
Chez les premiers Chrétiens, ce jour était celui où se faisaient les pénitences publiques : les pénitents se présentaient en signe d'affliction la tête couverte de cendres. Aujourd'hui, il n'y a plus de semblables pénitences, mais les fidèles se rendent à l'église, où le prêtre leur trace une croix sur le front avec de la cendre, en prononçant ce verset de la Genèse (3, 19): Memento, homo, quia pulvis es, et in pulverem reverteris. « Homme souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière. » La formule « Convertis-toi, crois en l'Évangile » est également possible. Cette cérémonie fut instituée par Grégoire Ier.
« Mardochée, ayant appris tout ce qui se passait, déchira ses vêtements, s'enveloppa d'un sac et se couvrit de cendre. Puis il alla au milieu de la ville en poussant avec force des cris amers » (Livre d'Esther 4,1). Le sac et la cendre sont liés à des coutumes anciennes d'expiation et de pénitence. L'imposition de cendre au front du pénitent est une évocation symbolique de la mort. Ces cendres sont obtenues en brûlants les rameaux bénis l'année précédente le dimanche des rameaux. Les cendres sont elles même bénies solenellement avant la messe.
Tous les fidèles catholiques sont tenus à l'abstinence et au jeûne le Mercredi des Cendres (canons 1249 à 1251 du Code de Droit Canonique) sauf restrictions d'âge (canon 1252).
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