UDAF 25 – 03/04/07

Mme FLEUNET

 

 

ASE

 

 

A l’aide sociale à l’enfance : 17 éducateurs spécialisés, et cinq psychologues. 140 assistantes familiales sur Besançon et sa couronne.

 

 

À la base, c’est de l’accueil d’urgence.

 

 

Aujourd’hui, on doit faire un projet individualisé, et des synthèses pour affirmer ce projet. La base du travail est la parole. Il faut être en capacité de parler à l’enfant, de ce qui se passe pour lui, la séparation de ses parents, la décision du juge, les raisons pour lesquelles il se retrouve là… Il faut lui expliquer les choses, passées et à venir. Maintenir le lien avec les parents, malgré la séparation et le placement. L’aide sociale à l’enfance est le fil rouge : le placement peut durer très peu de temps comme très longtemps.

 

 

Quelle place cet enfant avait au sein de sa famille, quelle est son identité, sexuelle, personnelle, comment il établit des relations avec les autres, quels liens avec ses parents ? La dimension affective est à repérer et à travailler.

 

 

Repérage dans la vie sociale : est-il bien intégré, et ses parents ? Leurs relations dans le voisinage, le travail. Quel est son rapport à la règle, à la loi (les adolescents qui reçoivent ont de plus en plus de difficultés à se situer par rapport à la loi/règle : ils ne sont accrochés à rien). Il

 

 

Adaptations et attitudes sociales : loisirs, attention portée aux autres, culture (éveillés ou pas ?), la curiosité et l’appétence intellectuelle (langage peu construit, peu curieux…). Sa capacité de se concentrer sur une activité, son accès au jeu et à son imagination : tout un travail d’élaboration sur les capacités de l’enfant.

 

 

Aussi : a-t-il conscience de son corps (sexualité par exemple), comment il fait avec ça (surtout s’il y a eu abus sexuels) : l’enfant n’est pas à sa place d’enfant, pas d’identité respectée par les parents. Absence d’écoute, le refus de répondre aux questions, froideur, absence de marques d’affection et d’attachement (toutes ces catégories ont été élaborées par deux chercheurs).

 

 

Conception : encouragement à la délinquance, à l’agression de pairs, initiation à la prostitution, drogue, alcool… : critères de maltraitance psychologique.

 

 

Le travail des éducateurs spécialisés vient entrer en interférence avec nos affects : avoir la bonne distance, c’est compliqué. Il faut savoir prendre du recul : ne pas mélanger ce qui nous appartient et ce qui touche l’enfant. Face à la violence, à la souffrance, on peut être trop empathique ou trop impliqué,  ou au contraire, on peut être trop loin. Il ne faut pas s’empêcher d’éprouver des affects et éviter toute résonance, c’est impossible. Il faut faire avec. L’implication de l’intervenant est importante. À tel point que, parfois, les éducateurs deviennent eux-mêmes maltraitants.

 

 

Evaluation protection de l’enfance de Francis ALFOLDI aux éditions DUNOD (burn out et la maltraitance des éducateurs)

 

 

Comment arriver à mobiliser les compétences parentales pour travailler avec eux (même s’ils sont violents) : il faut trouver en eux ce qu’il y a de plus pour pouvoir faire un lien, et construire, car l’enfant demande ses parents, car c’est sa famille, sa référence. Il faut s’appuyer sur les compétences de la famille, et ça c’est pas toujours facile, car on peut éprouver de la colère quand l’enfant a été maltraité. On essaye de les remettre dans une place. C’est important pour les enfants de ressentir qu’il y a une reconnaissance de leurs parents.

 

 

Dès le départ, on fait, à l’aide sociale à l’enfance, un projet individualisé pour l’enfant, on pose des hypothèses de travail pour avoir une base et avancer (il y a une synthèse d’admission, où viennent les partenaires qui connaissent déjà la famille, et l’aide sociale à l’enfance).

 

 

Le génograme est un outil qui visualise la situation familiale : ça permet de situer l’enfant dans sa famille, sa fratrie… Il est fait avec la famille et parfois en présence de l’enfant pour qu’il repère sa place dans la famille.

 

 

C’est une représentation graphique de l’espace familial. Ça permet aux enfants de mieux comprendre leur histoire familiale, qui influence beaucoup ce qu’ils sont, qui ils sont.

 

 

Souvent, les enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance sont un peu perdus quant à leur famille et sa composition. Le génograme permet de noter, remarquer des maladies (alcoolisme). On essaye de notifier l’abandon, la violence, les placements, les fausses couches… C’est un outil très important dans le travail des éducateurs spécialisés de l’aide sociale à l’enfance.

 

 

 

 

Environnement

 

 

Vie sociale

 

 

Vie affective

 

 

Vie quotidienne

 

 

Vie scolaire/ professionnelle

 

 

Perception des risques/dangers

 

 

 Rapport à la règle sociale

 

 

Rapport à la vie familiale

 

 

S’organiser

 

 

Capacité à s’organiser

 

 

Elargissement de son environnement

 

 

Rapport aux éducateurs spécialisés

 

 

Affirmation de soi

 

 

Réaction face à l’imprévu

 

 

Curiosité intellectuelle

 

 

Comment il se déplace

 

 

Rapport aux autres jeunes

 

 

Diversification de la vie affective

 

 

Rapport au corps et à l’hygiène

 

 

Relations qu’il a aux difficultés

 

 

Comment il communique

 

 

Intérêt porté à la vie sociale

 

 

Expression des émotions

 

 

Gestion du temps libre

 

 

Evaluation des capacités et des limites

 

 

Comment il fait ses choix

 

 

 

 

Vie sexuelle de l’enfant

 

 

Gestion de l’argent

 

 

motivation

 

 

 

 

Ce tableau aide aussi à construire le projet individualisé avec le jeune, on sait quelle faiblesse il faut compenser.

 

 

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Dernière mise à jour de cette rubrique le 21/04/2008

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