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Véhicules originaux et préparations dantesques. la Suisse, c'est l'autre pays de l'exotisme automobile. La Mitsubishi Eclipse de Marc, avec son V6 et son pedigree racé, est une parfaite illustration de ce qui roule chez nos voisins helvètes. Et il faut compter avec une autre passion locale : le tuning.

En pleine vague californienne et de modèles toujours plus exotiques, on en oublierait presque qu’en Europe, un petit pays est un véritable condensé du paysage automobile mondial. Sans industrie automobile, la Suisse, encerclée par trois grandes puissances dans ce domaine (l’Allemagne, la France et l’Italie), n’en demeure pas moins un véritable paradis pour la voiture. Car outre les Ferrari, Porsche ou Lanborghini (pour ne citer qu’elles) qui roulent ici en quasi-liberté, les modèles inconnus dans l’hexagone pullulent sans se soucier de quotas assassins. Résultat : impossible de faire un kilomètre sans croiser une japonaise ou une américaine de choc. Cette tendance au métissage se retrouve dans un tuning sérieusement réglementé mais légal. Dans ce climat propice à tous les excès, Marc s’est dit que seule une importation pourrait lui permettre de se démarquer. Achetée aux USA, sa Mitsubishi Eclipse en a aussi profité pour faire une toilette complète.
Wing West USA au chevet de l'éclipse
 
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Lorsque Marc s’est porté acquéreur de son Eclipse, il n’a rien négligé malgré la difficulté de l’opération. La vague californienne, il a préféré l’aborder de l’intérieur profitant de la naissance américaine de son Coupé. La Mitsubishi est donc restée quelques jours de plus pour subir un lifting en règle, avec une logistique simplifiée par les connaissances de Marc : son métier d’importateur de pièces américaines l’a particulièrement aidé.
Avant de fouler le bitume européen, l’Eclipse a fait un détour chez Wing West USA. Là-bas, l’Eclipse est une vedette au même titre qu’un pick-up ou un 4x4 dont Mitsubishi est spécialiste.
La marque aux diamants en a profité pour écouler son coupé qui n’a pas échappé à une bonne transformation en règle. La ligne musclée, mais qui manque singulièrement de saveur reçoit donc un kit complet Wing West, célèbre pour ses préparations sur base japonaise et notamment Honda. Au rayon musculation, l’Eclipse hérite de spoilers avant et arrière qui complètent la panoplie agressive d’aérations en tous genres. Les bas de caisse ou l’aileron renforcent sa vocation sportive.
Même de l’autre côté de l’Atlantique, Marc a surtout veillé à ce que sa Mitsubishi conserve des restes de discrétion. À une peinture visible à des kilomètres, il a donc préféré un gris agrémenté de décorations bleues qui relève d’autant son tuning léger. Cet exercice se double de modifications quasi imperceptibles, comme les optiques arrière cristal ou les feux de positions APC qui se sont fondus dans un projet subtilement mené.
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Plutôt discrète esthétiquement, l’Eclipse cache bien son jeu malgré un V6 3.0 qui la classe pourtant dans la catégorie des GT à tendance méchante. Cette nippone peu expansive monte en puissance lorsqu’il s’agit de sensations, surtout quand elle hérite d’un traitement complet qui la rapproche plus d’une bête de circuit que d’un indolent coupé. Extérieurement, les ressorts courts Eibach (- 40 mm) frisent l’esthétique Supertourisme. Marc s’est aussi lâché sur ses jantes avec des König Dynamite en 18 pouces.
Sous le capot, la cavalerie s’est débarrassée de normes anti-bruit castratrices en adoptant une sortie d’échappement Magnaflow de 102 mm, une admission directe AEM et un filtre K&N conique. Résultat : le gentil baryton qui chantonnait sous le capot s’est transformé en punk déjanté avec pas moins de 108 Db au micro. Pour mémoire, la norme européenne autorisée se situe autour des 80 Db. Mais au-delà des 40 ch supplémentaires (soit 245) obtenus dans un raffut d’enfer, les chronos de l’Eclipse, ainsi que son comportement plus incisif, agissent directement, le 270 compteur témoignant de la santé du bestiau !
L’ambiance est donc sportive et l’habitacle a su se hisser au niveau. Marc s’est tout simplement débarrassé de sa sellerie, remplacée à l’avant par deux baquets Cobra Daytona munis de harnais OMP. Le petit volant S-Racing X2 et le levier Shift Street renforcent une transformation racing. Quant au contrôleur air/essence, au levier court ou au bouton de démarrage façon rallye, ils respectent la logique d’une Eclipse peu encline à la modération.
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Carrosserie |
Pare-chocs : Wing West Bas de caisse : Wing West Feux arrière type Lexus Becquet : Wing West |
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Habitacle |
Siège arrière retiré Baquet Cobra Daytona Volant : S Racing Tableau de bord peint ton carrosserie Démarreur par bouton |
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Roues |
Jantes König Dynamite en 18 x 8,5 |
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Châssis |
Ressorts courts : Eibach Rabaissement : 40 mm |
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**Gros travail sur une base au prix de vente déjà bien salé. L’œuvre d’Amalio pourrait se quantifier à près de 18 300 € (plus de 120 000 F). |