Hadith
Les hadiths sont les paroles ou actes de Mahomet considérés comme des exemples à suivre par les musulmans. Les écoles de jurisprudence Madhhab considèrent les recueils de hadiths comme des instruments importants permettant de déterminer la sunnah, la « tradition » musulmane. Le hadith était à l'origine une tradition orale qui rapportait les actions et coutumes de Mahomet. Cependant, à partir de la première fitna, au VIIe siècle, ceux qui ont reçu les hadiths ont commencé à questionner les sources des parole. Leur crédibilité est généralement proportionnelle au crédit des témoins qui les ont rapportés. Cette chaîne de témoins est appelée isnad.
Il est généralement admis que c'est pendant le règne du calife Umar II, au VIIIe siècle, qu'ont commencé les transcriptions par écrit de grands recueils de hadiths, qui se sont stabilisés au siècle suivant. Ces recueils de hadiths sont, encore aujourd'hui, pris comme références dans les sujets en rapport avec le fiqh ou l'histoire. Les hadiths ne sont pas partagés par tous les courants musulmans. Chaque courant possède son corpus de hadiths, selon la chaîne de témoins considérée comme le plus fiable.
Une grande majorité de sunnites considèrent les hadiths comme des suppléments et des clarifications essentielles au Coran. Dans la jurisprudence islamique, le Coran contient le germe de nombreuses règles de comportement attendues d'un Musulman. Cependant, de nombreux sujets, religieux ou profanes, ne sont pas encadrés par des règles coraniques. Les Musulmans croient donc qu'en examinant le mode de vie, ou sunnah, de Mahomet et ses compagnons, ils pourront découvrir les comportements à imiter et ceux à éviter. Les penseurs musulmans trouvent utiles de savoir comment Mahomet ou ses compagnons ont expliqué les révélations, ou à quelle occasion Mahomet les a reçues. Parfois, cela clarifiera un passage qui semblerait obscur autrement.
Les hadiths sont aussi une source historique et biographique.
Ils sont considérés comme une source d'inspiration religieuse, alors que certains musulmans considèrent que le seul Coran est suffisant. Les chiites ont en effet plus de réserves à leur égard. Entre autre, ils n'éprouvent aucune gêne à la reproduction de visages humains, comme ceux de personnalités cultes telles Ali et Hussein.
L'Au-Delà
Les musulmans croient qu'un certain nombre d'évènements surviennent après la mort dont les plus importants sont chronologiquement énumérés :
Le Jour du Jugement : Il surviendra après la fin du monde, et il durera 50'000 ans. Dieu jugera les gens sans intermédiaire.
Ceci aura lieu sur cette Terre-ci qui sera transformée en une nouvelle Terre plus vaste et totalement aplanie. Voilà les étapes qui auront lieu :
La Résurrection : Il marque le début du Jour du Jugement. Les gens seront ressuscités par Dieu pour être jugés.
Le Rassemblement : Tous les gens seront rassemblés en un lieu pour être jugés.
L'Exposition des actes : Chacun aura ses actes, bons ou mauvais, qui seront exposés.
La Rétribution : En fonction de leur actes, les gens seront récompensés ou châtiés.
La Balance : Les actes seront pesés sur une balance réelle.
Le Pont : Il relie la nouvelle Terre aux abords du Paradis et il sera dressé au-dessus de l'Enfer dans lequel tous les mécréants chuteront ainsi que certains musulmans désobéissants.
Le Bassin : Chaque communauté aura son bassin duquel les croyants boiront avant d'entrer au Paradis.
L'Intercession : Avec la permission de Dieu, les Prophètes, ainsi que d'autres intercèderont pour les croyants qui méritent le châtiment.
L'Enfer : C'est un endroit dans lequel seront châtiés les mécréants éternellement, ainsi que pour une période certains croyants désobéissants.
Le Paradis : C'est une demeure de félicité éternelle réservée pour les croyants.
La Vision du Seigneur : Les croyants verront Dieu, sans notion de distance et sans qu'il y ait un doute sur cette vision.
Certains musulmans croient à la question, au supplice et à la félicité de la tombe. Ceci n'est pas mentionné dans le coran et fait l'objet d'une controverse. Selon ces croyances, après la mort, la personne sera questionnée dans sa tombe par deux Anges du nom de Mounkar et Nakir. Le croyant pieux aura la félicité dans sa tombe, tandis que le mécréant et certains musulmans désobéissants seront châtiés.
La Prédestination
La prédestination fait partie des fondements essentiels de l'Islam. Elle consiste à croire que tout ce qui se produit dans ce monde -qu’il s’agisse de nos actes volontaires ou involontaires- est prédestiné par Dieu. La volonté de Dieu se réalise toujours selon sa science éternelle. Ainsi, toute chose –bonne ou mauvaise- que Dieu a su qu’elle existera se réalisera en temps voulu. Et celle dont Dieu n’a pas voulu l’existence, ne se réalisera pas. Par conséquent, si tous les gens se mobilisent pour nous faire profiter d’un bienfait ou pour nous causer un mal qui ne nous a pas été prescrit, ils n’y parviendront pas.
Dieu a tout prescrit dans le Tableau Préservé (Al-Lawhou al-Mahfoûdh) comme l'apprend le Coran : « C'est Nous (Dieu) qui ressuscitons les morts. Nous faisons inscrire ce qu'ils ont fait et les conséquences de leurs œuvres. Et Nous avons dénombré toute chose dans un Tableau clair.»
Les cinq piliers de l'islam
Les cinq Piliers de l'islam constituent des préceptes fondamentaux obligatoires pour les musulmans sunnites. Les autres courants de l'islam acceptent ces préceptes et en ajoutent d'autres.
Les cinq piliers dans le sunnisme sont la base sur laquelle le musulman sunnite construit sa vie pour se conformer à la révélation.
Musulmans en prière dans une mosquée
Outre la prière à la demande ou surrogatoire (nâfilah), chaque musulman est tenu d'effectuer cinq prières quotidiennes obligatoires (faridah). Elle s'appelle namāz dans les pays de langue indienne ou perse.
La prière doit s'effectuer en état de pureté : si ce n'est pas le cas, il faut pratiquer les ablutions.
La prière s'effectue tourné vers la Kaaba (située à la La Mecque, ville d'Arabie Saoudite); l'orant (le prieur) doit exprimer l'intention qui l'a conduit à la prière explicitement (niyah).
Zakat (taxe purificatrice)
C'est un impôt légal purificateur calculé dans les pays musulmans sur les revenus du foyer et destiné aux pauvres. La zakat ne doit pas être confondu avec les aumônes.
Elle correspond à 2,5% (ou 1/40) de l'épargne du musulman si cette épargne dépasse un certain montant évalué à 85 grammes d'or soit actuellement à environ 1100 euros et si elle subit une révolution annuelle. Attention, l'épargne musulmane étant calculée en grammes d'or et non en monnaie contemporaine, le nombre ci-dessus est variable d'années en années.
Le musulman est tenu de calculer chaque année lunaire (hégire) ce montant et le donner aux gens les plus pauvres de sa communauté en commençant par sa famille (à l'exception de ceux qu'il a en charge) et ses voisins.
Saoum (jeûne)
C'est le jeûne effectué durant le mois lunaire du Ramadan. Ce jeûne est prescrit par le Coran, il consiste à s'abstenir de manger, de boire, de fumer et d'avoir des relations sexuelles depuis l'aube jusqu'au coucher du soleil :« Mangez et buvez jusqu'à ce que l'on puisse distinguer à l'aube un fil blanc d'un noir. Jeûnez, ensuite, jusqu'à la nuit. »
Le Coran (II; 185)
Le ramadan est une période de recueillement et le jeûne une occasion de partager la situation des indigents.
Hadj (pélerinage à la Mecque)
Le pèlerinage à la Mecque doit être effectué au moins une fois dans sa vie pour qui en a les moyens matériels et la capacité physique. C’est entre le 8 et le 13 du mois lunaire de Dhou al Hijja qu’a lieu le Grand Pèlerinage à La Mecque, 5epilier de l’islam.
Autres croyances
Interdits alimentaires
La loi islamique fournit un ensemble de règles régissant ce que les musulmans mangent. Ces règles spécifient ce qui est halāl, c'est-à-dire légal. Ces règles se trouvent dans le Coran, qui décrit aussi ce qui est illégal ou harām. Il existe aussi d'autres règles venant s'ajouter à celles-ci qui ont été émises dans des fatwas par des mujtahids; mais elles ne sont suivies que par leurs propres disciples et non l'ensemble des musulmans.
La loi islamique interdit aux musulmans de consommer de l'alcool, de boire ou de manger du sang et ses produits dérivés, et de manger la viande d'animaux carnivores ou omnivores comme le porc, le singe, le chien ou le chat (les poissons piscivores ne sont pas considérés comme carnivores).
Pour que la viande d'un animal terrestre soit halal, il faut que l'animal soit abattu de manière adéquate par un musulman ou par des gens du livre, tout en mentionnant le nom de Dieu (Allah en arabe). L'animal ne doit donc pas être tué en l'ébouillantant ou par électrocution et la carcasse doit être saignée avant d'être consommée. Différentes règles s'appliquent aux poissons. En général, les poissons à écaille sont toujours halāl, bien que certaines fatwas déclarent les poissons dépourvus d'écailles (comme le poisson-chat) et les coquillages comme harām. Les règles d'interdiction concernant les animaux peuvent être contournées quand un musulman risque de mourir de faim et qu'aucune nourriture halāl n'est disponible.
L'abattage rituel islamique est appelé Dhabiĥa. D'après certaines fatwas, l'animal ne peut être abattu que par un musulman. Cependant, d'autres fatwas considèrent que d'après le verset 5:5 du Coran, l'abattage peut être fait par des gens du livre. La viande kasher est considérée comme halāl, mais la réciproque n'est pas vraie.
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