Scènes de joie bien avant le coup de sifflet final… avant la remise du trophée… dans les vestiaires… dans le bus…
Déjà en cours de match, le banc lyonnais a manifesté sa joie. Robert Duverne a même joué les chefs d’orchestre parmi les supporters olympiens. Dès le coup de sifflet final, embrassades, sourires radieux, bousculades en direction des 1 500 supporters massés dans un coin d’une tribune auxerroise. Juni, Coupet et Govou peuvent reproduire ce chiffre 7. Le Président Jean-Michel Aulas, Bernard Lacombe vont d’accolades en accolades. Certains joueurs finiront pieds nus et torse à l’air ayant offert leurs derniers attributs de ce championnat qu’ils viennent tout juste de remporter.
Les champions de France s’attarderont sur cette pelouse, après avoir reçu le trophée des mains du président Thiriez. L’hymne des champions peut alors retentir, tout comme le qui ne saute pas, n’est pas les Lyonnais. Les photos traditionnelles collectives, un tour d’honneur et direction les vestiaires où le champagne va couler à flot dans les gosiers et sur les corps. Le Président Jean-Michel Aulas annonçant qu’il offrirait une voiture en cas de doublé. Arrosages à volonté, une vraie douche… des autographes à signer aux très nombreux supporters avant de monter dans le car pour rejoindre l’aéroport d’Auxerre. Pendant quelques kilomètres, les supporters sur le bord de la route rendent hommage à ce bus de champions. L’escorte policière facilitant la sorite de la ville.
Un festival de sons plus ou moins audibles avec Rémy Vercoutre en DJ talentueux, secondé par un exceptionnel Fabio Grosso qui fera applaudir tous les membres de ce groupe lyonnais. On se demande comment les cordes vocales de l’Italien ont résisté ! Le bus semble comme ébranler par tant de joie. Des frissons nous gagnent. Le Trophée, lui, trône gentiment juste derrière la vitre du bus qui arrive directement sur le tarmac der l’aéroport. L’avion attend les joueurs ; un autre avion se remplit avec des VIP, dirigeants, Rémi Garde, Marcelo… et femmes de joueurs. Ces dernières se font entendre à la manière de « leurs hommes ».
A 1h 30, les avions se posent à Bron. Le président Jean-Michel Aulas arrivé en premier a ttendu les 2 avions. Il annonce une fête chez Sonny. A 2h, les bus arrivent à Gerland où des supporters attendent leurs Champions. La nuit promet d’être longue. Repos dimanche et lundi. Les joueurs auront le temps de s’amuser et de récupérer avant cette dernière semaine de boulot qui les conduira au Stade de France.
Karim Benzema remercie Bernard Lacombe / Benzema et Delgado devant leur public.
La joie des Olympiens / Delgado et Crosas avec les drapeaux de leurs pays
Les supporters Lyonnais devant les Champions
Tous sur leur capitaine "Juninho" avant d'aller soulever le trophée.
Juninho soulève le 7e titre consécutif de l'OL
Benzema et Govou font le tour du terrain avec le trophées / Le président l'embrasse.
Kader Keita et son premier titre de champion de France / Les jeunes Anthony Mounier et Romain Beynié.
Dans le vestiaire, Cris sabre le champagne devant Crosas et Delgado.
La fête se poursuit dans le bus des joueurs
Vercoutre et Grosso aux commandes / Anthony Mounier juste avant le décollage...
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Récompense
Benzema meilleur buteur de Ligue1
Karim Benzema aura donc attendu la dernière journée de championnat pour faire mieux que Bernard Lacombe, lequel lors de sa première saison de titulaire à l’Olympique Lyonnais (1971/1972) avait inscrit 19 buts. « Je suis content de l’avoir battu », rigole-t-il. S'il avait confié dans la semaine ne faire que peu de cas du but du titre, laissant même à Grégory Coupet cet honneur si l’intérêt de l’équipe le nécessitait, c’est pourtant bien lui qui, après 24 secondes de jeu a mis les siens sur orbite et presque ôté tout suspense à la course au titre. Un but du pied gauche mélant vitesse et précision, après un une-deux avec Fred.
L’action est symbolique : en début de saison, Benzema n’était que le numéro 2 au poste d’avant-centre, derrière le Brésilien. La blessure de ce dernier durant la préparation de la Copa America, la confiance de Bernard Lacombe, et une meilleure gestion de son quotidien de footballeur, ont permis à l’international français de devenir indispensable et indiscutable à la pointe de l’attaque lyonnaise. Incontournable dans le paysage footballistique français, et même européen ; il existe bien une « Benzema-mania » palpable lors de chaque déplacement des champions de France.
En début de saison, il s’était fixé comme objectif d’inscrire 15 buts en Ligue 1. « J’en ai marqué cinq de plus », sourit-il. Le chiffre initial, comme un symbole, le natif de Bron l’a atteint le 27 janvier à … Geoffroy-Guichard, sur coup franc, permettant aux siens d’éviter leur première défaite dans le chaudron depuis 14 ans. Avec 20 unités, il termine meilleur buteur de Ligue 1. Il est le troisième Lyonnais à recevoir ce trophée après André Guy (en 1968/1969) et Sonny Anderson (en 1999/2000 et 2000/2001). Toutes compétitions confondues, le numéro 10 olympien a, cette saison, scoré à 31 reprises, « grâce à tous mes coéquipiers qui me donnent de bons ballons », précise-t-il.
31 buts, c’est également le total de buts inscrits par Bernard Lacombe lors de la saison 1972/1973. Là encore, il reste un match, contre le PSG, à Karim Benzema pour faire mieux. A n’en pas douter, le conseiller du Président Aulas ne serait pas mécontent de voir le "goaleador" lyonnais marquer, comme lui il y a 35 ans, en finale de la Coupe de France et ainsi le dépasser.
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Auxerre - OL : 1 - 3
La presse salue les champions
La presse de dimanche 18 mai revient très largement sur le septième sacre de champion de France de l’Olympique Lyonnais.
« Lyon au 7e ciel » s’étale en Une du Journal du Dimanche qui relève que « Lyon triomphe après une incroyable soirée ». En dominant Auxerre (3 – 1), l’OL a ajouté une nouvelle ligne à son palmarès. « Jamais un club d’un des grands championnats européens n’avait régné sur son territoire sur une telle durée, souligne le journal dominical. C’est un exploit phénoménal que le temps permettra d’apprécier à sa juste valeur ». Un exploit d’autant plus appréciable que, « jamais depuis 2002, Lyon n’avait senti le souffle d’un opposant d’aussi près à la dernière journée ».
Il aura en effet fallu 38 journées au club rhodanien pour s’octroyer son « sept d’or » qui occupe la Une du Progrès. La photo de Juninho, Fred, Cris, Ben Arfa, Mounier, Beynié, Clerc et Roux, entourant le trophée, illustre l’immense joie des Rhodaniens sur la pelouse de l’Abbé Deschamps. Très cathodique, le quotidien régional salue d’un « sept sur sept » l’exploit de l’Olympique Lyonnais : remporter 7 titres de rang. « La performance est immense et extraordinairement jouissive au regard de la saison, souligne Antoine Osanna. (…) Les coéquipiers de Juninho durent aller au bout d’eux-mêmes. Ce supplément d’âme ne se commande pas. Il est généralement inscrit dans les gênes des champions. Et les Lyonnais en sont de formidables. » Comme le note Christian Lanier : l’OL champion pour la septième fois consécutive, « c’était inimaginable il y a vingt ans, impensable il y a dix ans, incroyable maintenant (…) On mesurera dans quelques années à quel point Juninho a fait grandir l’OL ».
Le Progrès revient également sur le soutien massif dont ont pu bénéficier hier les hommes d’Alain Perrin. Dans l’Yonne, tout d’abord où « 8 000 Lyonnais [ont] enflammé Auxerre ». Sur la place Bellecour, ensuite, où s’étaient massés « 5 000 « tifosis » bleu blanc rouge ». Et, au coup de sifflet final, c’est tout une ville, « Lyon [qui]chavira de bonheur ».
L’Olympique Lyonnais fait très naturellement la Une de L’Equipe illustrée par la joie de Källström, Grosso, Fred, Juninho et Cris. « Epoustouflant ! » titre le quotidien sportif devant la « cascade de buts » (43) d’une 38e journée de championnat au scénario incroyable, qui a vu Marseille arracher la troisième place, qualificative pour la Ligue des Champions, Saint-Etienne gagner son billet pour l’UEFA et Paris assurer son maintien aux dépens du RC Lens.
« Lyon reste le patron » constate Sébastien Tarrago : « Ni Bordeaux ni la peur n’ont rattrapé l’Olympique Lyonnais ». Avec ce septième titre, « l’OL s’est hissé à un niveau qui ne sera peut-être jamais atteint ».
Vincent Duluc donne, lui, un coup de projecteur sur la joie des Lyonnais qui fut « beaucoup plus spectaculaire que la saison dernière ». Et de souligner que « dans une semaine, ils veulent recommencer ».
L’OL partage la Une du quotidien Aujourd’hui en France avec le dernier film de Woody Allen, Vicky Cristina Barcelona : « Le sacre de Lyon ». Le quotidien note que « l’OL n’a pas tremblé pour s’offrir un 7e titre d’affilée ». Une série qui est aussi celle de Coupet, Govou et Juninho, qui rejoignent ainsi Hervé Révelli et Jean-Michel Larqué en tête du classement du plus grand nombre de titres de champion de France. « Ce record n’avait rien changé à ma vie, déclare ce dernier. Que les Lyonnais m’aient rattrapé ne changera rien non plus ». Il salue également la gestion de Jean-Michel Aulas qui « ne s’est jamais trompé ». A ses yeux, « l’an prochain, Lyon sera encore favori ».
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Bilan
Championnat: bilan lyonnais IV
Karim Benzema avec 20 buts est le meilleur buteur de L1… il a déjà inscrit 31 buts cette saison avec l’OL, toutes compétitions confondues…
Anderson en avait mis 14, Juninho 13, Luyindula 16, Juninho 13, Fred 14, Fred 11… Karim a mis la barre à 20 buts pour finir meilleur buteur de l'OL... et de la L1. Il est le premier meilleur buteur français lyonnais du championnat depuis André Guy en 1968-69 sacré avec 25 unités. Sonny Anderson l’avait été en 2000 et 2001 avec 23 et 22.
Sur la saison, Karim a déjà atteint la barre des 31 buts en tenant compte de toutes les compétitions lyonnaises. Il a rejoint André Guy 1968-69 et Bernard Lacombe 1972-73. Il peut les dépasser samedi prochain s’il venait à marquer en finale de la Coupe de France. Nestor Combin est toujours loin devant avec 41 buts en 1963-64.
Benzema a marqué 12 de ses 20 buts en championnat lors de la phase aller. Il a marqué au moins un but lors de 5 matchs de rang, de la 3ème journée à la 7ème.
Comme par le passé des joueurs qui ont quitté (prêt ou transfert) le club pendant la saison ont inscrit des buts. Baros 3 (Auxerre, Le Mans et à Nancy) et Fabio Santos (Lens). Les buts de Baros contre Le Mans et Nancy ont été décisifs. Avant ces 2 joueurs, Carew en avait fait de même en 2006-2007 (Nancy), Elber et Balmont en 2004-2005, Vairelles et Laville en 2002-2003 et Bak et Marlet en 2001-2002.
En terme de séries, l’OL a aligné une série de 6 succès de rang du 23/02 au 30/03 (Metz, Lille, Bordeaux, Monaco, PSG et Valenciennes). Il a aussi réussi une série de 5 victoires du 29/09 au 3/11 (Lens, Bordeaux, Monaco, PSG et Valenciennes).
A l’inverse, du 7/04 au 3/05, l’OL n’a pris que 6 points sur 15 (1V, 3N et 1D).
536 points, 158 succès, 62 nuls, 42 défaites, 456 buts marqués et 216 encaissés… c’est le bilan lyonnais des 7 derni�res saisons en 262 rencontres. L’OL est champion de France depuis la 34ème journée de la saison 2001-2002 !
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Bilan
Championnat: bilan lyonnais III
D’autres chiffres encore en comparaison entre les 7 titres…
L’OL a fait un parcours remarquablement équilibré cette saison en ayant pris 30 points lors de la phase aller et 40 ensuite. Retour en arrière :
2001-2002 : 33 et 33
2002-2003 : 32 et 36
2003-2004 : 38 et 41
2004-2005 : 39 et 40
2005-2006 : 44 et 40
2006-2007 : 50 et 31
L’OL meilleure équipe de la phase aller a été devancé ensuite par Bordeaux 42.
Un rappel des chiffres lyonnais par saison et de la position de leur dauphin :
2001-2002 : OL 66 points, 20V, 6N, 8D. 62 buts inscrits et 32 encaissés. Lens 64 points.
2002-2003 : OL 68 points, 19V, 11N, 8D. 63 buts inscrits et 41 encaissés. Monaco 67 pts.
2003-2004 : OL 79 points, 24V, 7N, 7D. 64 buts inscrits et 26 encaissés. PSG 76 pts.
2004-2005 : OL 79 points, 22V, 13N, 3D. 56 buts inscrits et 22 encaissés. Lille 67 pts.
2005-2006 : OL 84 points, 25V, 9N, 4D. 73 buts inscrits et 31 encaissés. Bordeaux 69 pts.
2006-2007 : OL 81 points, 24V, 9N, 5D. 64 buts inscrits et 27 encaissés. OM 64 pts.
2007-2008 : OL 79 points, 24V, 7N, 7D. 74 buts inscrits et 37 encaissés. Bordeaux 75pts.
Chaque saison, l’OL a eu la meilleure attaque. En 2004, 2005 et 2007, il a eu aussi la meilleure défense.
Parcours à domicile et à l’extérieur :
2001-2002 : 45 points à domicile et 21 à l’extérieur.
2002-2003 : 41 et 27
2003-2004 : 43 et 36
2004-2005 : 44 et 35
2005-2006 : 43 et 41
2006-2007 : 42 et 39
2007-2008 : 46 et 33
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Bilan
Championnat: bilan lyonnais II
L’OL a marqué 74 buts et encaissé 37 buts. Tous ces buts en détail… et d’autres chiffres encore…
Avec 74 buts inscrits, l’OL a signé le record de son histoire. 42 buts du pied droit, 13 de la tête (Benzema 2, Källström 2, Bodmer 2, Juninho 2, Grosso, Anderson, Keita, Cris, Fred) et 17 du pied gauche. 5 coups francs (Juninho 3, Benzema 2). 3 penalty (Juninho 2, Källström 1). 6 buts après des coups francs. 6 après des corners. 13 après des centres. 60 buts dans la surface de réparation et 13 en dehors.
7 fois, les Lyonnais n’ont pas marqué de but dans un match.
1 triplé : Benzema à Metz.
8 doublés : Ben Arfa au PSG, Benzema contre Caen, Bodmer face à Sochaux et Bordeaux, Fred contre Metz et PSG, Keita à Monaco, Källström contre Strasbourg.
15 buteurs différents : Benzema 20, Juninho 8, Fred 7, Govou 7, Ben Arfa 6, Bodmer 6, Källström 5, Keita 4, Baros 3, Grosso 1, Clerc 1, Réveillère 1, Anderson 1, Fabio Santos 1, Cris 1. Sans oublier 2 CSC (Cana de l’OM et Luiz de Nancy).
L’OL a marqué 74 buts en 506 tirs. Benzema 100, Juninho 86 (dont 65 coups francs), Källström 51, Govou 44, Keita 41, Bodmer 37, Ben Arfa 30, Fred 30, Grosso 19…
L’OL a encaissé 37 buts. 1 coup franc (Bordeaux). 4 penalty (Bordeaux 2, Sochaux, OM).11 buts de la tête. 2 buts après coups francs. 11 après corners. 12 après des centres. 34 buts dans la surface et 3 à l’extérieur.
13 fois, les Lyonnais n’ont pas encaissé de but.
459 tirs adverses pour ces 37 buts. 459 tirs dont 17 frappes sur les poteaux ou transversales. 142 occasions de but non converties.
Un bilan accompagnant ce 7ème titre de champion de France de rang s’imposait. Ils sont, par exemple, désormais 72 lyonnais à avoir au moins une fois soulevé le trophée de roi de France…
Il y a les 3 dinosaures Coupet, Juninho et Govou qui ont raflé les 7 titres.
Patrick Müller et Cacapa suivent à une longueur avec 6.
Djila Diarra, Réveillère et Vercoutre en possèdent 5.
4 pour Ben Arfa, Benzema, Malouda, Berthod et Cris.
3 pour Puydebois, Bergougnoux, Carrière, Delmotte, Edmilson, Luyindula, Violeau, Clément, Abidal, Wiltord, Fred et Clerc.
1 pour Grosso, Cléber Anderson, Belhadj, Paillot, Mounier, Crosas, Delgado, Boumsong, Bodmer, Keita. Ces 10 joueurs ont été champions cette saison. Alou Diarra, Bak, Foe, Laigle, Linares, Marlet, Vairelles, Touré, Montoya, Gomez, Sartre, Nilmar, Pedretti, Monsoreau et Bettiol complètent la catégorie.
Parmi ces 72 joueurs, Carrière, Violeau, Wiltord, Foé et Vairelles avaient été champions de France auparavant dans un autre club, respectivement à Nantes, Auxerre, Bordeaux et Lens.
Avec 7 titres, Coupet, Juninho et Govou rejoignent les recordmen Larqué et Hervé Revelli ; 7 titres avec l’ASSE, mais pas de rang.
Avec 7 titres, l’OL a rejoint Monaco et se trouve à une longueur de l’OM et de Nantes (8) et à 3 longueurs de l’ASSE (10).
Alain Perrin est le quatrième entraîneur lyonnais champion de France.
Coupet a disputé 225 des 262 matchs (7 saisons) ; Juninho 220 et Govou 215.
27 joueurs ont obtenu ce titre 2007-2008. En temps de jeu, Squillaci arrive en tête (2 955 minutes) devant Bodmer 2 671, Grosso 2 597, Benzema 2 573, Källström 2 537, Toulalan 2 519, Juninho 2 401, Govou 2 190, Réveillère 2 150, Clerc 2 021, Coupet et Vercoutre 1 710, Keita 1 672, Ben Arfa 1 608, Fred 1 203, Cris 1 052, Anderson 961, Boumsong 720, Baros 665, Fabio Santos 535, Belhadj 421, Crosas 287, Delgado 221, Müller 90, Rémy 67, Paillot 19, Mounier 10.
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AJA 1 - OL 3
Alain Perrin : « Mission accomplie »
Cela a beau être le premier titre de champion de France de sa carrière, au coup de sifflet final, pendant que ses joueurs sautent, s’arrosent et chantent joyeusement « on est les champions », Alain Perrin demeure calme et serein, « satisfait et animé du sentiment du devoir accompli ».
« Ce soir, je me dis : « mission accomplie ! » Le bonheur c’est autre chose », précise l’ancien entraîneur doubiste qui, en cet instant de célébration, pense avant tout à « la difficulté de la saison, les pépins et les blessures de tous ceux qui ont souffert comme Greg (Coupet), Patrick Müller, Fred ou encore Cleber Anderson ». Christophe Galtier, son adjoint, est en face de lui, lui aussi tout en retenue, « content même si cela ne se voit pas trop. Satisfait car le boulot a été bien fait même si ce fut dur dans les dernières semaines ». « Bordeaux nous collait aux fesses, explique-t-il, on n’avait pas le droit au moindre relâchement ». « Galette » qui voit d’ailleurs dans les confrontations face aux Girondins les « deux moments les plus importants de la saison ». Il perçoit notamment le match aller, quelques jours après la défaite à domicile face aux Glasogow Rangers (0 – 3) comme « un tournant ».
Avant de rallier Lyon dans la nuit, il prévient que « le boulot n’est pas fini ». Samedi prochain, l’OL affrontera en effet le PSG au Stade de France pour un doublé inédit. Une rencontre particulière pour Alain Perrin et Christophe Galtier vainqueurs de l’épreuve la saison passée avec Sochaux. « Dès le début de la saison, on en avait parlé avec les joueurs, confie Perrin. Les finales ne sont intéressantes que si on les gagne ».
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AJA 1 - OL 3
Réactions... Réactions... Réactions...
Réactions des Lyonnais après leur succès 3 buts à 1 à Auxerre et l'obtention de leur 7e titre de champion de France d'affilée.
Karim Benzema : Ce soir, on a vu un très grand OL, avec du mouvement. Je suis très content de ce titre, ce n’est pas le premier mais, celui-ci, j’y ai beaucoup participé. On va maintenant savourer et essayer de gagner la coupe de France. J’espère que, la saison prochaine, l’équipe sera encore meilleure ; la saison prochaine, il faudra gagner la Ligue des Champions.
Mathieu Bodmer : On a travaillé toute la saison pour cela. Pour moi, c’est le premier titre, c’est exceptionnel. J’étais venu à Lyon pour gagner ce titre, j’en rêve depuis que je suis tout petit. Cette saison, il y a eu le trophée des champions, la semaine prochaine, il y a la coupe de France. On espère faire le triplé.
Anthony Réveillère : On n'était pas habitués à être sacrés lors du dernier match. On est bien entrés dans le match puis on a géré. Ce soir, on est d'autant plus heureux que le championnat a été long. On va maintenant bien savourer. Place à la coupe de France. Les deux derniers matchs de la saison sont les plus importants. On a gagné le premier, maintenant il faut remporter le second. Ce serait bien de marquer ce 7e titre du club avec un doublé. Pour revenir sur cette fin de saison, il faut souligner que le stage à Evian nous a fait du bien.
Rémy Vercoutre : A l'image de ce soir, chaque fois que l'on a été dos au mur, on s'en est sortis. Même si on a été moins sereins que les autres saisons, on fait un beau champion. C'est bien car c'est dans la douleur que l'on progresse. Ce n'est pas encore officiel mais je devrais signer en début de semaine prochaine pour deux saisons supplémentaires.
Jean-Alain Boumsong : Je suis sacré à la maison. Après Gerland, il n’y avait pas meilleur endroit pour fêter ce titre. C’est mon premier, la récompense de tout un travail collectif. Il faut le dédier à tous les supporters et à tout le staff.
Hatem Ben Arfa : C’est le quatrième mais celui-ci est particulier car cette saison j’ai plus joué. C’est le travail de toute l’équipe. Je suis vraiment très content. Il faut bien le fêter mais penser à la semaine prochaine puisque l’on pourrait remporter un nouveau trophée.
Gérard Collomb : 7 c’est un chiffre magique. Ce soir, les Lyonnais étaient terriblement motivés ; ils ont joué à 100 à l’heure. C’est une joie extraordinaire qui je l’espère sera doublée la semaine prochaine par un succès en coupe de France qui permettrait à l’OL d’entrer dans les annales du football français.
Thierry Braillard (adjoint aux Sports de la ville de Lyon) : C’est le 7e, on ne s’en lasse pas. On a passé une magnifique soirée. J’espère que cela va continuer.
Fred : Je suis vraiment très content. Ce titre est très important pour le groupe parce que l’on a passé des moments difficiles avec pas mal de critiques. On mérite ce titre. Je suis très content d’être resté à l’OL et j’espère encore y rester longtemps.
Fabio Grosso : Il y a beaucoup de joie. Ce soir, on avait à cœur de réaliser un très gros match ; c’est ce que l’on a fait. Maintenant, il nous fait réaliser un doublé, pour entrer dans l’histoire du club.
Jean-Michel Aulas : C’est un titre qui fut très difficile. D’une part parce que l’on a eu pas mal de blessés ; la presse s’est alors emparée de l’affaire. Ensuite, il a fallu essayer d’enthousiasmer tout le monde autour de l’organisation technique puisqu’Alain (Perrin) a été critiqué avant la fin. La performance des garçons est vraiment incroyable. Après les difficultés du début de saison, être champion pour la 7e fois consécutive, cela traduit une performance immense de la part des joueurs et puis de l’organisation du club. Ce soir on est donc immensément heureux. On a un groupe de qualité, avec un noyau dur de joueurs qui ont gagné 7 titres, des jeunes au talent immense. D’une manière générale, un collectif qui s’est bien retrouvé au gré du stage d’Evian. Je pense au Maire de Lyon qui nous a accompagnés. Je suis aussi content pour Bernard (Lacombe) parce qu’il a souvent été critiqué comme tous les gens qui prennent des initiatives. Comme il a la haute main sur le plan du conseil, sur les orientations en matière de joueurs et d’entraîneurs, il faut avoir des certitudes et Bernard en a qui font qu’il a quelque chose de plus que les autres. Il s’est beaucoup impliqué quand on a été en difficulté. Il a donné le meilleur de lui-même avec un seul objectif : que l’OL soit gagnant. Maintenant, on a la chance de pouvoir faire un doublé. Ce sera très dur car Paris vient de se sauver. Pour 10 ou 12 joueurs du groupe, il y aura ensuite l’Euro. La fête n’est donc pas terminée.
samedi 10 mai 2008
OL - Nancy J-2
La conférence de presse d'Alain Perrin
A trois jours de la réception de Nancy, on imagine qu’il est plus facile de récupérer des efforts consentis avec, en poche, la qualification pour la finale de la coupe de France. Bien évidemment. D’autant que l’on a réussi à acquérir cette victoire sans aller en prolongations. Toutefois, le groupe est conscient qu’il ne s’agissait que d’une étape, que d’une demi-finale. L’objectif était d’être en finale. On est donc contents d’avoir franchi un cap mais rien n’est gagné ; on doit conclure le championnat et, pour y parvenir, les deux matchs qui viennent vont être décisifs. De toute façon, il ne nous reste désormais plus que des finales jusqu’au terme de la saison.
Avez-vous à l’esprit la perspective d’écrire la plus belle page de l’histoire de l’OL ? C’est le challenge qui nous est offert lors des quinze derniers jours. On va tenter de tenir notre rang. Lorsqu’il parle aux joueurs lors des causeries, le président (Jean-Michel Aulas) leur rappelle la chance qu’ils ont, car ce ne sont pas des choses que l’on peut vivre toutes les saisons. Cela permettrait aux joueurs de marquer l’histoire.
Cette victoire est en tout cas importante pour la confiance et la motivation, en prévision de la suite du championnat... Oui, mais lorsque l’on est à la recherche d’un titre comme nous le sommes aujourd’hui, il est compliqué d’être encore plus motivé. Certains comme Keita et Bodmer peuvent gagner leur premier titre. Pour d’autres jeunes comme Karim (Benzema) ou Hatem (Ben Arfa), ce pourrait être leur premier titre avec un important temps de jeu. Les joueurs ont envie d’aller le chercher. Cela fait dix ou onze mois que l’on travaille pour cela, ce n’est pas maintenant que l’on va lâcher. On doit surtout rester calmes, lucides et sereins afin de bien se préparer.
Bordeaux n’est qu’à deux points derrière vous au classement. Cela vous inquiète-t-il ? On est confiants en nos possibilités. On est toujours maitres de notre destin. Voir Bordeaux à deux points n’est donc pas inquiétant. L’inquiétude réside dans le fait que l’on n’a pas réussi à gagner deux fois de suite à Gerland en championnat ; on reste sur deux contre-performances contre Caen et Rennes, deux contre-performances qu’il faut effacer.
Que pensez-vous de l’équipe de Nancy ? C’est une équipe particulièrement difficile à manœuvrer parce qu’elle est très bien en place, très bien en jambes et maitrise parfaitement le contre. C’est une des équipes qui possèdent le meilleur ratio d’efficacité offensive (nombre de buts/nombres de tirs). Pour gagner, il faudra donc un OL qui soit au meilleur de sa forme au niveau physique, sur le plan de la combativité, mais également au niveau collectif ; les Nancéiens sont très forts dans les duels, il faudra donc trouver des solutions collectivement.
Il vous manque 4 points pour être champions. Y a-t-il une possibilité de vous voir « calculer » ou gérer la fin du championnat ? Bien sûr que non. On a déjà grillé des jokers contre Rennes et Caen. Le mot d’ordre c’est : « gagner à domicile ». Si l’on n’y parvient pas, on fera autre chose. Mais l’objectif est de chercher la victoire immédiatement, on fera les comptes après. On envisage de faire nos matchs « à bloc ». Si on marque à cinq minutes de la fin, on sera contents car, comme on l’a vu hier, il ne faut pas partir à l’abordage.
Qu’est-ce qui est le plus dur à gérer ? La fatigue physique ou la fatigue mentale ? Il n’y a pas trop de fatigue mentale car la victoire face à Sedan l’a effacée et, au contraire, booste le mental et la confiance. C’est surtout sur le plan physique, avec l’arrivée des premières chaleurs, qu’il faut bien récupérer. C'est l’objectif d’ici à samedi.
Juninho a reçu un coup sur le genou hier. Comment se sent-il ? C’est le seul à ne pas être sorti aujourd’hui pour le décrassage. Il est resté aux soins. Il a reçu un coup sur le tendon du genou gauche. C’est particulièrement mal placé. Il est incertain pour samedi.
Parmi les matchs importants de la saison, on peut citer ceux contre Bordeaux ou à Glasgow. Placez-vous celui face à Na
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Dernière mise à jour de cette rubrique le 18/05/2008