L'AMOUR APRÈS L'ORAGE
La pluie s’est mise à tomber,
Des fines gouttelettes sur la chaussée…
Moi, j’étais étendue sur le dos, dans mon lit
Dans ma chambre, dans un lieu maudit …
Je pensais à toi, à toutes les paroles que tu m’avais dites
À toutes les belles choses que tu m’avais, jadis, écrites…
J’écoutais la pluie se déverser, et les pleurs sont montés
Je ne pouvais plus endurer, ce vide dans mon corps…
Je ne pouvais rester là, couchée
À me morfondre sur mon sort
Je me suis levée
Me suis empressée de m’habiller
Et je suis sortie dehors …
La pluie devenue une averse
Me fouettait le visage déjà mouillé de larmes
J’ai couru dans ta rue, trouvé ton adresse
Et j’ai décidé d’utiliser mes armes…
J’ai frappé à ta porte, en criant ton prénom
J’ai attendu que tu viennes m’ouvrir
Et j’étais déjà prête à entendre un nouveau non
Mais pas à ce que tu m’empêches de te sourire …
Sur le pas de la porte, entièrement trempée
Par l’orage qui venait de se réveiller
Je voulais t’expliquer ce qui s’était passé…
Que mon esprit, mon âme et mon corps,
Te voulaient encore …
Que je voulais continuer,
Là ou tout s’était arrêté …
Qu’on avait fait des erreurs
Mais que rien ni personne
Ne pouvaient effacer l’amour pour toi, dans mon cœur …
Je t’ai prié de croire en nous
Et de laisser tes peurs de côté surtout …
L’orage s’est calmé, puis a complètement cessé
Il t’est monté aux yeux, et je t’ai vu pleurer …
Tu m’as regardé et tu n’as rien dit
Ton visage voulait tout dire
Alors je t’ai dit que j’avais compris…
Je suis venue... pour partir
Tu m’as demandé de rester pour la nuit …
Et enfin cette nuit-là,
Tu m’as demandé de rester pour la vie …
LE FAUCHEUR D'AMOUR
Parmi plusieurs demoiselles
Tu l’as choisie, elle
Sur le Net tu as été la chercher
Et ensemble, vous vous êtes mis à clavarder
Tu l’as convaincue qu’il fallait vous rencontrer,
Qu’une énergie éolienne t’avait traversé,
Et que tu devais la voir, elle, cette beauté.
Tu as inscrit son nom dans ton florilège
Eh oui, une de plus, dans ton piège
Parce qu’il n’y a pas qu’elle, non.
C’est elle, mais au pluriel …
Vous vous êtes vus
Et elle t’a connu
Toi et tes mots passe-partout
Toi qui as réponse à tout…
Tu t’es servi de ta jarnigoine, au creux de ton cerveau
Pour trouver les bons mots
Et lui jurer que vous deux, il n’y avait rien d’aussi beau
Elle est tombée amoureuse
À ses yeux, tu la rendais tellement heureuse !
Tu lui as montré une vie multicolore
Des jours meilleurs
Tu l’as convaincue de te donner son corps
Et qu’elle ne devait pas avoir peur …
De ton savoir-faire as-tu usé
Tu n’as pas été équitable,
Elle ne l’aurait jamais pensé
Après avoir rendu sa vie enfin supportable
Et surtout, après lui avoir pris sa virginité
Comme toutes les autres, il a fallu que tu l’envoies valser…