TROIS POÈMES

Mylène Hamel




JE VOUDRAIS

Je voudrais qu’elles soient à mes côtés,

Pour pouvoir les serrer dans mes bras.

Je voudrais qu’elles soient en sécurité

Qu’elles sachent que je suis là.

 

Je voudrais pouvoir les voir sourire

Je voudrais pouvoir les voir pleurer

Je pourrais avec elles rire

Je pourrais les consoler

 

Je voudrais savoir si elles pensent à moi

Je voudrais savoir si elles parlent de leur sœur

Je saurais que, peut-être, elles m’aiment

Je saurais que, peut-être, je suis dans leur cœur

 

Je voudrais leur dire combien je les aime

Je voudrais leur dire que je ne les abandonnerai pas

Elles comprendraient que je ne veux pas qu’elles aient de la peine

Elles comprendraient que même si je loin,

Je suis là…

 

LARMES

Les larmes prêtes à pleuvoir,

Elle a compris le sens de ces mots

Qui aurait pu le croire ?

Qui aurait su que ce n’était qu’un idiot ?

 

Les larmes étaient retenues,

Elle se battait pour sa dignité.

S’effondrer pour un de perdu ?

Pas du tout dans ses priorités

 

Les larmes se sont mises à couler

Elle faisait la guerre contre la déception

Se haïssant dans la situation  présentée

C’était devenu plus fort que la raison

 

Les larmes ont cessé

Elle a vu le soleil après la pluie

Se détestant toujours pour ce qui lui est arrivé

Mais sachant que c’est bien fini

 

Les larmes ne veulent plus tomber

Elle l’aime encore pourtant

La raison s’est éteinte, à présent

Mais son cœur, lui, est brisé…

 

S’ÉLANCER

Mon cœur se lançait à la mer

Avec mon regard perdu

Lui qui pensait à hier,

Lui qui aurait tant voulu.

 

Pourtant, je n’ai pas le droit,

Non !

Pas le droit de m’infliger

Pareil supplice, pareil effroi,

Pareil sentiment, pareille destinée

 

Mon cœur se lançait à ta poursuite

Avec mon visage contradictoire

Lui qui savait tout, tout de suite

Lui qui connaissait son auditoire.

 

Pourtant, je ne veux pas,

Pas que ça recommence ! Non ! Du tout !

Autant de souffrances, autant d’émois,

Autant de scénarios, autant de coups

 

Mon cœur se lançait à la mort

Avec mon portrait qui n’existait plus

Lui qui pensait n’avoir jamais tort

Lui qui comprenait, qu’on avait perdu…

(Tableau du peintre Hammershoi)
Dernière mise à jour de cette rubrique le 12/05/2008

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