L’air résonne d’une triste note ancienne,
La brume estompe les couleurs du monde.
N’est audible que cette mélodie aérienne
Qui flotte, au gré du vent, sous les frondes.
On perçoit des fantômes de voix affaiblies,
Secrets murmurés à l’oreille qui s’éteignent,
Doux soupirs étouffés teintés de mélancolie.
Des sensations qui sur mon âme déteignent.
Il y a longtemps des drames, ici, se sont joués.
Des danseurs virevoltaient en toutes saisons.
Dans l’air vibrant montaient des rires enjoués
Qui s’enlaçaient jusque sous les frondaisons
Le temps a passé et n’en sont restés que soupirs
Le souffle d’Eole en colère les emporte au loin
Ne reste que moi, mon grand amour pour empire
Et les ombres spectrales du passé pour témoin.
Ombres estompées
Mélodies vite étouffées
Instant de tristesse
Spectres du passé
Frissons dans le dos
L’âme est mélancolique
Amour si puissant
Cœur plein de larmes sucrées
Plume d’argent dort