Le jeu de senet

Le Senet (ou Zénet, ou Senat) est le jeu le plus connu de l'Égypte antique. C’est le jeu de table le plus pratiqué par les Anciens Égyptiens du Nouvel Empire et des époques qui suivirent, mais il existe depuis l'époque prédynastique.

Le plus ancien exemplaire connu est conservé au musée royal d'art et ^'Histoire à Bruxelles. L'Égypte, pour sa part, possède près de quarante exemplaires qui remontent au Nouvel Empire. Ceci outre les nombreuses représentations gravées ou peintes sur les parois des tombes : images de personnages en train de jouer, assis devant leur table de jeu, ou se préparant à lancer l’astragale qui fait fonction de dé. Ces scènes sont à l’occasion accompagnées de textes hiéroglyphiques décrivant souvent en détail la partie en cours.

Ce jeu, prisé des nobles et souvent pratiqué en couple, se jouait avec un plateau de trente cases (dix en longueur sur trois en largeur) et des pions noirs ou blancs (sept à l'Ancien Empire, puis cinq au Nouvel Empire) aux formes très diverses et que les joueurs piochaient dans une petite boîte en bois très finement décorée. Les pions, autrefois coniques, pouvaient ressembler à nos pions du jeu d'echec, à des têtes d'animaux ou encore à des figurines de nubiens ou Asiatiques ligotés. Le principe du senet est à cheval entre les dames et le jeu de l'oie (on le compare parfois aussi avec le jeu du trictrac). On sait en tout cas, que les parties de ce jeu duraient longtemps. Le senet est notamment bien connu pour avoir été souvent utilisé dans la peinture murale des tombeaux où l'on peut voir un pharaon, une reine ou un noble, jouer une partie de senet avec un dieu pour symboliser le fait qu'il doive jouer son destin dans l'au-delà (c'est-à-dire, son droit à accéder au royaume d'Osiris).

Au début de la partie, les pions (5 blancs et 5 noirs) sont placés alternativement sur les cases 1 à 10. Le jeu consiste à déplacer les pions de la première ligne vers la deuxième puis la troisième jusqu'à la case 30, où on les retire du plateau. Pour jouer, lancer 4 pièces ou bâtonnets à 2 faces (un coté plat, un coté rond): Le coté plat vers le haut vaut 1. On compte le nombre de plats vers le haut (1,2, 3 ou 4) mais 4 cotés ronds vers le haut valent 6.1) Pour débuter il faut faire un point. Celui qui gagne le premier point commence avec les noirs et se déplace sur la case 11. 
2) Le même joueur garde la main après le 1° coup.Avec 1, 4 ou 6, il avance du nombre de cases. Et rejoue. Avec 2 ou 3, il avance une pièce et passe la main à l'adversaire. Les pions peuvent sauter.3) Le 2° joueur joue a partir de la case 9.4) Dans le cours du jeu :On passe son tour quand on fait 2 ou 3. Si un pion tombe sur une case occupée, le pion qui occupait cette case recule à la case laissée vacante par le nouvel arrivant. Deux pions de même couleur ne peuvent pas occuper une même case. Deux ou trois pions contigus se protégent mutuellement mais 3 pions contigus forment un mur pour l'adversaire sans empêcher les pions de leur propre camp d'avancer. Chaque coup qui ne permet d'avancer doit être utilisé à reculer d'autant de cases. Cependant un pion ne peut reculer sur une case occupée. Si le jeu est impossible, on passe son tour.Lorsqu'un pion tombe sur la case 27 (X) il retourne ) à la case 1. Ou la première case vide.Les cases 26 (, 28, 29, 30 sont des refuges inattaquables.5) Fin de la partie :
Lorsqu'on a avancé tous ses pions sur la dernière ligne, on peut commencer à les retirer si on les amène exactement sur la case 30. Sauf si un des pions est renvoyé en 1 ou sur la ligne précédente. Le joueur qui sort le premier tous les pions a gagné.

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Dernière mise à jour de cette rubrique le 18/01/2008

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