Dynastie

Dynastie de la LNH[modifier]

Cette équipe a remporté vingt-quatre Coupes Stanley, un record de la LNH. Elle détient aussi le record inégalé de cinq Coupes Stanley consécutives[3], de 1956 à 1960, exploit qu'elle a failli répéter de 1976 à 1979 alors qu'elle remporta quatre championnats d'affilée, ce moindre record étant plus tard égalé par une seule autre équipe, les Islanders de New York entre 1980 et 1983. Il s'agit donc de l'équipe la plus renommée de toute la LNH, sous plusieurs aspects. Statistiques à l'appui, le Canadien arrive bon premier du côté des assistances totales, et ce depuis 1996 (hormis une saison où le Canadien termine deuxième derrière les Red Wings de Détroit), l'année de l'inauguration du Centre Molson, qui est devenu le Centre Bell, le plus grand aréna de hockey en Amérique du Nord.

Genèse du Club de Hockey Canadien[modifier]

Contexte précurseur[modifier]

Logo de l'édition 1910-1911.
Logo de l'édition 1910-1911.

À l'époque de la naissance du hockey, les étudiants canadiens français commencèrent à pratiquer le hockey, en compagnie des Irlandais qui partageaient les mêmes établissements scolaires catholiques de Montréal. Toutefois, ce fut un début difficile, les francophones étant peu ou pas acceptés par les dirigeants d'équipes et de ligues exclusivement anglophones. Les liens entre Irlandais et Canadiens français étaient cependant demeurés forts, et jouèrent un rôle déterminant dans l'acceptation des francophones au sein des ligues montréalaises. Leur équipe, les Shamrocks de Montréal, a toujours milité en faveur d'une équipe canadienne française dans les rangs du hockey sénior. En 1884, un groupe d'hommes d'affaires francophones fondait l'Association Athlétique d'amateurs Nationale, par la suite plus simplement appelée le National : une équipe exclusivement composée de joueurs francophones. Ce n'est qu'à partir de 1905 que les autres équipes commencèrent à accepter les francophones au sein de leurs organisations.

Naissance du CH et genèse de la LNH[modifier]

En 1909, la principale ligue de hockey venait de devenir la Canadian Hockey Association (CHA), suite à la dissolution de l'ECHA (Eastern Canada Hockey Association). Sa situation était cependant nébuleuse : dans la même réunion du CHA où l'on a réadmis le National au sein de la ligue, les Wanderers en ont été expulsés, leur propriétaire voulant que tous les matches se jouent à l'aréna Jubilée (qu'il possédait aussi). D'autre part, une équipe de Renfrew voulait se joindre à la ligue durant cette année, mais elle a été refusée.

Naissance du CH — Les représentants des deux équipes laissées de côté par la CHA, le Renfrew et les Wanderers, se sont alors rencontrés à l'Hôtel Windsor de Montréal afin de former une nouvelle ligue : la National Hockey Association (NHA), précurseure de la Ligue nationale de hockey (LNH). Ironiquement, cette réunion se tenait dans la chambre voisine de celle où avait lieu la réunion de la CHA.

Logo porté de 1913 à 1917.
Logo porté de 1913 à 1917.

C'est à ce moment qu'une nouvelle ère dans l'histoire du hockey commença, en corrélation avec l'influence du Canada français sur ce sport. Durant cette réunion, le Renfrew était représenté par John Ambrose O'Brien, homme riche et ambitieux possédant aussi une autre ligue dans le nord de l'Ontario. Afin d'attirer des spectateurs à l'aréna Jubilée, les Wanderers ont proposé une nouvelle équipe francophone, qui devait se nommer les Canadiens, et avancèrent le nom de Jean-Baptiste Laviolette pour que ce dernier la mette sur pied. Celui-ci pouvait compter dès lors sur l'aide financière d'O'Brien afin de bâtir sa nouvelle équipe et d'être en mesure de disputer au National les meilleurs joueurs francophones du Québec; cette guerre de contrats dura un an, puis se termina finalement par une fusion du National au sein du Canadien, le 15 janvier1910. Au début de l'équipe, les journaux francophones croyaient qu'O'Brien avait fait cet investissements dans le seul but de faire un coup de marketing ou pour faire de l'argent et nul ne se doutait des futurs succès du Canadien.

Une assise définitive — Depuis qu'il avait acquis les Canadiens, O'Brien maintenait qu'il voulait que l'équipe soit cédée à un entrepreneur francophone aussitôt que cela serait possible. Cependant, à l'été 1910, le Club athlétique Canadien poursuivait O'Brien en justice à propos de l'utilisation du nom. Dans un règlement hors cour, le club fit l'acquisition de l'équipe, qu'il posséda jusqu'en 1921, année où elle fut vendue suite au décès de son gérant George Kennedy. L'équipe sera achetée par Léo Dandurand, Louis Létourneau et Joseph Cattarinich et elle sera revendue en 1935. Ce trio fera la conception de l'actuel logo en 1926 et du chandail rouge qui comporte la barre horizontale bleue.


Contes et légendes : le CH mythique[modifier]

Les Flying Frenchmen sur le chemin de la gloire[modifier]

Logo utilisé de 1926 à 1953.
Logo utilisé de 1926 à 1953.

À l'origine, ce club était majoritairement composé de Canadiens français, chose visée lors de sa genèse, d'où son nom de Canadiens de Montréal. En effet, ce sont les francophones qui étaient alors étiquetés comme Canadiens, une allégeance coloniale à la couronne Britannique étant encore très forte du côté anglophone. C'est aussi pour cette raison que les couleurs officielles du club sont le bleu-blanc-rouge : le « Tricolore », symbole rappelant aux supporteurs francophones la filiation de l'équipe avec les origines françaises du peuple « canadien ». Le but : créer un nouveau club de hockey pouvant rivaliser avec les Wanderers de Montréal du quartier McGill College, bastion anglophone de l'époque (ce qui n'est plus le cas de nos jours)... Bien entendu, plusieurs joueurs anglophones marquèrent la gloire de cette équipe à ses débuts (ainsi que les débuts de la LNH), notamment Howie Morenz et Joe Malone, autant que plus tard avec les Frank et Pete Mahovlich, Steve Shutt, Ken Dryden, Larry Robinson, Dickie "Digger" Moore, Doug Harvey, Bob Gainey, Toe Blake, Elmer Lach, l'entraîneur Scotty Bowman, pour ne nommer que les plus connus.

Les grandes équipes du Club de Hockey Canadien de Montréal, virent ses hordes de francophones dominer les autres équipes par leur vitesse et leur habileté. Rappelons que le hockey sur glace représentait alors l'une des rares portes offertes aux Canadiens français de l'époque, leur permettant de s'affranchir d'un statut de citoyen de seconde classe qui leur était attribué; de s'affirmer jusqu’à la limite de l'émancipation sociale, et ce en se dirigeant vers la Révolution tranquille qui marqua le début des années 1960. Bref, c'est ainsi que naquirent les légendaires et mythiquesFlying Frenchmen (français volants) du CH, des « conquérants » longtemps redoutés à travers la LNH jusqu'au jour où le privilège bien avantageux d'obtenir le premier choix québécois à chaque début de saison fut retiré au CH dans les années 1970. Sous l'inspiration du fougueux Maurice the Rocket (la fusée) Richard, puis plus tard celle des autres Flying Frenchmen menés par Jean La Classe Béliveau (dit aussi Le Gros Bill), Yvan Cournoyer, le Démon BlondGuy Lafleur et le Big Three, la plus célèbre dynastie du hockey fit sa place parmi les moments mémorables du sport moderne.

La Coupe Stanley veut Montréal[modifier]

En 1947, après le 5e match, la série finale entre le Canadien et les Maple Leafs de Toronto se transporte à Toronto avec les Leafs en avant 3-2. Malheureusement pour eux, la Coupe Stanley fut oubliée à Montréal, et les Leafs ont été privé de cette dernière pour célébrer leur triomphe après leur victoire dans le 6e match. Le célèbre trophée annonçait ses couleurs pour les décennies à venir...

Maurice Richard, la fierté d'un peuple[modifier]

Maurice Richard[4], aussi appelé The Rocket ou Monsieur Hockey, fut l'un des joueurs les plus marquants du hockey. Aux États-Unis, on parle de lui comme étant le Babe Ruth de son sport. Il fut adulé dans toutes les villes de hockey nord-américaines, grâce à sa vision unique du jeu et son talent surprenant, seule sa présence suffisait à remplir les amphithéâtres : à New York au Madison Square Garden, le gros Earl Seibert s'accroche à ses épaules afin de le ralentir et éventuellement le faire tomber, mais le Rocket réussi néanmoins à le traîner ainsi jusqu'au but de Harry Lumley, en maniant son bâton (et la rondelle) d'une seule main, pour finalement terminer cette chevauchée par un but[5]; son fameux combat contre le rude Bob Dill; son but marqué en se traînant sur les genoux contre le gardien Emile Francis des Blackhawks de Chicago alors qu'il tirait deux défenseurs adverses accrochés à lui depuis la ligne bleue[6]; ses huit points obtenus dans un match après avoir passé une journée éreintante à déménager des meubles[7], établissant un nouveau record de LNH pour le plus grand nombre de points en un match (huit : cinq buts et trois passes); sa résurrection suite à une commotion cérébrale subie lors d'un match qui lui permit à la toute fin de marquer le but donnant la victoire de la série demi-finale contre les Bruins de Boston[8]... Il fut le tout premier joueur à marquer cinquante buts en cinquante matches, d'où le fait que le trophée remis au meilleur buteur de la LNH durant la saison porte son nom. Aux côtés de ses coéquipiers Elmer Lach et Toe Blake, il était le pilier de la glorieuse Punch Line, la plus célèbre et spectaculaire ligne d'attaque de la LNH. Vedette populaire de la Grande Noirceur[9] et victime de son époque, il devient malgré lui porte-étendard de l'émancipation des Québécois. À travers ses actes qualifiés d'héroïques, Maurice Richard a su influencer les Canadiens français de l'époque en leur fournissant une source d'inspiration leur permettant d'envisager une dignité nouvelle que le climat social de jadis leur refusait.

L'émeute, premier pas vers la Révolution tranquille — Le 5 mars1955, le président de la ligue, Clarence Campbell, impose à Richard une suspension qui l'empêcha de participer aux séries éliminatoires. Deux jours plus tard, Campbell se présente au Forum de Montréal pour assister à un match du Tricolore. S'éveille alors une rumeur grandissante dans tout le Forum : la foule ne pardonnait pas à Campbell d'avoir puni si sévèrement son idole et considérait sa présence au match (annoncée sur un ton de défi) telle une arrogance élitiste. L'étincelle mit le feu aux poudres : une bombe lacrymogène fut alors lancée en sa direction, forçant les policiers à faire évacuer le Forum[10]. Par la suite, des gens saisirent cette occasion pour renverser et brûler des voitures, fracasser les vitrines des commerces, et piller cette « zone de l'exploiteur » que représentait l'ouest de la rue Sainte-Catherine à leurs yeux. Montréal n'avait pas vécu de telles scènes depuis les manifestations contre la conscription. Dès lors confronté aux excès populaires que le contexte social provoquait, le peuple s'éveilla et se mit en marche vers la Révolution tranquille après qu'un groupe d'artistes, Les Automatistes[11], eut mis la table à l'aide d'un manifeste intitulé Refus global[12], dont Maurice Richard était l'un des éléments déclencheurs. Bien malgré lui, et lors d'une soirée de hockey, dans un amphithéâtre de sport, Maurice Richard lance un appel au calme à la radio[13].


Jacques Plante : le gardien masqué[modifier]

Jacques Plante et son fameux masque
Jacques Plante et son fameux masque

Outre la manière innovatrice de jouer au hockey, la plus spectaculaire des innovations du CH pourrait être le port du masque protecteur rigide pour gardien de but, mis de l'avant par le cerbère Jacques Plante à la fin des années 1950, années où le CH gagna cinq Coupes Stanley consécutives (durant les dernières années de Maurice Richard).

Jacques Plante étendu, suite à l'accident qui le poussa à porter un masque
Jacques Plante étendu, suite à l'accident qui le poussa à porter un masque

New York, Madison Square Garden, le 1er novembre1959. Un tir foudroyant du joueur de centre Andy Bathgate fracture le nez de Jacques Plante. Heureusement, aux portes de la pause entre deux périodes du jeu, ce dernier peut retourner au vestiaire et s'y fait poser de nombreux points de suture afin de refermer la plaie ouverte. À cette époque, les gardiens de but ne portaient pas encore de masque protecteur car on croyait que ceux-ci nuiraient à leur vision. Seul Plante l'utilisait durant les séances d'entraînement. À sa sortie de la clinique, Plante interpella son entraîneur, Toe Blake, et lui mentionna qu’il reviendrait dans la joute sous condition d’utiliser son masque (à l’époque chaque équipe ne possédait qu’un seul gardien de but régulier). Alors Toe, qui ne voulait rien entendre depuis près de quatre saisons, n’eut d’autre choix que d’accepter sa demande. Le Canadien est revenu de l’arrière pour remporter la joute ainsi que les onze rencontres suivantes, pour finalement remporter la Coupe Stanley au terme de la saison. Par la suite, plus jamais on a demandé à Plante d’enlever son masque, les adversaire en étant d'ailleurs intimidés. Une légende était née...


Boom Boom et le lancer-frappé[modifier]

Si Jacques Plante est reconnu comme l'instigateur du masque pour gardien de but, tous reconnaissent que c'est Bernard Geoffrion qui a inventé le lancer-frappé (Slapshot)[14]. Effectivement, lors d'un match où Geoffrion était frustré de rater la cible avec des lancers du poignet et des lancers du revers, il se met à frapper la rondelle comme si c'était une balle de golf. Le résultat fut que la rondelle fusa vers le filet pour finalement marquer un but, ce qui médusa tous les spectateurs présents au match! Une nouvelle manière foudroyante de lancer une rondelle de hockey venait de naître. Alors que Geoffrion pratiquait ses lancers pendant un entraînement au Forum, un journaliste du journal The Gazette nommé Charlie Moore épiait ses gestes. Après avoir entendu le son des lancers frappés de Geoffrion, un son lorsqu'après l'élan arrière, le bâton frappe la glace au contact de la rondelle (un premier "Boom"), puis un autre lorsque la rondelle percute la bande de bois en bout de parcours (un second "Boom"), Moore lui colla dès lors le sobriquet de « Boom Boom Geoffrion », qui devint plus tard Le Boomer.


Le Forum de Montréal, Temple du Hockey[modifier]

Le Forum de Montréal fût construit en 1924 pour les Maroons de Montréal, l'équipe anglophone de la ville. Vers la fin des années trente, les Maroons quittent la scène montréalaise et le Forum devient le domicile des Canadiens, l'équipe francophone de Montréal. Les Canadiens gagneront vingt-deux de leurs vingt-quatre Coupes Stanley dans ce prestigieux aréna. Le Forum verra évoluer les Howie Morenz, Aurel Joliat, Toe Blake, Maurice Richard, Jacques Plante, Bernard Geoffrion, Ken Dryden et plusieurs autres. Le fameux édifice ferma ses portes le 11 mars1996 après une victoire des Canadiens sur les Stars de Dallas. Il est aujourd'hui converti en centre commercial comportant plusieurs salles de cinéma et s'appelle désormais le Forum Pepsi.

Les Super Séries de 1975[modifier]

L'inoubliable 31 décembre 1975[15] : le CSKA Moscou contre le Canadien de Montréal. Le rouge-bleu-blanc contre le bleu-blanc-rouge, les deux meilleurs clubs de hockey au monde à cette époque[16]. Envisagé par plusieurs comme du plus grand duel de l'histoire du hockey, ce fut un match d'anthologie dont on se souvient encore plusieurs décennies plus tard. Le hockey à son meilleur, tout en finesse et rapidité, viril mais sans animosité comme ce fut le cas lors des rencontres précédentes entre les autres équipes de la LNH et les Soviétiques (particulièrement aux États-Unis). Trois jours plus tôt, le club de l'Armée rouge a aisément vaincu les Rangers de New York 7 à 3. En pleine Guerre froide, le match revêt dès lors un certain caractère politique : pour les joueurs des deux meilleures équipes au monde, il est impératif de gagner[17], et à talent brut contre talent brut, tous se préparaient à vivre une grande soirée de hockey[18]. Ce qui est considéré comme l'un des plus beaux matches de l'histoire n'a pas fait de vainqueur (une nulle de 3 à 3), mais continue d'alimenter les discussions dans les salons et les bars trente ans plus tard. Yvan Cournoyer et Vladislav Tretiak, auteur de trente-cinq arrêts, furent choisis joueur par excellence de leur camp respectif. Aux yeux de l'entraîneur Viktor Tikhonov, Bob Gainey est cependant le joueur le plus complet au monde. Déjà couronnée championne en 1971 et 1973, en cette veille du Jour de l'An, Montréal s'apprêtait à vivre une séquence de quatre conquêtes consécutives de la Coupe Stanley, un exploit que seule son équipe a pu accomplir par le passé[19].


René Lecavalier et Dick Irvin : les voix du CH[modifier]

Alors que le hockey était présenté seulement à la radio, le poste télévisé francophone de Radio-Canada présente le premier match télévisé de l'histoire du hockey au Canada. Au Forum, à partir de 1952 jusqu’à sa retraite en 1982, c'est René Lecavalier qui commente les matches du Canadien pour Radio-Canada[20]. C'est Lecavalier qui francisa le hockey en développant, en français, des mots propres au hockey (hors-jeu, mise en échec, etc.).

Chez la CBC, la version anglaise de Radio-Canada, c'est Dick Irvin qui couvre les matches du Canadien avec l'émission « Hockey Night in Canada »[21]. En fait, Irvin a voyagé avec le Canadien durant plus de trente ans en tant que leur commentateur radio et a couvert près de 3000 matches à la télévision et à la radio.

Avec l'avènement du hockey télévisé, de plus en plus de personnes peuvent savoir à quoi ressemble un match de hockey professionnel puisqu'ils peuvent regarder le hockey sur glace à la télévision, ce qui provoque la faillite de certaines équipes amateures des régions pour lesquelles l'assistance baisse de manière fulgurante.

Le Démon Blond Guy Lafleur[modifier]

Guy Lafleur est le tout premier joueur de la LNH à marquer plus de cinquante buts en une saison durant six années consécutives. Il fut le pilier de l'équipe de Montréal qui remporta quatre Coupes Stanley d'affilée entre 1975-1976 et 1978-1979. Outre ses nombreux jeux dignes d'anthologie, il fit les manchettes avec Mireille Mathieu, sa chanteuse préférée (Mme Mathieu semblait apprécier ce sport rapide et viril) : cette dernière, assistant à un match au Forum de Montréal et ne pouvant plus se contenir, vint presque à enjamber la bande afin de donner un bisou à cet athlète qu'elle admirait tout autant... Guy Lafleur marqua trois buts ce soir là, un tour du chapeau en toute révérence de gentleman.

On a volé la Coupe Stanley : le Démon Blond démarre une nouvelle tradition. Durant la saison de1979, tout de suite après la parade dans les rues de Montréal célébrant la victoire de la Coupe Stanley, Lafleur prit cette dernière et parti en voiture sans avertir le responsable officiel. Lafleur se présenta à la maison de ses parents à Thurso, et plaça la coupe sur le parterre à l'avant de la maison où tous les gens pouvaient venir se faire photographier en sa compagnie. Guy Lafleur rendit la Coupe Stanley plus tard ce soir là, et reçu un avertissement de la part de la ligue lui ordonnant de ne plus recommencer. Dès ce jour, chaque joueur et membre de l'organisation de l'équipe gagnante a le droit de disposer de la Coupe Stanley à sa guise durant deux jours, dont la présenter à son village, sa ville natale, son lieu de résidence. Elle fut déjà transportée aux plus hautes cimes des montagnes rocheuses canadiennes par un joueur et visita plusieurs contrées d'Europe de l'Est.


Le CH, terreau pour gardiens de but[modifier]

Le Canadien a souvent su profiter d'un excellent entraîneur pour gardiens de but, tel Roland Melanson. Ainsi pourvu d'un tel atout, le Canadien de Montréal a toujours pu compter sur un solide gardien de but pouvant le mener loin durant la saison régulière mais surtout dans les séries éliminatoires, lorsque chaque match est excessivement important pour accéder à la ronde suivante. De plus, les bons gardiens du Tricolore lui ont souvent permis de «sauver les meubles» lorsque les parties commencaient à mal tourner pour l'équipe, puisque le gardien de but est souvent le joueur qui peut faire la différence pour sceller l'issue d'un match.


Les 100 ans de l'organisation[modifier]

Les Canadiens de Montréal ont dévoilé le logo de leur centenaire, qui sera célébré en 2008-2009.
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Dernière mise à jour de cette rubrique le 13/03/2008