
Depuis l’été 2006, existe au large du Portugal la première centrale houlomotrice, au doux nom de Pelamis et d’origine écossaise. L’énergie houlomotrice, comme son nom le suggère, vient du mouvement des vagues. Sorte de serpent de mer, il s’agit d’une chaîne de quatre tubes articulés, semi-émergés, de la taille d'un wagon de train de marchandise, reliés entre eux par des charnières et d’une longueur totale de 120 mètres. Placé face aux vagues de la mer du Nord, Pelamis "ondule" au rythme de la houle et convertit ses mouvements en énergie. Celle-ci est transportée ensuite par un câble sous-marin vers la côte pour y être raccordée au réseau électrique.
Pour le moment la capacité de production des trois générateurs est de 2,25 mégawatts, ce qui couvre les besoins de 7000 personnes. En 2008, est prévue l’installation de 28 nouveaux Pelamis. La production passerait donc à 20 mégawatts, de quoi alimenter 20.000 foyers en occupant 1 km2. Le gouvernement portugais souhaite porter la capacité d'énergie houlomotrice à 50 mégawatts vers 2010. Selon l'Association portugaise pour les énergies renouvelables (APREN) les capacités en la matière du pays sont bien plus importantes, grâce à l'existence d'eaux profondes près de ses côtes qui multiplient la puissance des vagues.
Quelques sources :
Une étude du Centre d'énergie des vagues, organisme indépendant, indique qu’à terme, ce type d'énergie pourrait fournir 20% des besoins des 10 millions d'habitants.
Cette technologie semble une des voies choisies par l’Écosse pour lui permettre d’atteindre ses objectifs louables qui veulent que 40% de sa production électrique provienne des énergies renouvelables d’ici à 2020. Jim Wallace déclarait dès 2004, alors qu’il était ministre de l’industrie en Écosse : « Nous avons du vent, nous avons des mers, et je crois que cela veut dire que bien que notre objectif de 40% d’ici à 2020 soit ambitieux, nous pouvons l’atteindre ».
- Le moniteur-expert
- Pelamiswaves brochure
- Témoignage
- Futurinc
Décembre 2007