy, ait prévu de voyager au Vénézuéla Selon des sources du cabinet de la première dame, Cecilia Sarkozy « n'a prévu de voyager ni au Vénézuéla ni rn Colombie ». De plus, ces sourcesont nié l'implication de la femme du président, Nicolas Sarkozy, dans tout projet de libération imminente d'Ingrid Betancourt . A l'Elysée, on qualifie de « bruits » les informations selon lesquelles Ingrid serait déjà à Elorza », une commune située à la frontière du Vénézuéla avec la Colombie, et sur le point d'être libérée. « Ces bruits ont pu sortir après la liberation des infirmières en Libye mais le cas d'Ingrid Betancourt n'a rien voir » avec celui des professionnels de la santé, ont ajouté les sources de l'Elysée. "On ne confirme absolument pas, mais on reste pleinement mobilisés pour obtenir la libération des otages, en particulier de notre compatriote Ingrid Betancourt", a déclaré Pierre-Jérôme Hénin, porte-parole adjoint de l'Elysée. De son côté, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a fait état de "rumeurs et de spéculations."
Un dirigeant emprisonné de la guérilla des FARC, Rodrigo Granda, va être libéré afin d'apporter en France au président Nicolas Sarkozy des "preuves de vie" de l'otage Ingrid Betancourt, a-t-on appris vendredi auprès de la présidence colombienne. Un poster d'Ingrid Betancourt est exposé le 8 mars 2006 sur la grille de l'Assemblée nationale à Paris "Autorisé par le secrétariat des FARC (organe dirigeant de la guérilla), M. Granda s'est engagé auprès du gouvernement à jouer le rôle d'intermédiaire de paix et à livrer des preuves de vie concernant Mme Betancourt et d'autres personnes séquestrées", a déclaré un responsable de la présidence qui a requis l'anonymat. Selon ce haut fonctionnaire, le président Alvaro Uribe annoncera publiquement cette nouvelle samedi quand il révèlera les "raisons d'Etat" qui l'ont conduit à libérer unilatéralement près de 200 guérilleros. Rodrigo Granda est considéré comme le "ministre des affaires étrangères" des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). Le gouvernement colombien a entamé vendredi le processus de libération de rebelles des FARC (guérilla marxiste) avec le transfert d'un premier groupe de 40 prisonniers vers un centre de détention temporaire. Le président colombien Alvaro Uribe, le 25 mai 2007 à Bogota AFP/Archives - Mauricio Duenas Le bureau du Haut commissaire pour la paix a annoncé que les guérilleros détenus dans une cinquantaine de prisons du pays seront regroupés vendredi vers le "centre de détention temporaire" de Chiquinquira (à 140 km au nord de Bogota). Un premier groupe de 40 rebelles a été transféré en autocar vendredi à 06h35 locales (11h35 GMT) de la prison "La Modelo" de Bogota vers le centre de détention temporaire où seront regroupés par la suite 250 à 300 guérilleros, a déclaré à l'AFP un responsable de la direction des prisons (Inpec), Eduardo Morales. Dans les prochaines heures, d'autres rebelles emprisonnés rejoindront Chiquinquira, a-t-il précisé. Toutefois, "leur présence à Chiquinquira sera transitoire et ils n'y resteront qu'une à deux semaines", a-t-il ajouté. Les FARC, principale guérilla colombienne avec 17.000 hommes, réclament la libération de 500 de leurs hommes emprisonnés en échange de 56 otages, dont trois Américains et la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, ex-candidate écologiste à la présidentielle colombienne, enlevée en 2002. © 2007 AFP AFP
Uribe ordonne à l’armée de libérer Ingrid Betancourt lefigaro.fr. Publié le 18 mai 2007Actualisé le 18 mai 2007 : 07h53 L’annonce du président colombien a vivement fait réagir Mélanie Betancourt, la fille de l’otage franco-colombienne et le quai d’Orsay qui sont opposés à une action militaire.. Un contre-pied. Au lendemain de l’entretien téléphonique qu’il a eu avec le nouveau président français, Nicolas Sarkozy, qui lui a redit son opposition à l’usage de la force pour tenter de libérer Ingrid Betancourt, Alvaro Uribe a ordonné hier soir aux responsables de l’armée de « libérer par les moyens militaires » l’otage franco-colombienne. « Messieurs les généraux, nous allons libérer Ingrid Betancourt et les trois Américains. Nous le laisserons aucun millimètre carré au hasard, nous ne ferons l’impasse sur aucun endroit, Ici il n'y aura pas de petits jeux avec ces bandits des Farc (guérilla marxiste), ici il n'y a pas de zone démilitarisée », a déclaré le président colombien, l’index rageur et le verbe haut, au cours d’une cérémonie en présence de hauts responsables de la police et de l’armée. "C'est un affront" La fille d’Ingrid Betancourt, Mélanie, a vivement réagi à cette annonce : « Il se moque de qui , là ? », a interrogé la jeune fille. Et de répondre : « Il se moque du président de la République en France, il se moque de la France. Pour moi c’est un affront ». « Si vous voulez libérer quelqu'un par la force, vous allez l'annoncer comme ça au monde entier ? Surtout pour que ses ravisseurs le sachent et pour qu'au moindre bruit d'hélicoptère la première chose qu'ils fassent c'est exécuter l'otage. Ca vous semble logique? », s’est-elle étonnée. Plus tôt dans la journée, Mélanie Betancourt et sa famille avait rencontré Nicolas Sarkozy, Dans la soirée, Paris a été clair sur sa position : « Nous sommes opposés à une action militaire qui risque de mettre en péril la vie des otages », a déclaré le porte-parole du Quai d’Orsay, Jean-Baptiste Mattéi, avant d’ajouter : « Nous vérifions la teneur des déclarations prêtées au président Uribe. » Une précaution qui n’est peut-être pas superflue : le gouvernement colombien avait déjà fait une telle annonce en janvier, avant d’opposer un démenti.
Ingrid Betancourt a essayé de s'évader 5 fois 18/05/2007 - TF1, Romandie.com, Info690, Reuters, AFP, RCN Radio, El Pais Chaque fois, elle a été rattrapée et "durement punie" par les Farc, a raconté jeudi l'ex-otage échappé, qui l'aurait vue le 28 avril. "Ingrid fait beaucoup d'exercice, écrit, écoute la radio et découpe les nouvelles dans les journaux", a-t-il aussi raconté. Après des mois et des pois sans nouvelles d'Ingrid Betancourt, chaque détail évoqué par John Frank Pinchao Blanco, l'ancien compagnon de détention de l'otage franco-colombienne récemment évadé des Farcs, a son importance. Après avoir affirmé mercredi que la Franco-Colombienne était bien vivante et qu'il l'avait vue pour la dernière fois le 28 avril dernier, il a raconté ce jeudi qu'elle avait tenté par 5 fois de s'évader elle aussi. En vain. Chaque fois, les miliciens l'ont rattrapée. "Ingrid a été durement punie pour ces tentatives d'évasion", a poursuivi le policier précisant que les rebelles lui avaient infligé des privations de nourriture et de radio. Indiquant qu'Ingrid dormait, comme les hommes, attachée par une chaîne au cou, il a toutefois confirmé qu'elle était en bonne santé. Evoquant son état physique, M. Pinchao a indiqué qu'Ingrid "avait dans le passé souffert d'hépatite, mais qu'elle était aujourd'hui en bonne santé". Ingrid Betancourt et Clara Rojas ont été "séparées" Autre détail sur la vie quotidienne de l'otage : "Ingrid fait beaucoup d'exercice, écrit, écoute la radio et découpe les nouvelles dans les journaux", a poursuivi le sous-officier. "Une fois, se souvient-il, alors qu'elle souffrait d'une dépression, elle a déchiré son cahier d'écriture". L'ancienne candidate des verts à l'élection présidentielle, 45 ans, écoute tous les messages de sa mère Yolanda Pulecio, selonla même source. Mais, ajoute-t-il, elle n'a reçu qu'une seul lettre de sa maman, et elle la conserve toujours avec elle". Le policier raconte qu'à plusieurs reprises il se disputait avec Ingrid "sur des questions idéologiques" et qu'ils pouvaient ne plus se parler pendant des jours. Pinchao a aussi précisé qu'Ingrid et son adjointe Clara Rojas, qui a eu un enfant d'un guérillero, étaient aujourd'hui "séparées". Ingrid Betancourt et Clara Roras sont otages depuis le 23 février 2002. Elles ont été enlevées par les Farc pendant la campagne présidentielle à laquelle Ingrid Betancourt se présentait comme candidate des Verts colombiens. Les Farc, première guérilla de Colombie avec 17.000 hommes, réclament la libération de 500 de leurs hommes incarcérés en échange de 56 otages qu'elles détiennent. Sarkozy et Uribe se téléphonent à propos d'Ingrid Betancourt Le nouveau président français a évoqué jeudi le sort d'Ingrid Betancourt lors d'un entretien téléphonique avec son homologue colombien Alvaro Uribe, a déclaré son porte-parole David Martinon. Lors de cet entretien de près d'une demi-heure, le nouveau chef de l'Etat français "a salué l'intention du président Uribe de libérer de nombreux prisonniers des Farc, tout en soulignant qu'il était déterminé à obtenir le retour d'Ingrid Betencourt", a rapporté le porte-parole de l'Elysée. Alvaro Uribe "a donné au président Sarkozy les informations recueillies auprès du policier qui a réussi à s'échapper du camp où il était détenu par les Farc sur l'état de santé d'Ingrid Betancourt et ses conditions de captivité", a ajouté le porte-parole. "Le président Sarkozy les transmettra lui-même à la famille Betancourt, qu'il recevra au Palais de l'Elysée très rapidement."
Ingrid Betancourt est vivante, affirme un ex-otage des FARC BOGOTA, Colombie (AP) - Le policier qui s'est échappé après avoir été retenu en otage par les FARC colombiennes pendant plus de huit ans a déclaré mercredi que la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt figurait parmi ses compagnons d'infortune, de même que trois consultants militaires américains. Au cours d'une conférence de presse mercredi soir à laquelle assistait le président colombien Alvaro Uribe et le ministre de la Défense Juan Manuel Santos, Jhon Pinchao Blanco a déclaré aux journalistes avoir vu pour la dernière fois Ingrid Betancourt et les trois Américains le 28 avril. "J'espère que mon geste (évasion) ne va pas entraîner des difficultés pour les autres", a dit Pinchao en fondant en larmes. Jhon Pinchao Blanco a réussi à déjouer la vigilance de ses ravisseurs, membres des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), près de la ville de Mitu, au sud-est de la Colombie, où il a avait été capturé lors d'une attaque en 1998. Il a marché, nagé et rampé pendant 17 jours dans la jungle avant de tomber sur une patrouille d'agents de la lutte contre le narco-trafic mercredi. Ingrid Betancourt, de nationalité franco-colombienne et membre du Congrès colombien engagée dans la lutte contre la corruption, a été enlevée le 23 février 2002 tandis qu'elle menait campagne dans le sud du pays en tant que candidate à l'élection présidentielle de la Colombie. Les trois Américains -Marc Gonsalves, Tom Howes et Keith Stansell- avaient été capturés en février 2003 lorsque leur avion s'est écrasé au cours d'une mission de surveillance. Pinchao Blanco a précisé que Marc Gonsalves avait contracté une hépatite. Pinchao Blanco, qui n'a pas assisté à la naissance de son fils au cours de sa longue captivité, a précisé que les autres otages et lui changeaient de camp tous les trois ou quatre mois. Au cours d'une de ces marches dans la jungle, il a fait connaissance de Clara Rojas, la directrice de campagne d'Ingrid Betancourt dont il a dit qu'elle avait donné naissance à un garçon prénommé Emmanuel. "Je remercie Dieu pour ce miracle, après avoir si souvent perdu espoir", a déclaré à la chaîne RCN l'épouse de l'otage évadé, Margoth Zambrano. Son mari était retenu par les FARC, le mouvement de guérilla le plus ancien et le mieux armé d'Amérique latine, en compagnie de quelque 60 personnalités politiques, soldats et autres policiers -dont les trois consultants militaires Américains. Cela fait des années que les FARC et le gouvernement colombien ne parviennent pas à tomber d'accord sur un échange de prisonniers. Blanco a été enlevé en novembre 1998, lorsque 700 rebelles ont attaqué et pris le contrôle de la ville de Mitu pendant trois jours, tuant 53 personnes et faisant 61 otages, a précisé Alberto Cantillo. Tous les otages ont été libérés, sauf sept. Des habitants de Mitu ont exprimé leur soutien à Blanco avant qu'il ne monte à bord d'un avion à destination de la capitale Bogota mercredi soir. Le ministre colombien des Affaires étrangères, Fernando Araujo, qui s'est lui-même évadé en décembre après six ans de captivité sous contrôle des FARC, a fait part de sa joie immense en apprenant la bonne nouvelle de l'évasion de son "frère" Blanco. Il a demandé aux familles des autres otages "de rester courageux et de garder l'espoir que leurs proches rentreront bientôt à la maison". La Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, enlevée le 23 février 2002 alors qu'elle menait campagne en tant que candidate à l'élection présidentielle colombienne, est aux mains des FARC depuis plus de cinq ans. Les FARC exigent que le gouvernement respecte une zone franche de 800 km2 au sud du pays comme préalable à toute négociation sur un éventuel échange de prisonniers, ce que le gouvernement refuse de faire. AP