Qui était André Liez ?
André Liez était né à Grand le 19 septembre 1927. Très tôt il entre dans la vie active. C’est à l’âge de 14 ans qu’il va entrer dans une des usines d’ameublement de Grand, où il apprend le métier de débiteur. Toute une carrière partagée entre les entreprises Lejeune, puis Marchal. Courageux, ne sachant pas s’arrêter, même à l’âge de la retraite, il poursuit quelque temps son métier chez Toussaint. Levé dès l’aurore, il n’hésitait pas à venir chez les particuliers scier leur bois, avant de partir à son boulot à l’usine, et le soir sitôt le travail fini. A la retraite, André développe les quelques loisirs qu’il s’était octroyés jusque-là : un petit élevage de poules pour avoir des œufs frais, et aller à la pêche dont il était un fervent adepte. Il aimait aussi s’occuper de ses ruches et de ses abeilles. A partir du miel qu’il récoltait André fabriquait de l’hydromel, qu’il laissait vieillir jusqu’à sa maturation en un nectar particulièrement apprécié qu’il aimait partager avec ses amis. Disciple de Saint Pierre, c’est là, à Frebécourt, au bord de la Meuse qu’il aimait aller pêcher. C’est là qu’André Liez a disparu avant qu’on ne retrouve son corps plusieurs kilomètres plus loin de son point de chute. Grâce à sa force et à son courage, André Liez avait pu acquérir sa maison rue de Liffol, maison connue à Grand sous le nom de l’ancien Hôtel Prévost, et où il demeurait encore avec son épouse Pierrette Martin, originaire de Frebécourt. De leur union sont nés deux enfants : Annick, maman de Olivier et Mylène et Noël, qui épaulait son père pour entourer leur maman malade. C’est avec beaucoup de tristesse que chacun a pu accompagner le défunt lors de ses obsèques célébrées jeudi à 14 h 30 en l’église de Trampot. Le corps a été inhumé au cimetière de Grand. A toute la famille et à ses amis dans la peine, nous adressons nos plus vives condoléances.
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Il est environ 16 h 30, le temps est magnifique entre Domremy et Coussey. Des Hollandais vogue avec leurs kayacs sur la Meuse sinueuse à souhait. Là, dans la trouée des saules on aperçoit la basilique du Bois Chenu, juste au détour. C’est une toute autre vision que vont avoir les promeneurs ! C’est un corps démembré et en état de décomposition avancé qu’ils vont apercevoir. Très vite les gendarmes et les pompiers vont converger sur le parc et sortiront de l’eau le cadavre d’un homme. Les gendarmes de l’identification criminelle se rendront également sur place. Bernard Adam maire de Coussey, Michel Poussin, patron du CPI de Coussey et premier adjoint, sont sur place.
C’est au lieu-dit " Le truitin ", face à " L’Ilote " que le corps s’est accroché aux racines des saules qui longent la berge, autour de la petite île que forme le méandre de la Meuse. Dès les premières constatations, il semblerait que le corps trouvé soit à rapprocher de la disparition d’André Liez, l’octogénaire de Grand qui avait quitté son domicile le 23 av alors qu’il avait rendez vous à la gendarmerie de Coussey. Son chien avait localisé l’endroit où l’homme avait disparu en bordure de la Meuse, sur le territoire de Frebécourt. Malgré le passage de trois hommes grenouilles le lendemain de la disparition, le passage de l’hélicoptère de la gendarmerie qui avait remonté le cours de la Meuse de Frebécourt jusqu’au pont de Domremy, mardi, rien n’avait permis de localiser le disparu. Pour autant la certitude totale que ce soit bien André Liez, n’était pas établie de façon formelle. D’autant que depuis plus d’un an un autre homme, originaire de Rouceux a également disparu.
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Ce sont les gendarmes de Coussey qui seront les premiers à donner l’alerte de la disparition d’André Liez, un octogénaire habitant de Grand, âgé de 80 ans. Convoqué pour une affaire le concernant, André Liez ne s’est pas présenté. Le gendarme qui l’attend, va appeler à son domicile pour savoir pourquoi M. Liez ne s’est pas présenté. La famille va donc informer la gendarmerie qu’André Liez est bien descendu au chef lieu de canton pour les rencontrer. En fin de soirée personne n’aura revu l’octogénaire. Mais très vite sa voiture est localisée sur le territoire de Frebécourt, en bordure de la Meuse où apparemment l’homme aimait aller à la pêche. Prévenus, les gendarmes se rendent sur les lieux. C’est son chien, appelé en renfort, va aller directement de la voiture au bord de la rivière. Les traces relevées par les enquêteurs vont montrer de façon quasi formelles que l’homme est tombé à l’eau.
Le corps nétait pas pas retrouvé
Jeudi, dès le début de l’après-midi, trois plongeurs de la gendarmerie, venus de Strasbourg vont entreprendre des recherches depuis le village de Frebécourt jusqu’au pont de Coussey. Sans succès. Vers 18 h, les trois plongeurs, accompagnés des enquêteurs locaux, décidaient d’arrêter les recherches. Des plongeurs qui n’ont pas eu la tâche facile en raison d’un cours d’eau rendu boueux par les dernières pluies. « Le froid risque d’empêcher le corps de remonter avant plusieurs jours » confiait également l’un des plongeurs. Mais le fort courant de la Meuse, qui sévit après les pluies, peut tout aussi bien avoir conduit le corps déjà bien amont du point de chute.
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