Dans le cadre de leur tournée en Europe, girugämesh a visité l'Angleterre pour la première fois. Suite à la distribution de leur album intitulé « Girugamesh » tant au Japon qu'en Europe, c’était une fantastique occasion d’interviewer le groupe et d’écouter leur point de vue sur leur musique, leurs concerts et leur image.
Est ce votre première fois en Angleterre ou étiez vous déjà venus dans le passé pour d’autres raisons? Quel lieu dans Londres avez-vous visité ou aimeriez vous visiter? Avez-vous goûté la cuisine?
Ryo : C’est la première fois que chacun de nous viens en Angleterre et nous n’avons pas encore eu l’opportunité de visiter Londres, mais nous voulons visiter un magasin de nouilles. Nous aimerions aller à Miso, c’est tout proche.
Comment trouvez-vous la tournée pour l'instant?
ShuU : Pour l'instant la tournée a été super, le concert de Munich était vraiment excitant avec tant de personnes venant pour nous voir. Nous étions aussi contents d'apprendre que nos 2 concerts en Allemagne étaient sold out, mais pour ce qui est de la réaction du public à notre performance, le concert de Paris était le meilleur. Nous espérons que cette tournée sera un bon tremplin pour l’avenir.
Quels sont vos avis sur la représentation de la musique japonaise? Estimez vous qu’elle est assez largement répandue en Europe?
Ryo : Selon nous, la musique japonaise est incroyablement entraînante et joyeuse, et nous ne pensons pas qu’elle soit largement disponible, je pense que ça viendra dans un avenir proche.
Vos albums sont disponibles par téléchargement sur iTunes, voyez-vous ceci comme une façon nouvelle et positive de télécharger de la musique ?
Ryo : C’est bon pour nous dans le cadre d’une promotion étant donné que c’est facilement abordable. Nous pensons que si vous aimez vraiment le groupe après une première écoute, vous achèterez le CD.
Avez-vous déjà pensé que vous pourriez être vus simplement comme un « groupe japonais »? Si oui, voudriez vous casser cette image?
Ryo : Pour l'instant nous sentons que nous sommes classés dans une catégorie en tant que groupe de visual kei, mais nous aimerions sortir de ce genre restreint. Finalement nous voudrions être reconnus comme un groupe international, comme KoЯn. Ils sont des States, mais sont reconnus dans le monde entier.
La barrière du langage vous déroute t-elle ou pensez vous que la musique est plus forte que les mots?
Ryo : Je crois que la musique est plus forte que les mots.
Trouvez vous facile de communiquer avec les fans occidentaux? Y a-il des similarités entre les fans japonais et occidentaux?
Ryo : La seule similarité entre les fans japonais et occidentaux est le fait qu’ils soient nos fans, mais nous sentons fortement que les fans européens sont beaucoup plus actifs lors de nos concerts.
Vous êtes venus en Europe pour de nombreuses occasions, avez-vous du changer quelque chose lors de vos concerts pour les fans occidentaux?
Ryo : Nous avons eu exactement la même approche qu’au Japon; nous n’avons jamais eu besoin de changer quoi que ce soit dans les pays étrangers.
Vous avez relativement acquis une grande popularité depuis votre formation, cette situation vous déroute-t-elle, ou l’avez-vous accepté? Qu’est-ce qui vous a aidé à gagner cette popularité selon vous?
Ryo : Ça ne nous a pas dérouté plus que ça, et nous pensons que c’est en premier lieu nos chansons, la qualité de nos paroles. Et en second lieu notre forte volonté qui nous a aidé.
Plus récemment, vous vous êtes attachés aux costumes. Pensez vous que ce style particulier vous ais rendus plus reconnaissables aux yeux du public? Était ce une décision consciente, ou était ce une expérience que vous avez apprécié?
Ryo : Il n’y a aucun autre groupe qui porte des costumes durant leurs concerts, aussi, si vous parlez en particulier d’un « groupe à costumes », ce doit être girugamesh. Nous avons consciemment prit la décision de porter les mêmes costumes et nous nous sentions unis comme un groupe sur scène.
Est-ce que l’acceptation croissante de la culture japonaise par les occidentaux, par exemple la musique, la mode, est une bonne chose à vos yeux? Y a-t-il quelque chose à propos de cela que vous aimeriez rendre différent?
Ryo : Nous sommes heureux que notre culture soit finalement acceptée dans le monde et nous sommes satisfaits de la tournure que prennent les choses en ce moment.
Vous avez joués au J-SHOCK en Allemagne en Juin dernier, pensez vous que les organisateurs avez montrés une représentation variée de ce qu’est le rock lors de cet évènement? Comment était ce de jouer en Europe pour la 1° fois?
Ryo : Nous n’avons pas vraiment sentis que les organisateurs ont montrés une représentation de « rock ». Nous avons plutôt sentis que c’était un évènement inégal, dans la catégorie du « rock japonais », il y avait Antic Cafe qui parait complètement différent de nous. Ils ont une image « pop » par rapport à notre image plus sombre, mais les 3 groupes qui ont joués la bas ont quand même été classés dans la catégorie « rock », donc ce n’était pas exact en général.
Vous jouez à Wacken cette année. Quelles sont vos attentes pour le festival ? Le nombre des personnes présentes à Wacken vous intimide t-il?
Ryo : Nous serons le seul groupe japonais à jouer à Wacken cette année, donc nous aimerions nous représenter en tant que groupe de rock japonais et montrer que nous sommes doués à ce titre. Nous voudrions aussi nous prouver, montrer que nous sommes dignes de la reconnaissance internationale et oui, le nombre de personnes nous a été mentionné.
Votre mini album « Reason of crying » a vu le groupe mûrir sur le plan musical, mais voyez vous ce processus comme naturel, ou était ce plus parce que vous estimiez que c’est ça qui devait succéder?
Ryo : Pour nous c’était simplement un processus naturel.
Il y a surtout des titres en anglais sur votre nouvel album. Pensiez vous que les mots anglais correspondaient mieux à l’ambiance des chansons plutôt que les mots japonais?
Ryo : Nous faisions la chanson et quand les paroles étaient terminées, nous choisissions quelques mots de la chanson, et il s’est avéré qu’ils correspondaient mieux que le japonais.
Votre album « Girugamesh » possède une atmosphère de métal plus lourde et distinctive: comment l’inspiration vers cette progression est elle arrivée, ou était ce simplement un développement naturel?
Ryo : Suite à nos tournées de l’année précédente, nous avons pensé qu’il y avait quelque chose qui manquait dans nos chansons, particulièrement après être allé à l’étranger. Donc nous avons voulu rendre nos chansons un peu plus hard avec une « limite », et nous avons gardé cet objectif en tête.
Vous avez collaborés avec Tatsuro et Mi-ya de MUCC pour la chanson « patchwork », comment en êtes vous arrivés à cette collaboration et comment était ce de travailler avec eux?
Ryo : MUCC et nous sommes sous le même label et Mi-ya était actuellement notre producteur pour l’album. Il a toujours prit soin de nous et ,couplée avec cette expérience, voila comment notre collaboration s’est mise en place. Le processus était difficile, mais agréable pour nous tous.
Satoshi, vos paroles parlent souvent de sujets tabous comme la guerre et la haine. Autour de quoi votre inspiration tournait elle principalement cette fois?
Satoshi : J’ai écris les paroles pendant nos tournées et mes principales inspirations sont les situations et les rapports humains autours de moi.
Ryo, vous avez composé une vaste majorité de musiques pour cet album. Quelles sont vos principales inspirations pour composer et comment vous y prenez vous?
Ryo : Je n’ai pas vraiment une forme d’inspiration. J’ai tendance à m’asseoir à la maison en jouant du piano, de la guitare ou en programmant quelques partitions de batterie, et parfois l’inspiration me frappe.
Votre album a gardé une longueur relativement courte, est-ce pour avoir un impact plus fort?
Ryo : Oui. Nous voulions garder les chansons courtes et simples et, pour moi, avec des chansons rapides et lourdes qui durent 5 ou 6 minutes, je m’ennuie. J’ai voulu faire des chansons plus courtes et plus efficaces.
Vous avez mentionnés lors de précédentes interviews que vous vous inspiriez de groupes occidentaux comme Limp Bizkit, Slipknot ou System of a Down. Qui a-t-il chez ces artistes de si spécial pour vous?
Ryo : Nous admirons ces groupes en particulier parce qu’ils sont heavy et qu’ils utilisent downtuning.
Nii, qu’est-ce qui vous a inspiré pour devenir guitariste et qui en particulier a été votre préféré tout au long de ces années?
Nii : Les guitaristes sont juste cool. J’aime Wes Borland de Limp Bizkit.
ShuU : Quel équipement préférez vous quand vous jouez avec le groupe?
ShuU : Un équipement sur est particulièrement important pour moi, comme je lance parfois ma basse dans le public. J’estime aussi que ce type d’équipement devrait être rendu disponible dans tous les magasins à travers le monde.
Pour cet album, avez-vous découvert de nouveaux artistes qui vous ont inspirés?
Ryo: Pour cet album, nous n’avons trouvé aucun artistes qui nous a inspiré.
Quelles sont vos ambitions pour vos prochaines sorties?
Ryo : Nous sommes en plein enregistrement en ce moment, nous n’avons rien de particulier en tête pour le moment.
Pour finir, avez-vous un message pour vos fans?
Ryo : Nous allons enregistrer un autre grand album, aussi, soutenez nous s’il vous plait.
JAME aimerait remercier girugamesh et Gan-Shin pour nous avons donné l’opportunité de réaliser cette interview.