Jésus a dit: "Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos." (Matthieu 11:28)
Le plus souvent il
s’agissait de la bière, du vin ou de la distillation illicite.
Adulte, j’avais un grand besoin de montrer à tout le monde combien j’étais
capable et doué, pour que l’on ne voie pas que chez moi, les portes fermées, je
vivais dans la misère. Je buvais chaque jour pendant 25 années. Mon alcoolisme
m’a emporté de plusieurs épreuves.
L’une de mes entreprises a fait faillite. Je me suis marié, mais l’alcool a
détruit ce mariage. Je refais ces choses encore et encore. Je bâtis, mais j’ai
abattu aussi vite ce que je bâtis. J’eus plusieurs entreprises, j’eus plusieurs
relations avec des femmes, mais je n’en pouvais rien garder. Pendant ces
périodes c’était souvent très difficile pour moi. Mais dans mes difficultés, je
pouvais sentir ces moments de mon enfance, à côté de ma grand-mère, priant...
Chaque fois que j’étais abattu, cette foi d’enfant apparaissait du plus profond
de moi. Quand je ne voulais plus boire, je me rendais compte de la sécurité que
j’avais dans ma foi d’enfant plutôt que dans la drogue. J’ai même acheté une
Bible, même si je n’en comprenais pas grand chose. J’avais entendu parler
que Jésus pouvait faire des miracles, mais je n’arrivais pas y croire.
Plus les années passèrent, plus tout s’est empiré pour moi. Les maladies ont
fait leur entrée dans mon corps. Je souffrais de l’arthrite, tant que parfois
je ne suis pas arrivé à me lever sans aide. Mon médecin me donnait des
injections de cortisone pour que je puisse travailler. Mes reins étaient tout à
fait cassés et bientôt j’aurais besoin de la dialyse. En outre, je
souffrais d’une maladie héréditaire qui s’appelle la goutte. L’un de mes pieds
se gonflait et les crises de goutte étaient atroces. Je souffrais d’une
angoisse terrible parce que je voyais qu’une moitié de mon intérieur était
noire tandis que l’autre était blanche. La dépression me fit penser à me
suicider.
En 1994 je décidai quand même d’arrêter de boire. Je luttais chaque jour pour
me tenir sobre et je réussis pendant trois années. Pourtant les maladies et
l’angoisse se sont aggravées puisque je ne pouvais plus fuir à l’alcool. Au
lieu, je prenais beaucoup de médicaments, surtout des médicaments
antidépresseurs. J’allais voir mon médecin au moins une fois par semaine. La préretraite
m’attendait. Mon situation était sans espoir. En plus je commençai à ressentir
l’angine de poitrine. Mon corps était fini. Je suis venu à un point où je
voulais mettre fin à mes souffrances. Je préparai tout dans mon garage pour
pouvoir me suicider.
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