Ma passion pour les chevaux

 Pour moi, le cheval n’est pas une passion. Il EST en moi. Du ventre de ma mère j’entendais son appel. Je suis née à Maisons Laffitte - capitale du Cheval - en 1978, qui correspond dans le calendrier chinois à l’année du Cheval. Marquée dès la naissance, mon âme est à moitié équine.

 

Sur les bancs de l’école, je remplissais mes cahiers de dessins… de chevaux. J’en ai dessiné, modelé, peint, construit des puzzle, des canevas. Les mercredi, mon grand-père m’offrais des tours de poney dans le jardin du château de Saint Germain… Je n’ai pas appris à monter et diriger un Cheval. Je l’ai rêvé, puis j’ai reproduis les gestes de mon rêve dans la réalité. Tout simplement.

 

A 8 ans j’ai commencé l’équitation en club. C’était partis… Pendant 10 ans j’ai appris, perfectionné, passé 3 galops (pour les formes, mais sans conviction), m’essayer aux concours, puis l’état stagnant est arrivé… Cela devenais du par cœur, des gestes inlassablement répétés, des montures je ne connaissais que la mécanique, pas le mental…

 

-         Kadora sur qui le rodéo était une habitude en hiver,

-         Odin que le moindre bruissement effrayais de façon démesurée (20 chutes en 30 minutes ! mon record !),

-         Anonyme le demi trait dont la ruade vous projetais irrésistiblement au sol (mais en douceur hein !),

-         Rikita petite perle blanche que tous les cavaliers s’arrachaient,

-         Quai des Brumes reine de l’obstacle du club,

-         Panamic le pur sang anglais réformé des courses au galop le plus lent du monde (et chatouilleux avec ça !),

-         Normandie la déprimée revenue à la grande forme après avoir trouvé un propriétaire et cavalier unique,

-         Gamin (j’ai oublié son vrai nom) qui a accepté de me laisser entrer dans son box le jour de son arrivée pour le rassurer et lui poser sa couverture (il venais de virer un cavalier soit disant confirmé mais énervé et brutal dans ses gestes). Je ne l’ai jamais monté (à mon grand regret),

 

Et plein d’autres qu’il serait trop long de citer… Mais je crois que c’est avec Gamin que j’ai commencé à prendre conscience que j’avais « quelque chose » qui me permettais de comprendre, de sentir, de faire les choses de façon instinctive avec les Chevaux.

 

Chaque reprise, chaque moment passé au club me rendais heureuse, mais me laissais frustrée… J’ai fait quelques colonies ou l’activité principale était l’équitation. Reprises, éthologie… Je tournais en rond comme un cheval fou dans son box… Je sentais bien qu’il me manquais quelque chose. Ce quelque chose qui ne me manquais pas pendant les longues balades ou les petites randonnées de fin de séjour ! LE CONTACT ! La relation, intime, qu’on noue avec un cheval lorsqu’on à le temps d’apprendre à se connaître.

 

J’ai abandonné le club pour diverses raisons, manque de moyens, de temps, internat trop loin de mon club… Je ne pouvais pratiquer l’équitation que pendant les vacances. A partir de ce moment, les activités de club, les stages et colo de perfectionnement ont perdu tout intérêts. Je n’ai eu d’yeux que pour la Randonnée. 7 jours minimum, avec le même Cheval. C’est là que je donne le meilleur de moi même. Dès ma deuxième randonnée, l’on m’a confié des chevaux au mental fragile, ou débutants en randonnée (jeunes ou d’âges mur), ou bien encore avec de mauvaises habitudes à corriger… Une pensée pour :

 

-         Lyse (petite bombe qui ne pensais qu’à doubler tous le monde au galop) et Etoile (mordeuse et complêtement ignorante du travail de randonneuse) avec qui j’ai eu le meilleur feeling et qui sont revenues à l’écurie transformées (ce qu’on dis les propriétaires !), calmes, sûre d’elles et préférant s’immobiliser plutôt que partir en trombe à la moindre frayeur. Toutes deux bai-brune, il semblerais que ce soit ma couleur de robe fétiche !

-         Papillon, cheval de tête qui devais apprendre à marcher derrière les autres sans leur monter sur les talons,

-         Uriel et Féroé, rois de la dépression chronique et souffres douleurs des autres chevaux. Avaient besoin de beaucoup d’encouragements et d’attentions.

 

-         Et les autres, qu’il serais aussi trop long de citer….

 

Mon seul échec fut avec Prince jeune cheval déjà usé à 4 ans, née d’une mère (agée de 2 ans à l’époque) pourtant gentille. Très malade durant sa vie de poulain, les douleurs supportées (puis les boiteries chroniques par la suite) l’ont rendu ombrageux et mordeur. Je n’ai jamais pu nouer un contact positif, nous sommes donc restés distants, nous contentant du strict nécessaire.

 

Puis la vie professionnelle, le chômage , encore le manque de temps et d’argent… Voici quelques années que je ne suis pas montée à cheval, mais le cœur y est toujours. Monter n’est pas une priorité pour moi, il me suffis d’entrer dans un pré, les regarder vivre. Et si l’un d’eux le décide, il viens me voir et ouvre le dialogue, on se sent, on se frôle, puis les carresses, ça le gratouille ici ou là… Puis chacun repart de son côté, à sa guise.

 

Mon rêve serais de devenir propriétaire de MON cheval. Le guide d’une de mes rando est devenu pour moi une muse, il a atteint un degré d’intimité avec sa jument incroyable. Jusqu’à randonner sans filet, et une complicité… je n’ai pas de mots assez fort pour la décrire !

 

Pour conclure, mon cheval prendrais une grande place dans ma vie et dans mon cœur, plus grande que celle allouée à tous les chevaux en ce moment. Quitte à faire pâlir de jalousie ma Moitié Humaine…

 

Bravo ! Je vous félicite d’avoir tout lu ! Je me suis laissée emportée… Mais j’espère que vous ne m’en voudrez pas trop ! 

 

     

Dernière mise à jour de cette rubrique le 30/07/2005

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