Vieillissantes et par conséquent décevantes. Voilà résumé la Royale de Vaches Cocardières de la devise Orange et Verte qui s’est déroulée devant des arènes copieusement garnies (environ 500 personnes). Hélas, le public n’aura pas eu l’occasion de vibrer hormis avec la septième vache, Mademoiselle, mais nous y reviendrons ultérieurement. En effet, avec une équipe de raseteurs des plus motivée (ce qui élèvera des cris par moment de dessus le toril et de sa gauche ou les fervents de la maque avaient pris place) parmi lesquels JF Moulin a pris son rythme de croisière (21points) secondé par F. Ségurel (16 points) et Jérôme Deslys (12 points) ont du mal à faire face, à s’imposer comme les années précédentes.
Il faut à un moment avoir la sagesse de mettre à la retraite ce qui mérite de l’être, vous ne croyez pas ?
Pour terminer avec les blanc, J Malige (4 points), C. Artal (2 points), J Chanat (2 points) ont apporté leur contribution alors que S Salinesi et B Fulcrand ne furent qu’épisodiques, c’est le moins que l’on puisse dire.
A la Présidence Jacques Roumajon fut appliqué. On ne peut pas en dire autant du proposé à la musique qui à fait résonné le disque souvent à tord et ne reflétant en rien le niveau de cette course. Plus de trente Carmen !!!! du grand n’importe quoi !!!!!!!
Notons la présence de la pena « Les Authentiques », la Souleiado de Margarido et les gardians des manades Briaux et Chapelle, cette dernière qui après la course nous gratifiera de véritables et belles bandido...
Ludovica : Finalement elle va être la plus vaillante et coopérante de cette première partie. Bien que répondant avec mollesse, notons une jolie finition sur Chanat (parti à la n’importe comment) et une jolie ce qui lui vaudra deux Carmen en course renouvelé à sa rentrée porteuse de sa seconde ficelle
Sauterelle : Sans jamais quitter le terrain des planches elle va se battre pour défendre cocarde et glands pendant sept minutes. Le reste du temps ne sera pas de la même trempe, nécessitant de plus en plus d’engagement de la part des tenues blanches, ce qui ne voudra pas forcément dire réplique. Trois Carmen + Rentrée avec ses ficelles
Blanche : La Cocardière d’Or 99 a perdu de sa superbe. Les répliques sont limitées, très rarement conclues et les coups de têtes accentués. Une série et une finition sur Chanat déclencheront le disque tout comme à sa rentrée critiquable.
Aline : C’est à gauche qu’elle va se montrer le plus présente en allongeant ses ripostes jusqu’au bout. Plus réservée à droite, sa course va s’avérer en parfaite irrégularité. On l’avait vu nettement meilleure. Deux timides finitions derrière Fulcrand et Artal, deux plus engagées derrière Ségurel et Chanat feront résonner le disque tout comme à sa rentrée avec se seconde ficelle.
Jumelle : Que venait-elle faire là ! Plamplanette, elle répond à tout jusqu’à en perdre pattes tellement que la présidence devra lui accorder un moment de répit. Elle tape bas dans les planches. Trois Carmen vont récompenser une série (timide) et deux approches des bois. Trop peu pour que ce soit renouvelé à sa rentrée.
Pierrette : Ou est donc passée la boxeuse de ces dernière années ? Dotée d’un coup de tête prononcé, elle s’engage certes avec force sur le raset mais sans grande conviction. Elle passe souvent les cornes (enfin ce qui lui en reste) sur les planches. Carmen qui avait joué 3 fois en piste la raccompagne au toril avec ses ficelles.
Enfin arrive Mademoiselle. Avec elle, on va retrouver la réputation des filles des Iscles. Violente et brutale dans ses arrivées aux planches, elle va réaliser pas moins d’une bonne douzaine de finitions derrière Chanat (8) et Deslys (4) qui l’ont raseté plus pour la faire briller que pour aller cueillir les attributs. On ne va pas s’en plaindre surtout après ce que l’on venait de voir. Ses deux dernières minutes seront plus vaillantes que spectaculaires à cause d’une cocarde primée à 250 €, qu’elle conservera. Ovation méritée à son retour au toril sous l’air de bizet qui avait joué huit fois en piste.
*Massimo