Temporada 2006 (Article paru dans la fé di biou de fevrier et mars)

 Temporada 2006 ou ce qu’il nous en reste !  

 

On a gardé le meilleur…  

Les révélations 

 

Du côté des noirs :

Catégorie Protection et Espoirs 

Ø      Le N° 128 de Fabre Mailhan a remporté le prix du meilleur taureau de la finale des protections. Cet étalon est un sacré client. Il se place, surveille les départs, anticipe l’action et accélère dans la poursuite, qu’il achève méchamment à planche.  

Ø      Embrun et Insolant de Nicollin : Ces deux cocardiers de la devise rouge et verte se sont révélés comme très prometteurs, lors de la course du 27 août à Beauvoisin. Embrun est dominateur et n’est pas facile à manipuler. Insolan, dans la lignée de Virat, a le port de tête altier, un placement sans faille et la bravoure digne de son sang. Deux cocardiers prometteurs pour les années à venir.  

Ø      Yvan : Ce petit biou de 6 ans permet à la manade Lou Pantaï de se relever brillamment, après une période noire. Durant cette saison 2006, il a raflé tous les prix pour lesquels il a concouru. Sa course, lors de la Finale de l’Avenir à Lunel, finit de faire de lui un authentique espoir de la Bouvine. 

Ø      Levanti de la manade Plo débute la saison à Bouillargues, tout comme son colocataire Lebraù, l’an dernier. Sa course est totalement dominatrice et les adversaires trop peu nombreux. C’est à la palme d’argent qu’il révèlera vraiment ses qualités de cocardier. Il remportera ce trophée avec tout le sérieux dont il est capable. C’est avec lui qu’il faudra compter la saison prochaine. 

Ø      Apis du Brestalou : Ce taù est beau comme un dieu et rapide comme l’éclair. Il se démarque par sa forte anticipation, sa vélocité et ses finitions. 

Ø      Rodin : Ce pensionnaire des Baumelles avait déjà su démontrer des principes intéressants, lors de la finale de protection 2004, aux Paluds de Noves. Deux ans plus tard, Rodin s’est transformé en magnifique cocardier. Il s’impose à chacune de ses sorties et ne trouvera jamais d’affrontements à sa hauteur.  

Catégorie Elite  

Ø      Andalou de la manade Espelly-Blanc est une nouvelle recrue au pays des As. Il passe avec succès l'examen de l'excellent cocardier, lors de la finale du Trophée Elite des Maraîchers. Sorti quatrième, il assume son rôle avec classe et nous donne envie de le revoir très vite l'an prochain !

Ø      Vidourlen de la manade Mermoux: ce taureau est issue d’une petite manade, dont l’enthousiasme du manadier fait chaud au cœur. Du sérieux à toute ses sorties, il est en train de devenir une valeur sûre de la course camarguaise.

 Ø      Mathis de la manade Lautier : Il débute sa saison à Lunel, où Sabri Allouani le prend en charge pour lui apprendre le métier. C’est ensuite à St Gilles qu’il se rend et fait sa loi. Même s'il n’est pas dans les points, il prend cela très au sérieux et fait comprendre aux tenues blanches et aux personnes en contre-piste qu’il est le chef. Aux Saintes, sa réputation le précède et c’est une course dominatrice avec peu de partenaires qu’il effectue. Au mois de juillet, il est l'auteur d'une énorme prestation à Lunel : une course parfaite, avec des montées d’adrénaline terribles pour le public et une domination extrême de la part du cornu. Ce quart d’heure ne sera pas oublié de si tôt dans le mundillo. Il continue son parcours avec un très bon quart d’heure au Grau du Roi. En octobre, il remporte le prix du Bioù d’Or et termine sa saison avec la finale du Trophée des As, où il ne parvient pas à faire l’étalage de toutes ses qualités, peut-être décontenancé par la grandeur de la piste nîmoise. Quoiqu’il en soit, Mathis est d’ores et déjà un « grand » et beaucoup d’espoirs reposent sur ses amalus !  

Du côté des blancs :

 Catégorie Protection et Espoirs 

Ø      Victor Jourdan est le vainqueur du Trophée de l’Avenir pour la saison 2006. Nous ne pouvions que souligner l’efficacité et le travail acharné de ce garçon. Il totalise un nombre de courses impressionnant, dont un bon nombre dans la catégorie Elite. Téméraire et pugnace, il a sa place dans la cour des grands.

 Ø      Freddy Sabde : c'est un plaisir de le voir raseter, il s'engage sans détour, regarde où il met sa main, pose le crochet avec précision, lève l’attribut et fait ensuite briller le taureau à l’arrivée. Certaines de ses interventions sont osées et font frémir mais c’est avec de la franchise et son cœur qu’il rasète. Il peut parfois rappeler un chevelu Lansarguois. Espérons que l’avenir lui sourit.

Ø      Julien Ouffe est un gaucher qui se révèle. Sa saison va à mas, atteignant le sommet en s’octroyant la troisième place de la Cocarde d’or. Il faut dire qu’il a un sacré mentor : Sabri Allouani, qui lui prodigue conseils et amitié.

Ø      David Sabatier est l’auteur d’une saison de labeur. Aidé et soutenu par son tourneur, son parcours est presque sans ombre. Il s’illustre lui aussi à la Cocarde d’or, se plaçant sur la deuxième marche du podium. Malheureusement, Fournelet met un terme anticipé à sa saison, le blessant à la jambe lors de la finale du Trophée des As.

  

 Les coups de cœur : 

Ø      La manade Lautier championne de France : pour la quatrième fois est à la tête d’un cheptel fertile en cocardiers. Pour les espoirs, Angélus, Valmont, Vasco et Carlos assurent un avenir prometteur. Il y a aussi les finalistes du Trident d'or : Lancier, Brun et Dantès, qui n’ont rien a envier à leurs prédécesseurs. Pour couronner leurs efforts, Mathis vient embellir cette année leur demeure du trophée suprême.

Ø      Marcellin de la manade du Joncas après nous avoir conquis en fin de saison 2005 au Grau du Roi, il confirme à l’Avenir, remportant le prix « Rami »lors de la Margueritte d’or le 1er août. 20 jours plus tard, première sortie aux As à Mauguio, où il rafle aussi le prix devant de sacrés messieurs. Pour sa dernière course, c’est la piste de Lunel qui l’attend, il se voit sortir en première partie et ne réalise pas la course espérée. Un souhait : le retrouver au meilleur de sa forme pour la nouvelle temporada.

Ø      Montvert de la manade du Brestalou est atypique ! On adore ou on déteste. Il fut une des difficultés de la saison, conservant sa cocarde à chacune de ses sorties. (un taureau qui fait les gros yeux, quoi). Montvert ne vient pas en piste pour jouer, il sort et se place pour ne rater aucun départ. Sur l’action, ses anticipations sont effrayantes et les droitiers sont à jeun de lui avoir fait un raset arrêté. Plus méchant que brave, sa domination en piste est tangible. Il fera partie des controverses la saison prochaine.

Ø      Lebraù de la manade Plo, le 9 avril, à Lunel : Lebraù donne le ton d’entrée de jeu. Il signe trois gros coups de barrières, sur les trois premiers rasets. En ce jour, sa course est parfaite et le public est totalement conquis. Son placement est idéal, ses déplacements intelligents sont applaudis. Ses finitions « tristanesques » sont époustouflantes. Il est franc comme l’or et un peu jeune. Pour ceux qui l'avaient suivi au Trident d'Or, puis à l'Avenir, la programmation de Lebrau face aux As à Lunel était excitante. Pari osé, pari tenu pour le cocardier de Plo qui a été énorme. Placement, vista et engagements redoutables aux planches. Toutes les qualités des très grands taureaux ont été passées en revue.

Ø      Khaled Bari : Voici un raseteur qui mérite largement un énorme coup de coeur. Une attitude exemplaire en piste, une volonté à toute épreuve, de la constance et de biens jolis gestes face à toutes sortes de cocardiers, y compris les meilleurs. Khaled est un exemple à suivre, et il est un acteur d'importance à gauche. Nous lui souhaitons de vivre et de nous faire vivre encore de beaucoup de bons moments.

 Ø      Jacques Estevan : trentenaire pour la cocarde d’or, il s’y illustre. Cet Arlésien a marqué la saison de son courage et sa ténacité. Il est aussi surnommé le luky luke du razet, parce qu'il a l'habitude de faire tourner son crochet dans les doigts comme le cow-boy ! Le bien-aimé de Montfrin gagne le cœur du public et termine 2ème du Groupe 2 avec 270 pts. 

Ø      Thierry Garrido : La saison 2006 est celle de la fin de carrière de ce raseteur audacieux et téméraire. C'est dans son fief sommiérois qu'il fait ses adieux à la piste, le samedi 26 septembre, après une magnifique saison, où il s'adjuge la 5ème place du Trophée du groupe 2. Des rasets engagés, du style... Il laisse de biens belles images avant de quitter sa tenue de raseteur, pour peut-être revêtir celle de tourneur... Qui sait ?

 Les bonnes surprises :

Ø      La finale de l’Avenir : C'est dans la piste lunelloise que la finale de l'Avenir s'est déroulée. D'un très bon niveau, les taureaux et les hommes présents ont suscité l'enthousiasme des afeciounas. Nous retenons en particulier, l'excellente prestation de Fonfon (Blatière), qui a tenu sa place de premier avec brio, malgré une forte opposition, mais aussi celle d'Yvan (Lou Pantaï), qui a très justement remporté le titre de Bioù de l'Avenir. Du côté des tenues blanches, le champion de la catégorie, Victor Jourdan, a démontré qu'il méritait amplement les honneurs, bien secondé par ses challengers, Damien Moutet et Matthieu Marquier (bien que ce dernier ait été contraint de se retirer avant la fin).

 Ø      Le 15 août à Mauguio : D'accoutumée, le 15 août est graulen pour une bonne partie des afeciounas. Cette année, il fut aussi melgorien, grâce à la tenue de la course du souvenir Manu & José. Les jeunes organisateurs de ce trophée ont su monter un plateau équilibré et ils ont eu la chance de pouvoir compter sur la présence de Sabri Allouani, ce dernier ayant été évincé des « grandes arènes » pour toute la saison. Ce sont des taureaux au tempérament très cocardier qui ont tenu le haut de l'affiche : Caprice (Rouquette), sur lequel Julien Ouffe à gauche et Sabri Allouani à droite, nous ont offert de superbes rasets courts très techniques ; Et Scamandre (Boch), qui s'est adjugé le prix du meilleur taureau pour sa prestation exemplaire de quatrième. Dans le registre barricadier, le quart d'heure de Ruy Blas (Cuillé), mais aussi celui de Blaise (Fabre-Mailhan) ont également été de qualité.  

Les confirmations : 

Ø      La 7ème victoire de Sabri Allouani : S'il est une confirmation à noter pour cette temporada 2006, c'est incontestablement celle de Sabri Allouani, qui remporte une nouvelle fois le Trophée des As, s'octroyant par là même, un nouveau titre de Champion de France. Sabri s'impose comme le meilleur raseteur de cette dernière décennie. Pour cette temporada, en plus de son talent, Sabri a su démontrer du fair-play, de la maîtrise de soi et une sérénité nouvelle. Nous lui adressons un grand merci et nous espérons vivement le voir encore très longtemps dans TOUTES les pistes !

Ø      Camarina avance de façon très satisfaisante dans l'âge. Après avoir fait l'étalage de ses qualités barricadières, il évolue vers un comportement cocardier, qui lui permet d'être toujours respecté et craint des tenues blanches. Il remporte en septembre le Trophée des Maraîchers. Un mois plus tard, il effectue une brillante prestation, lors de la finale du Trophée des As. Dominateur, dans les bois tout au long du ¼ d'heure, les poursuites sont dangereuses et ses finitions restent engagées, même si son côté barricadier n'est pas sa force dominante en ce jour. Avec cette course, Camarina finit très fort sa temporada, en emportant avec lui, le titre du meilleur taureau de la finale. Camarina a su devenir et rester une valeur sûre au fil des temporadas. 

Ø      Fournelet : sa première sortie en Arles fut cocardière et spectaculaire ; pour le 1er mai, il fournit une prestation sérieuse et dominatrice. Dans sa piste fétiche, à Sommières, il fait passer le frisson ; puis il remporte la palme d’or à Beaucaire. Au Grau du Roi, il accuse une fatigue passagère et se reprend avec fierté pour la finale des Maraîchers. Son parcours est digne d’un bioù d’or ; il mérite amplement la place de second aux votes. Sa course pour la finale est discutable. 

Ø      La nouvelle victoire de la manade de Lagarde au Trident d’or : 2002 - 2004 - 2005 – 2006 marquent les victoires au Trident d’or de la manade Lagarde. Avec Kalife en chef de file, la famille compte quelques cocardiers intéressants : Adjudant, Aigouso et Fusain, pour ne citer qu’eux, méritent le détour. Nous attendons les adieux du bel Aigue Saù, avec la nostalgie du souvenir de son bon temps …

Ø      La finale Elite du Trophée des Maraîchers : Une fois de plus, les arènes de Châteaurenard réussissent leur finale du Trophée des Maraîchers catégorie Elite. Ce trophée est l'un des plus élogieux en Provence et la cuvée 2006 confirme le savoir-faire des organisateurs châteaurenardais. Nous retiendrons les excellentes prestations d'Andalou et de Camarina, mais aussi celle de Fournelet, qui se montre particulièrement percutant et incisif. Cette finale a aussi été l'occasion, pour Hadrien Poujol, de faire l'étalage de son talent et de donner beaucoup de plaisir au public. Il remporte à juste titre ce trophée. Notons l'excellent travail de Khaled Bari, qui gagne, quant à lui, le prix du meilleur animateur de la course.

  … mais aussi le pire !  

Les déceptions : 

Du côté des noirs :

Ø      La blessure de Virat : cette année encore, le destin s'acharne sur Virat. Le double bioù d'or avait pourtant bien commencé la saison. Il fait une course honorable à Vauvert le 26 mars. Mais c'est surtout lors de la 1ère journée du Muguet d'or, le 16 avril à Beaucaire, qu'il marque les esprits en effectuant un quart d'heure d'exception, trouvant en Benjamin Villard, un partenaire à la hauteur. Le 28 mai, il se présente à Nîmes, mais le manque d'adversaires l'ennuie et sa course en est faussée. Il sort ensuite le 25 juin à Sommières, où il offre à nouveau une prestation des plus sérieuses. Un bémol à son parcours : sa course en demi-teinte, lors 2ème journée de la Palme d'or beaucairoise. La saison 2006 se déroulait globalement sous les meilleurs auspices pour Virat. Malheureusement, un de ses jeunes congénères lui inflige une cornada en pays, mettant fin à sa saison. Nous aurions fort apprécié de pouvoir compter sur lui pour les rendez-vous de fin de temporada, mais aussi de le retrouver en compagnie de Sabri Allouani, qui fut un de ses meilleurs alliés les années précédentes. Dommage…

         

Lebraù de la manade plo : Après une saison à l’avenir qui laissait présager une suite sympathique, Lebraù, non classé en début de saison, se retrouve propulsé catégorie Elite pour remplacer un « confrère » blessé. Sa sortie à Lunel le 9 avril est parfaite, il donne tout. Les organisateurs beaucairois et le manadier décident de le faire sortir dans les arènes du pré. Etait ce prématuré ? Toujours est-il que la suite de la saison est en demi-teinte et qu’il termine sur une note peu optimiste au trophée Pescalune, dans ces mêmes arènes qui l’ont vu briller.

Du côté des blancs :

Ø      La blessure de Sabatier : Après un parcours très honorable et une présence remarquée lors de la cocarde d'or, où encore face à des taureaux difficiles, tels que Camarina, David Sabatier a malheureusement été contraint d'arrêter prématurément sa saison lors de la finale du Trophée des As. C'est un Fournelet particulièrement offensif à la planche, qui lui inflige deux sévères cornadas à la jambe.

Ø      La blessure de Thomas Mondy : Ce raseteur volontaire a été obligé de quitter prématurément la compétition. En effet, le 14 août à Mauguio, il a été victime de la vache cocardière du Brestalou nommée Fugueuse, qui lui a coincé la jambe à la planche. Conséquence : une grave entorse au genou gauche et une mise au repos forcée jusqu'en 2008. 

Les coups de gueule : 

Ø      Les grandes arènes décident de se passer de Sabri Allouani : Lors de la trêve hivernale 2005/2006, l'association des grandes arènes prend la décision de ne pas inviter Sabri Allouani de toute la saison, pour le « punir » de ne pas avoir respecté ses engagements envers certaines d'entre elles. Cette décision n'est que partiellement suivie de faits, puisque les arènes de Lunel décident, en cours de temporada, d'inviter Sabri. Ce dernier se rend tout de même au Grau du Roi, sans y avoir été invité, pour son public, présent en nombre dans ces arènes côtières. En guise de défense, le septuple vainqueur du Trophée des As explique que certaines des grandes arènes n'ont pas respecté leurs engagements. Quoiqu’il en soit, le premier lésé est une de fois de plus le public, qui a du se passer du meilleur des raseteurs lors des grands rendez-vous.

Ø      Le 15 août au Grau du Roi : La traditionnelle course du 15 août au Grau du Roi s’est révélée tellement triste que le ciel en a pleuré. Huit taureaux pour compenser les têtes d’affiches, ne furent pas suffisants pour faire prendre la sauce. Les tenues blanches n’y purent rien, un bon travail a été fourni et l'on peut retenir les prestations de Canesteù et d’Eldorado coté noirs. Ce fut une petite course de semaine devant un public peu nombreux ; juste retour des choses pour l’organisateur…

Ø      Le nôtre ! Coté public tout ne fut pas rose et quelques coups de gueule sont peut-être à entendre par les parties prenantes de la course camarguaise.

Les nouveaux règlements mis en place durant l’intersaison ne sont pas toujours respectés. Nous avons assisté à des courses où le quota d’hommes n’était pas respecté, sans sanctions pour l’organisateur ; cela nuit obligatoirement à la qualité du spectacle et se trouve être un manque de respect pour les afeciouna.

La règle du taureau hors point ou en supplément n’a pas été bien assimilée et nous avons vu des bioùs en supplément rester 15 minutes en piste, des "hors-points" n’ en faire que 10 et même parfois s’octroyer un prix qui leur était interdit …

Nous avons été les témoins de changement de taureau en dernière minute, sans raison valable et nous avons pu voir courir certains boucas, qui n’ont vraiment pas leur place dans nos arènes et qui sont là pour combler les trous dus au nombre de courses disproportionné par rapport au nombre de taureaux valables.

Nous avons eu la désagréable surprise de voir certains bioùs, faisant les titres des journaux à chacune de leurs sorties, évincés des finales à cause de leur marque …

 Nous avons du aussi payer des entrées beaucoup trop chères, dans certaines arènes où le spectacle n’en valait pas forcément le prix.

Bref ! Nous avons pu constater que de part et d’autre, le public n’a pas la reconnaissance ni la considération qu’il mérite.

  Les mauvaises surprises :  

Ø      La royale de J. Bon à Sommières, qui fut explosive l'an dernier d' après les spectateurs présents, s’est révélée monotone et bien tristounette en ce samedi 5 août. Tous les cornus ont eu Carmen. Je ne l'aurais mis que pour la présentation du bétail ! Rastignac, Moulinier, Rio, Gitan, Hippocampe et Roncal se suivent et se ressemblent. Une course à bien vite oublier.

Ø      La finale espoir des maraichers : L'affiche était belle et prometteuse. Pourtant, le public était bien maigre sur les étagères. Si les taureaux jeunes présentés par l'organisation chateaurenardaise ont permis d'espérer pour l’avenir, les raseteurs, quant à eux, nous font craindre des lendemains quelque peu inquiétants. Est-ce le manque d'envie, ou de technicité qui les a contraint à refuser le combat ?

Ø      Les courses à Nîmes : Même si le taureau est la pièce maîtresse de l’échiquier camarguais, sans hommes au niveau de l’affrontement, on ne voit rien. Ça paraît tomber sous le sens... Pourtant, cette évidence a dû complètement échapper aux organisateurs nîmois. Ainsi, ce sont de bien piètres spectacles que nous a proposé cette année, une des soi-disant vitrines de la course camarguaise, avec des plateaux complètement déséquilibrés. Espérons qu'avec Sabri Allouani aux commandes de l'organisation, les arènes de Nîmes retrouvent leur panache et leur rang.  

Ø      La finale du trophée Pescalune : si le folklore est bien présent, la course n’est pas fameuse. Les deux vainqueurs de la temporada (Allouani et Mathis) sont absents et les participants, noirs comme blancs, ne sont pas au top de leur forme, après ces mois à courir tous les plans. Mozart joue bien son rôle de premier. Lebraù est la grosse déception du jour, Jeannot se la joue cocardier difficile et un peu fantasque. Les électeurs lui préfèrent Pesquié, le barricadier. La saison se termine sans faste à Lunel.

Ø      La finale du Trophée des As : La 55ème finale n'a pas été d'un grand niveau. Les taureaux n'ont que très rarement démontré le meilleur d'eux-même, hors mis Camarina, qui fit une prestation remarquable. Du côté des tenues blanches, on déplore la sortie du Champion de France après la première partie, qui ne pourra revenir,  qu'à la remise des prix pour retirer son 7ème titre, à cause d'un problème persistant à l'orteil. Du côté du folklore traditionnel, l'organisateur peut être satisfait de la capelado et de la remise des prix, du meilleur acabit.

  

Avec l’aimable participation des archivistes Rémi et Nicolas !  

 

Esmeralda et Falbala

Dernière mise à jour de cette rubrique le 12/03/2007

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