ESPACE PRO

 

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BeNT 

 

De Martin Sherman, Adaptation de Thierry Lavat,

mise en scène de Nicolas Guilleminot

et un chorégraphie de Gérald Testé

 

LHISTOIRE 
 

deporté 

1934. Un appart miteux de Berlin. Max, toujours entre gueule de bois, cocaïne et drague facile vit avec Rudy, son amant, danseur de cabaret, qu’il aime comme il peut…Leur quotidien bascule pourtant soudainement avec l’arrivée de la gestapo chez eux le lendemain de la nuit des longs couteaux …  Commence alors la folle spirale de la peur et de la fuite de deux garçons un peu paumés.

Max, obligé d’abandonner à la mort son amant, se retrouve enfermé à Dachau. Dans ce camp, avec son lot de tortures, ces travaux répétitifs qui brisent un peu plus chaque individu, cette destruction lente et programmée et ou toute rencontre est par avance condamnée, il fait la connaissance de Horst, "un triangle rose", qui va l'aider à survivre, à se redecouvrir et à s'affirmer...

 


LA PIECE

 

 

  

La pièce  fut jouée pour la première fois à Broadway en 1979. Richard Gere, (révélé un an richard gereauparavant au cinéma dans American Gigolo) y jouait le rôle de Max.  BENT connu immédiatement un grand succès et reçu le Tony Award de la meilleure pièce de l’année 

 

        Depuis cette pièce a conquis le monde entier. Elle a été portée à l’écran par Sean Mathias avec une distribution bruno cremerde qualité (Clive Owen, Lothaire Blutheau, Ian McKellen, Brian Webber, Mick Jagger) Ce film a remporté le prix de la jeunesse au Festival de Cannes.  Bent a été publié en Allemand (Die Männer mit dem rosa Winkel, Les Hommes au Triangle rose), par Merlin Verlag, en 1972, aux États-Unis en 1979, l’année suivante en Angleterre et il y sera joué au Delphi théatre de Londres en 89 (à gauche)  avec dans le rôle de Max Ian McKellenet dans le rôle de Horst Michael Cashman .

 

En France, elle fut crée pour la première fois au Théâtre de Paris (à droite) en 1981 avec à l’affiche dans les rôles principaux Bruno Cremer et Jean-Pierre Sentier, mais aussi Didier Sauvegrain, Jean-Claude Dreyfus, Max Viale…

L'Auteur

Dramaturge, scénariste, acteur et producteur américain né à Philadelphie en 1939  " Quiconque est, et même pense à l'amour homosexuel, est notre ennemi ". Ainsi parlait le parti nazi le 14 mai 1928. auteurAprès l'arrivée de Hitler au pouvoir, les nationaux-socialistes ont persécuté de manière systématique les homosexuels, votant des lois qui imposaient leur stérilisation et leur déportation massive. Cet holocauste oublié a été caché pendant la guerre par une société frileuse aux mœurs encore réactionnaires. Martin Sherman, dramaturge, scénariste, juif et homosexuel, est passé par la très fermée Université de Boston. Il avoue être impressionné par les préjugés anti-homosexuels de sa communauté du New Jersey et par l'importance de l'héritage culturel juif qui marque l'enfance à jamais. Pour lui, écrire une pièce sur les tortures supportées par ces deux communautés s'imposait alors comme une inévitable nécessité. Martin Sherman à écrit une pièce à ambition historique et morale, qui peut faire de l’effet ne serait-ce qu’en raison de l’ignorance des faits - les intolérables persécutions infligées aux homosexuels par les nazis - dont elle s’inspire et de l’utilisation qu’il en fait.

 NOTE DE MISE EN SCENE

 

C’est étrange…Je ne savais pas qu’un texte pouvait marquer comme ça une vie… Peut-être pas la bouleverser, mais lui montrer un chemin, l’accompagner, la soutenir… 

 J’ai découvert BENT, pièce de théâtre de Martin Sherman, il y a presque 10 ans maintenant. Jamais depuis je n’ai ressenti cette émotion, cette sensation qu’on parlait un peu de moi, de nous tous, ni cette certitude de devoir un jour en proposer ma vision… 

 Si BENT est bien sûr une pièce militante homosexuelle, importante pour ce qu’elle raconte d’une part longtemps tue dans l’Histoire, elle parle pour moi, au-delà de la confrontation de l’Homme à l’insupportable, de la difficulté et de la quête de l’affirmation de soit, thème forcement universel… L’idée est donc de sortir la pièce du ghetto où elle pourrait être enfermé et d’en faire un spectacle pour tous, au départ amusant, étonnant, troublant, et puis petit à petit, plus brutal, émouvant, intense, intelligent… 

 CABARET PIXLa pièce commence déjà presque comme un vaudeville : gueule de bois, amant nu sortant de nulle part, débarquement de propriétaire enragé ! Il me semble important d’accentuer la descente en enfer des personnages et rendre l’émotion plus marquante, en faisant effectivement de la première partie de BENT un moment presque « festif ». D’où mon idée d’utiliser une ambiance très cabaret dès l’entrée des spectateurs dans la salle (avec musiciens en direct, placement par certains comédiens…) et de débuter le spectacle par un vrai numéro chanté et dansé (Das Lila Lied de Mischa Spoliensky) comme si nous nous trouvions tous dans le cabaret de Greta, la veille du véritable début de l’histoire. La musique, extraite du répertoire allemand des années 20-30, comme le reste d’un monde insoucient, intervient pour moi régulièrement, tout au long de cette première partie (avant de « s’éteindre » tout à fait après un dernier chant a cappella dans la forêt entre Max et Rudy).  

 LISAJe dois forcement citer les films « CABARET » de Bob Fosse et « L’ANGE BLEU » de Joseph Von Sternberg, ainsi que certains tableaux d’art « dégénéré » à la fois colorés, presque joyeux mais inquiétants qui sont pour moi de vraies références MARLENEd’ambiance pour la lumière, les costumes et le décor, et certaines attitudes de jeu tout au long de cette première partie… 

  

Et puis, petit à petit, scène par scène, les couleurs disparaissent, la musique se suspend, les costumes se dépouillent, le décor se désagrège et ces ruines deviennent les TABLEAUpierres du camp, baladées d’un bout à l’autre de la scène, comme de vieux souvenirs détruits, le rideau coloré du cabaret en avant scène étant remplacé par un rideau de barbelés qui sépare le public des comédiens. Le jeu des comédiens se « recentre » alors et devient plus « intérieur ». L’inconscience du début fait place à une terrible et violente réalité. Le monde de paillette et d’apparence (un peu superficiel) sombre dans le noir et blanc….L’émotion naît alors de la sensibilité et de la justesse des comédiens mais aussi de tous ces différents contrastes … 

  Je voudrais qu’avec cette version de BENT le public soit touché par le texte autant que je l’ai été, que chacun ressente la force de cette histoire, l’intensité des dialogues et l’intelligence de l’écriture.Et que peut-être, je dis bien peut-être, certains se disent en sortant : « Tiens ! Je ne savais pas qu’un texte pouvait marquer comme ça une vie !... » 

 Nicolas Guilleminot

A venir !!!

Bientôt vous pourrez voir les photos des comédiens, ainsi qu'un résumé de leur parcourt

(Le site est encore en travaux)

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Dernière mise à jour de cette rubrique le 04/07/2007

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