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Le rôle du syndicat
Un syndicat est un groupement de salariés qui, ensemble et librement, décident de défendre leurs intérets matériels et moraux.
Emploi, salaire, conditions de travail, connaître ses droits et les défendre, ... Autant de questions qui vont influencer directement et tous les jours la vie des salariés.
C'est bien connu, agir collectivement est plus efficace pour améliorer et défendre ses droits plutôt que seul face à l'employeur qui, lui, dispose de toute l'information et de moyens juridiques par le biais de son organisation professionnelle.
Le syndicalisme a acquis une place dans la société, une place qu'on ne peut ignorer, et c'est sur lui que comptent les salariés pour :
Se faire entendre et défendre leurs intérets,
Améliorer leurs conditions de travail.
C'est leur moyen d'expression naturel et un droit...
En effet, tout ce qui se rapporte aux conditions de vie ou de travail des salariés est discuté par le syndicat avec l'employeur.
Comme toute association, en général, le syndicat n'existe que par les adhérents qui le composent.
Se syndiquer, c'est une affaire de solidarité mais aussi de responsabilité personnelle.
Se syndiquer, c'est donner les moyens au syndicat de mener son action, de peser dans les décisions, de donner à chacun une vie meilleure.
Depuis plus d'un siècle, au sein de l'entreprise Casino, bien des évolutions ont marqué son histoire et ses métiers dans la distribution, la logistique et la production.
A partir de Saint-Etienne, dans la Loire, le Groupe Casino, entité juridique et humaine, s'est construit progressivement par développement interne et implantations nouvelles, par acquisitions de Sociétés en France et à l'international.
En France, mais aussi au plan européen, aujourd'hui, le syndicalisme ne saurait ignorer les évolutions de la société et les attentes nouvelles des salariés.
Au sein d'une entreprise, le syndicat doit être très attentif aux évolutions économiques et aux incidences sociales qui les accompagnent.
Ainsi, prenant conscience de ces changements et afin de toujours privilégier les aspects sociaux et humains, l'organisation interne du syndicat FO sait s'adapter aux réalités du terrain.
En 1996, lors de leur Assemblée Générale, les adhérents de FO - CASINO donnent un nouvel élan à leur organisation syndicale d'entreprise. Il est fondé entre tous les salariés (employés, ouvriers, agents de maîtrise, cadres) et tous les gérants mandataires du Groupe Casino, le SNTA - FO Casino : Syndicat National des Travailleurs de l'Alimentation, de la distribution alimentaire et services périphériques.
En plus du renforcement des fonctions administratives, stratégiques et la création de nouveaux services (antenne juridique, mutuelle, ...) les objectifs de cette évolution syndicale sont :
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mieux se structurer afin d'accroître l'efficacité du syndicalisme FO dans les métiers du Groupe Casino, |
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resserrer les liens de solidarité et unir tous les salariés tant sur le plan de l'entreprise et sur le plan national que sur le plan international, |
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renforcer le syndicalisme de proximité par le biais d'une structure régionale et la détermination d'un interlocuteur chargé d'aider au mieux les élus et mandataires dans l'accomplissement des tâches et obligations inhérentes à leur mandat.
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Imaginez ce que serait la condition sociale des salariés sans les garanties apportées par les
Conventions Collectives nationales ou d'entreprise...
L'image de FO, fort justement associée à "indépendance syndicale" l'est aussi par son action "
réformiste".
Cette action est déterminante depuis 50 ans dans la
négociation du contrat social collectif (loi du 11 février 1950 sur les Conventions Collectives) car elle permet d'inscrire dans une Convention ce qui a été obtenu soit par la négociation, soit par la grève.
Chaque étape permettant ainsi une nouvelle base pour la négociation, en vue d'améliorer les dispositions précédentes.
La vision de l'avenir est inscrite dans chaque négociation tout en tenant compte des réalités du présent.
L'action importante de FO au plan national, c'est aussi la
protection sociale collective avec la création :
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des caisses de retraite complémentaires, |
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de l'assurance chômage, |
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de la formation professionnelle |
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des accords de pré-retraites, mensualisation, défense de la Sécurité Sociale, ... |
Depuis 50 ans, le syndicalisme français a connu bien des évolutions qui reflètent les mouvements profonds de la societe française.
La mobilité des situations exige la mobilité des solutions. Le syndicalisme rejette toute démagogie et tout mythe démentis par les évolutions économiques du monde contemporain.
Aux idéologies figées, la démocratie et le syndicalisme FO préfèrent le mouvement des idées dans la liberté.
Le syndicalisme se doit d'être attentif à la situation des salariés, des jeunes, des chômeurs, des retraités, sachant que les besoins des "années 2000" ne sont plus de même nature qu'il y a 50 ans.
Le syndicalisme doit situer constamment ses actions et ses solutions dans une voie novatrice et humaniste.
Ce syndicalisme, c'est celui de FO. Pour concourir plus efficacement à la réalisation des différents objectifs du Syndicat National et aussi pour affirmer ses principes de solidarité, d'indépendance et de démocratie, le
SNTA - FO Casino est affilié à la FGTA - FO = Fédération Générale des travailleurs de l'Agriculture, de l'Alimentation, des Tabacs, des Services Annexes et cotise aux différentes
UD - FO = Unions Départementales, relevant de son implantation géographique.
Lors de la création du SNTA - FO Casino, il a été particulièrement souligné les Valeurs Fondatrices auxquelles se réfèrent le Syndicat National telles que :
Indépendance syndicale, démocratie, liberté, justice sociale, laïcité de la République, défense du service public, droit à l'emploi, solidarité, fraternité, tolérance.
Communiqué du vendredi 3 octobre 2008
7 octobre 2008: Journée mondiale pour le travail décent
Toute personne dans le monde doit avoir un emploi lui permettant de mener une vie digne répondant à ses besoins essentiels. Pourtant, les droits fondamentaux des êtres humains continuent à être violés tous les jours, et la misère demeure un fléau planétaire.
Pour faire du droit au travail décent une réalité, une mobilisation mondiale est indispensable !
La Confédération Syndicale Internationale (CSI), a décidé de faire du 7 octobre 2008 la première journée mondiale pour le travail décent (JMTD). La Confédération Européenne des Syndicats (CES) relaye cet appel en Europe. Les thèmes mis en avant par la CSI dans cette journée sont :
Les droits au travail. Les droits fondamentaux de l’Homme au travail font l’objet de conventions de l’OIT (Organisation Internationale du Travail), reconnues à l’échelle mondiale. De l’interdiction du travail forcé et du travail des enfants, à la liberté syndicale et le droit à la négociation collective, de nombreux droits devraient être garantis partout dans le monde (protection contre les discriminations, droit à un environnement de travail sain et sûr, …). Les droits civiques (liberté, démocratie, …) ou d’autres droits sociaux (accès à des services publics de qualité, …) sont aussi des facteurs de progrès pour lesquels agit le syndicalisme.
La solidarité. Des actions concrètes pour permettre à tous d’avoir les moyens de mener une vie digne sont développées par les organisations syndicales à travers le monde.
L’éradication de la pauvreté et des inégalités. Des millions d’habitants de notre planète vivent dans la misère. La pauvreté s’accroît, même dans les pays développés, et les inégalités prennent des proportions vertigineuses. Rien ne peut justifier l’écart entre les millions d’être humains qui disposent de moins d’un dollar par jour et les revenus mirobolants de certains dirigeants d’entreprises ou les rentes fabuleuses tirées de l’exploitation des ressources de la planète ou de placements financiers. De tous temps, le syndicalisme a combattu les inégalités. Plus que jamais, le problème se pose à l’échelle mondiale.
Les organisations françaises affiliées à la CSI et à la CES (CGT, CFDT, FO, CFTC et UNSA) sont engagées dans cette journée mondiale pour des emplois de qualité, librement choisis, dotés de garanties de protection sociale, de salaires librement négociés assortis de garanties minimales, et de conditions de travail respectant la santé et la dignité des individus.
Elles appellent leurs adhérents à marquer cette journée par un rassemblement à Paris :
Place du Trocadéro, à côté du parvis des Droits de l’Homme, à partir de 17h
GRAND MEETING - CONCERT GRATUIT
avec Les Têtes Raides, Manu Dibango, Idir, et des groupes jazz et pop européens : Wriggles, Baloghs Twins (Budapest) et Copenhague Jazz Trio. Avec la présence des Secrétaires Généraux de la CSI, Guy Ryder, de la CES, John Monks, et des organisations françaises, Bernard Thibault, François Chérèque, Jean-Claude Mailly, Jacques Voisin et Alain Olive, ainsi que des délégations syndicales internationales.
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En se basant sur un retour à l’équilibre des comptes sociaux en 2011 et en confirmant le passage à 41 années de cotisation en 2012 (ce que n’accepte pas Force Ouvrière) la lettre du Premier Ministre sur le financement de la protection sociale collective s’inscrit dans une démarche restrictive pour les assurés sociaux, actifs, chômeurs et retraités. Réduction des droits et compétitivité constituent le fondement de cette logique.
S’agissant de la hausse programmée de la cotisation vieillesse, de la responsabilité gouvernementale, celle-ci doit pour Force Ouvrière, concerner la cotisation patronale sachant que la contribution des employeurs au financement de la protection sociale collective a diminué depuis plusieurs années.
De la même manière, une cotisation patronale maladie est instaurée sur certaines rémunérations dont l’intéressement et la participation. Une telle cotisation doit s’appliquer également à la retraite.
S’agissant de la baisse « corrélative » de la cotisation de l’assurance chômage, Force Ouvrière rappelle que cette décision est du ressort de la négociation et qu’avant d’envisager toute baisse, il faut prioritairement améliorer le système d’indemnisation et garantir la situation des saisonniers fortement pénalisée par la dernière convention d’assurance chômage non signée par Force Ouvrière.
Par ailleurs, Force Ouvrière souligne que les assiettes de cotisation retraite et chômage sont différentes et que la négociation d’assurance chômage aurait dû déjà débuter si le MEDEF avait été en capacité de désigner son négociateur.