Chuck Berry

Chuck Berry

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Une des figures les plus importantes et légendaires du rock'n'roll. Né à St Louis, dans le Missouri le 18 octobre 1931, il apprend la guitare très jeune, mais est stoppé net quand un vol l'expédie pendant 3 ans dans un centre de redressement. À sa sortie, en 47, il retourne au pays et travaille à la General Motors, puis commence à s'intéresser à la musique, en partie pour le faire vivre, lui et sa famille. En 1955, il rencontre Muddy Waters à Chicago. Waters est très impressionné par son jeu de guitare et il recommande Berry à Léonard Chess, patron de Chess Records.

Berry signe un contrat et enregistre ses premiers morceaux, "Maybellene" et "Wee Wee hours". "Maybellene" sort en face A d'un simple après que Alan Freed - coresponsable de la chanson - ait suggéré des arrangements; avec tout l'appui que peut obtenir Alan Freed des radios, le disque rentre vite dans le top 10 US.

Pendant les 10 années qui allaient suivre, Berry enregistra un flot de disques incomparables et toujours caractéristiques de son style tels que "Roll over Beethoven", "Johnny B. Good", "Sweet little sixteen" et "Brown eyed handsome man". Quelques unes de ses meilleures compositions comme "Memphis Tennessee" ne sortiront pourtant pas à l'époque comme simples.

Ses sources étaient celles du rock'n'roll même - un mélange de R'n'B et de C&W (qu'il écoutait chez lui à St Louis), bien qu'il se soit également intéressé de très près (habitant alors Chicago) au Blues. Par contraste avec les premiers rockers, il se concentrait sur la clarté de sa diction, de telle sorte que ses textes spirituels et souvent acerbes soient clairement compris.

Il tourne à cette époque dans 4 films : "Rock Rock Rock"; "Mr Rock'n'Roll"; "Go Johnny Go"; "Jazz On A Summer's Day", le dernier étant un film sur le festival de jazz de Newport en 1959 où on voit Berry interpréter "Sweet little sixteen" et faire une démonstration de son fameux (pas de canard), il est l'un des très rares chanteurs noirs à avoir un public composé en grande partie d'adolescents blancs et sa popularité est immense.

Mais Berry est aussi mal vu aux yeux de l'industrie musicale US, peut-être parce que plus que quiconque, il personnifie l'esprit de rébellion inhérent au rock, peut-être uniquement du fait qu'il était riche, avait du succès et la peau noire. En 1959, des démêlés avec la justice, après 2 ans de procès, l'envoient en prison pour 2 années; à sa sortie, le rock avait évolué au désavantage possible de Chuck : les Beatles et les Stones redonnent au rock la force et la vitalité qui lui faisaient défaut à la fin des années 50, en puisant dans le répertoire de Berry : "Roll over Beethoven" est ainsi un des quelques morceaux enregistrés, mais non composés par les Beatles à rapporter des millions et les Stones qui, jusqu'à ce jour, ont enregistré plus de 12 de ses chansons, ont fait de "Come on" leur premier simple à succès. Les Beach Boys ont copiés leur "Surfin'USA" sur "Sweet little Sixteen".


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Après le succès de "Memphis Tennessee", en 64, c'est à nouveau une série de succès pour Berry: "Nadine", "With no particular place to go", "You never can tell". Bien que ses 45 tours suivants aillent par la suite en décroissant, sa popularité en concert reste la même et Chuck continuera à donner beaucoup de galas dans les années 60. On lui reproche à cet égard de venir seul aux concerts, dans ses tournées et de ramasser ses musiciens sur place, comme on lui reprochera son sale caractère et que souvent ses disques reproduisent pratiquement les mêmes morceaux. Il est possible que son expérience de la justice US l'ait aigri. Il est certain qu'à son retour de prison, Chuck en est sorti comme un homme amer et perspicace.

En 1966, il signe un contrat lucratif avec Mercury, mais retourne chez Chess en 69, et enregistre les LPs "Back Home" et "San Francisco Dues" que certains considèrent comme les meilleurs jusqu'à ce jour. Il bénéficie aussi du et participe à certains des concerts organisés par Richard Nader, on le voit ainsi apparaître dans le film "Let The Good Times Roll".

En 1972, il enregistre en Angleterre les "London Sessions" et obtient assez curieusement son premier No 1 des 2 côtés de l'Atlantique avec une petite chanson licencieuse qu'il traîne depuis ses débuts avec lui : "My Ding-A-Ling".

Berry est maintenant un homme riche qui vit dans le confort. Malgré les formes parfois douteuses que prend son professionalisme endurci, il n'y a aucun doute que sa contribution au rock est unique; même les dernières années de la décade 70, ses vieilles chansons continuent de fournir des succès : ainsi Elvis avec "Promised Land", ELO avec "Roll Over Beethoven". Les disques Golden Decade vol. I & II offrent les pièces maîtresses de son oeuvre. Les autres disques mentionnés ci-dessous sont les albums qu'il a enregistrés après être revenu chez Chess Records.

Chuck Berry fait un nouveau séjour en prison en 1979, temps qu'il met à profit pour rédiger son autobiographie et donner un ou deux concerts pour ses compagnons de captivité.


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Ses disques :

Golden Decade
Golden Decade Vol. II
Golden Decade Vol. III
Back Home
San Francisco Dues
London Sessions
Bio
St Louis to Frisco to Memphis
Chuck Berry 75

Dernière mise à jour de cette rubrique le 26/12/2006

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