Religions: Le Christianisme.
Le Christianisme

Le christianisme est une religion monothéiste fondée sur la vie et les enseignements de Jésus de Nazareth tel qu'ils sont présentés dans le Nouveau Testament. Les Actes des Apôtres indiquent que le nom de « chrétien » (GrecΧριστιανός), signifiant appartenant au Christ ou partisan du Christ, fut donné à ses disciples à Antioche au milieu du premier siècle Quant au terme « christianisme » (Grec Χριστιανισμός), La référence la plus ancienne connue se trouve dans la lettre d'Ignace d'Antioche aux Magnésiens à la fin du premier siècle.
Les chrétiens croient que Jésus est le fils de Dieu et le Messie (ou Christ en grec) tel que le prophétisait l'Ancien Testament. De ce fait, dans le christianisme, Jésus est aussi communément appelé Jésus-Christ.
La liturgie chrétienne se concentre sur la prédication et l'Eucharistie ou Sainte-Cène. Pour les catholiques, Jésus-Christ est réellement présent dans l'Eucharistie. Cette doctrine conduit vers l'adoration eucharistique.
Ayant marqué la civilisation occidentale au fils des siècles, le christianisme est de nos jours la religion la plus répandue dans le monde. Elle est présente sur tous les continents, et plus particulièrement en Europe, en Amérique, en Afrique sub-saharienne et en Océanie où elle est prédominante.
Le christianisme partage ses origines et nombre de ses textes avec le Judaisme, particulièrement la Bible Hébraique, connue chez les chrétiens sous le nom d'Ancien Testament ou de Premier Testament.
Comme le Judaisme et l'Islam, le christianisme est classé comme religions abrahamiques.


Fondements de la foi chrétienne
Le christianisme voit en Jésus le Messie annoncé dans les Écritures.
Pour la plupart des confessions chrétiennes, Jésus est Dieu lui-même qui s'incarne et libère l'humanité.


Jésus-Christ est mort et ressuscité
Le centre de la religion chrétienne s'enracine dans la foi en la résurrection de Jésus-Christ, ainsi que le proclame l'un des textes les plus anciens du Nouveau Testament, le kerygme de la lettre de saint Paul aux Corinthiens : Si Christ n'est pas ressuscité, notre prédication est vide et vide aussi votre foi (1 Co 15;14). Les chrétiens ont peu à peu précisé cette foi en en réunissant les principaux éléments dans le Credo de Nicée-Constantinople, appelé aussi "Symbole des Apôtres" :

L'Esprit Saint intercède pour les hommes ; Jésus-Christ a institué une Église sur terre ; Les morts ressusciteront.

Jésus est considéré comme vrai Dieu et vrai homme par la plupart des chrétiens. Cette croyance ne caractérise pas tous les chrétiens et, pour ceux qui y adhèrent, les modalités en soient différentes selon qu'ils se revendiquent des Églises des deux conciles, des 3 conciles, des 7 conciles. Cette doctrine mis du temps à s'imposer. S'ajoute un grand nombre d'unitariens répartis dans diverses églises, qui réfutent la Trinité.


L'Église et le baptême
La résurrection de Jésus a déjà eu lieu ; elle est le début d'une nouvelle époque de l'histoire, l'accomplissement des temps, au terme de laquelle tous les humains connaîtront eux aussi la résurrection.
Depuis Jésus, Dieu veut créer une Église, non limitée aux seuls Juifs. Alors que Jésus est Le Fils de Dieu, les autres hommes le sont par adoption.
C'est la foi en Jésus-Christ et l'acceptation de l'œuvre de rédemption qu'il a accomplie qui définit cette famille, et non la pratique de la loi mosaïque ou des doctrines religieuses :"un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême" proclame la lettre aux Éphésiens (Ep 4,5).
On devient chrétien par le sacrement du baptême, que l'on ne reçoit qu'une seule fois même si on change d'Église.
Notons que certains groupes se déclarent chrétiens sans partager ni la foi en Jésus ressuscité ni reconnaître le baptême des Églises chrétiennes, comme les Témoins de Jéhovah ou la Science chrétienne ou les églises évangéliques d'origine américaines. De ce fait, ces groupes ne sont pas reconnus comme chrétiens par les autres Églises.


Les textes fondamentaux : l'Ancien et le Nouveau Testament
Aux Écritures issues du judaïsme, qui correspondent à ce que les chrétiens nomment l'Ancien Testament, la tradition des premiers siècles du christianisme a adjoint le Nouveau Testament. On emploie souvent l'appellation « Premier » Testament au lieu d'Ancien, pour signifier que le Nouveau Testament ne vient pas remplacer l' « Ancien » mais l'accomplir. L'Ancien et le Nouveau Testament sont réunis dans la Bible chrétienne.
Le Nouveau Testament est composé de quatre évangiles (selon Matthieu, Marc, Luc et Jean), des Actes des Apôtres, des Épîtres et de l'Apocalypse. On considère que la rédaction de ces textes s'étend de la seconde moitié du Ier siècle jusqu'au début du deuxième. Les manuscrits les plus anciens remontent au IV° siècle de notre ère.
On appelle « évangiles synoptiques » les évangiles de Matthieu, Marc et Luc, qui sont construits sur le même plan ; l'évangile de Jean reste à part.
Les épîtres de Paul de Tarse semblent être les plus anciennes (on date la première d'entre elles, l'épître aux Thessaloniciens, de l'année 50 environ) ; cette antériorité donne à Paul une place particulière dans le christianisme, certains le considérant comme le véritable fondateur de la religion et mettant en exergue sa rivalité avec Pierre.
L'évangile de Marc est généralement considéré comme celui qui a été rédigé en premier (vers l'an 65 ?), et constituerait une des sources ayant servi à rédiger les deux autres synoptiques. Viendraient ensuite les autres évangiles (Matthieu, vers l'an 70 ; Luc peut-être dans les années 80 ; Jean après 90). Les évangiles ont été rédigés sur la base de traditions et de documents plus anciens, sans doute circulant sous forme orale. Leur rédaction est contemporaine de la disparition des témoins directs de la vie de Jésus, et manifeste la volonté de conserver l'essentiel de leur prédication.
Les Actes des Apôtres sont la deuxième partie de l'évangile de Luc.
L'Apocalypse et la Lettre aux Hébreux semblent être les textes les plus récents (toute fin du Ier siècle). D´après son style, on suppose que l´apôtre Paul serait l´auteur de l´épitre aux Hébreux.
Le canon ainsi constitué (ensemble des textes reconnus officiellement) écarte les textes dits apocryphes. L'existence des apocryphes révèle que le Nouveau Testament, tel que nous le connaissons aujourd'hui, est le fruit d'un choix parmi une multiplicité de documents témoignant de la vie et de la prédication de Jésus, ainsi que de la vie de l'Église primitive. Ce choix a été effectué au cours de l'histoire, en fonction de ce qui a paru alors vraisemblable, en fonction de l'ancienneté de la tradition à laquelle ces textes étaient rattachés, mais aussi en fonction des convictions des communautés chrétiennes. Le Nouveau Testament, comme l'ensemble de la Bible, est donc un témoignage de la foi de ces communautés avant d'être un récit historique.


Histoire du christianisme
Il est difficile de faire une lecture historique du nouveau testament, et ce pour plusieurs raisons : ce sont avant tout des témoignages écrits par des croyants qui retranscrivent leur expérience, et non une relation de faits historiques (ce qui n'empêche pas de les considérer comme des témoignages historiques de première main).
D'autre part, il faudrait pouvoir comparer ces textes à d'autres récits relatant les mêmes faits ; or, il y a très peu de sources écrites précises, en dehors des évangiles, sur la vie de Jésus. Des textes non bibliques font mention de la présence de Jésus et des controverses qu'il a provoquées au sein du peuple juif, mais rien d'assez complet pour permettre une réelle confrontation avec le contenu des évangiles.
On considère comme mineures les éventuelles modifications, volontaires ou involontaires, dues aux traductions. Le Premier Testament donne un bon exemple de ce respect des textes sacrés. On peut citer le cas du manuscrit d'Isaïe retrouvé à Qumran près de la Mer Morte, contemporain de Jésus, et qui montre que la retranscription ultérieure a été d'une grande fidélité. On trouve cependant des ajouts et des gloses, dont l'étude constitue une discipline de l'exégèse biblique : la critique textuelle.
L'historien a en tous les cas peu de matériel pour émettre un jugement dans un sens ou dans l'autre sur le contenu de beaucoup de récits bibliques. Très peu de traces historiques, et rien d'archéologique, de l'existence de Jésus ne sont connues. Cette absence de traces, en particulier chez les auteurs latins, très prolixes par ailleurs, est, pour certains, une preuve de l'inexistence du Christ.


Une foi issue du judaïsme
Pour les évangiles, Jésus « n'est pas venu abolir, mais accomplir » les Écritures. La perspective jésuanienne est donc celle d'un accomplissement de la foi juive, dans une interprétation particulière à Jésus lui-même, et non la création d'une nouvelle religion: Jésus, les apôtres, la Sainte Vierge, tout le groupe primitif était juif.
Cette perspective se retrouve dans de nombreuses phrases de Jésus rapportées par les évangiles ; ainsi, les consignes données aux disciples de s'adresser "aux brebis perdues d'Israël", et non aux païens.
Le christianisme a repris, de façon plus ou moins importante selon ses courants, plusieurs éléments présents dans le judaïsme de la période suivant la destruction du second Temple, tels que :
l'adaptation de la forme du culte synagogal aux églises de paroisses, (le culte synagogal était déjà présent en Galilée) ;
l'utilisation de l'ensemble des textes bibliques, au premier rang desquels les psaumes juifs, issus du livre des Louanges ; ces textes peuvent être lus sur des cycles variables, pouvant atteindre jusqu'à trois ans pour l'Église catholique ;
un calendrier religieux, partiellement mobile, dans lequel certains évènements notables ou certains points de Foi donnent lieu à des célébrations annuelles ; l'utilisation de chants et d'hymnes dans la prière ; dans les célébrations et les réunions communautaires, l'utilisation de certains mots venant de l'hébreu biblique (par exemple : Amen, Hosanna, Alléluia).
Il est admis aujourd'hui que la ligne de partage entre les chrétiens et les juifs passe par la reconnaissance ou non du Messie en la personne de Jésus-Christ. Cette divergence de vue trouve son origine dans des interprétations différentes de divers passages de l'Ancien Testament ou Tanakh.


Christianisme primitif

Haut de page


Philosophes | Litterature | Peuples et empires | Biographies | Artistes | Musiques | Kabyles | Doctrines | Notions | Contes | Fables | Cosmologie | Explorateurs | Chansons | Sports | Sept merveilles | Epoques | Conquérants | Faune | © philo-club-djakou 2007-2008|

CSS Valide !

ma fiche