F.R.
Source :www.om.net
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10/04/07, 15h38 - Valenciennes-OML.Cana:«Quand on connaît le diagnostic…»
Le large succès contre Lille a eu des effets bénéfiques sur le groupe olympien. Mais gare à tout relâchement, prévient Lorik Cana : «C’est notre défaut numéro 1 cette saison. Il nous a couté beaucoup de mésaventures. Au Mans, à Toulouse, à Lorient… Quand on connaît le diagnostic de ce qui ne va pas, on arrive mieux à le soigner. Le match de samedi à Valenciennes doit nous permettre de le montrer».
L.O.
Source :www.om.net
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MARSEILLE / LORIK CANA :
« Il faut qu’on gagne sept fois »
mercredi 11 avril 2007 - 09 h 34 - Christian RODAT
PANORAMIC
Revigoré par sa large victoire face à Lille, l’OM se déplacera à Valenciennes le week-end prochain avec la volonté d’enchaîner. Tout est question d’état d’esprit selon le capitaine Lorik Cana.
Lorik Cana, l’OM a fait l’un de ses meilleurs matchs contre Lille ?
Sur la qualité, sur la production du jeu, c’est vrai que nous avons fait un bon match. Ce n’était pas facile. Que l’adversaire se retrouve à dix très rapidement nous a permis d’avoir plus d’espaces. Mais on a eu la preuve par le passé que c’est souvent difficile face à un adversaire qui joue à dix. Je crois qu’on a eu le mérite de créer beaucoup de mouvements et de produire du jeu contre une équipe de Lille qui est très rigoureuse. Nous avons pu faire la différence et c’est bien pour nous.
Quels ont été vos propos avant ce match ?
Le plus important, c’était de faire prendre conscience que, malgré tout, on était toujours dans le coup et qu’on ne pouvait pas se permettre de laisser nos adversaires s’échapper. Dans la carrière d’un joueur de football, participer à la Ligue des Champions c’est quelque chose d’extraordinaire parce que ça donne du bonheur au club, aux gens qui aiment le club et aux joueurs. Il est important de prendre conscience de ça. Après il y a des choses qu’on se dit et qui doivent rester entre nous.
Après un tel match l’OM ne peut plus décevoir ses supporters…
Ce que nous sommes capables de faire, on ne l’a pas prouvé que sur ce match. On l’a prouvé aussi par le passé. Quand on a des forces limitées mais qu’on n’y arrive pas, à la limite, on peut comprendre. Mais quand on a des atouts dans l’équipe et qu’on ne les applique pas, c’est ce qu’il y a de plus frustrant. Quand on perd contre un adversaire meilleur, on lui serre la main, on lui dit au revoir et on se remet au boulot. Mais cette année, c’est plus à cause de nous que nous n’avons pas réussi...
« Douze défaites, c’est beaucoup trop »
Quelle équipe verrons-nous à Valenciennes ?
J’aimerai le savoir à l’avance. C’est vrai que, malheureusement, on a une équipe qui mentalement a du mal à répondre à toutes les sollicitations. Un joueur de l’OM est sollicité sur le terrain et en dehors du terrain et l’équipe a vraiment beaucoup de mal à faire face à tout cela. Elle n’arrive pas à prendre conscience que réussir une bonne performance, ce doit être quelque chose qu’on doit faire à chaque fois. On ne peut pas toujours bien jouer, on ne peut pas toujours être au top, c’est tout à fait normal, mais que après 31 matchs l’OM enregistre 12 défaites, c’est beaucoup trop. On est toujours dans le coup, donc on va essayer de ne pas gâcher cette chance là et montrer qu’on a envie d’aller jusqu’au bout. Il nous reste sept matchs, il faut qu’on gagne sept fois.
Que voulez vous dire quand vous dite que l’équipe s’éparpille ?
C’est dans le travail de la semaine, dans la vie extra sportive. Il faut avoir conscience qu’en étant ici, il faut tout le temps être au top. Physiquement, on ne peut pas toujours être au maximum mais dans la mentalité et dans l’engagement on doit toujours répondre présent. Les matchs, on peut les perdre, mais il faut absolument qu’on montre, aussi bien sur le terrain qu’en dehors du terrain, une certaine solidité mentale pour faire face. Les joueurs ici sont préparés à l’avance. C’est plein au Vélodrome mais à l’extérieur c’est plein aussi. On est l’équipe attendue et les autres jouent leur match de la saison.
Comment vous sentez-vous dans votre rôle de capitaine ?
Personnellement, je n’ai pas attendu d’avoir le brassard pour dire ce que j’avais à dire dans l’équipe. Sur le terrain ça ne change rien, mais avant le match on prend plus la parole. On sait que le capitaine c’est Habib (Beye, ndlr), on a envie qu’il revienne le plus rapidement possible, j’essaye d’assumer cet intérim du mieux possible mais sur le terrain ça ne change rien.
« On ne peut pas demander des miracles à Djibril »
Ribéry et Rodriguez ont-ils beaucoup apporté à l’équipe dimanche ?
C’est sûr. Julien (Rodriguez, ndlr) est arrivé depuis peu de temps mais il s’est très vite fondu dans le collectif. C’est quelqu’un qui a une grande expérience, qui est très solide et moi je suis très content quand il est derrière. C’est quelqu’un qui a pas mal d’expérience, ce qui manque un peu dans notre défense. Après, Franck (Ribéry, ndlr), j’avoue qu’avant le match je lui ai dit : « fais attention à tes efforts pour ne pas te griller ». Mais dans les premières 20 minutes, il est parti à 300 à l’heure. Je crois que c’est l’un des très rares joueurs à pouvoir faire ça parce que c’est quelqu’un qui est très léger, qui a beaucoup de coffre au niveau physique et c’est vrai qu’il a été impressionnant physiquement sur ce match. Après cinq ou six semaine d’arrêt, revenir comme ça, moi, je ne peux pas le faire. Lui, c’est un petit phénomène quand même dans ce domaine là et tant mieux pour nous… Ça va être le bonus. Jusqu’à la fin de la saison, notre force, ça va être le retour de Franck.
Que pensez-vous de la présence de Djibril Cissé sur le banc ?
C’est un choix de l’entraîneur. Djibril vit un petit moment délicat mais il reste quand même un grand attaquant. Après la période qu’il a connue, on ne peut pas lui demander des miracles. On attend beaucoup de Djibril, il est le numéro un à Marseille qui est le club numéro un en France. C’est normal qu’il y ait une pression. Nous, on l’aide tous à repartir mais lui est conscient que ce qui est important, c’est le club. Le club a besoin de carburer et lui est là à la disposition du club. Il a très bien joué son rôle ce week-end et dès que l’entraîneur fera appel à lui, il jouera son rôle.
Les sifflets le perturbent-ils ?
Je ne pense pas que ça le déstabilise. Je pense qu’il a envie de montrer à tout le monde qu’il est Djibril Cissé. Il a envie de montrer à tout le monde qu’il a envie d’être là et qu’il mérite de jouer.
« L’affaire VA-OM ne m’intéresse pas »
Valenciennes va-t-il vous poser des problèmes ?
Je n’avais pas joué le match aller. Cette équipe nous avait posé pas mal de problèmes au Vélodrome. On avait gagné le match mais sur la physionomie du match, on ne méritait peut-être pas de l’emporter. A l’image de son coach, cette équipe de Valenciennes est accrocheuse, rigoureuse, elle a un très bon attaquant (Ndlr : Savidan). Ils ont accroché Lyon à domicile. VA a besoin de points pour se maintenir et va se battre. On sait qu’on ne nous fera aucun cadeau là bas. Ce sera à nous d’aller chercher la victoire.
L’affaire VA-OM peut-elle avoir de l’influence sur ce match ?
Je ne pense pas, très sincèrement. Les gens sont différents, les joueurs sont différents. Quand il y a eu cette affaire, j’étais petit. Ça ne m’intéresse pas.
Le public va-t-il y penser ?
Avec tout le respect que j’ai pour les gens de Valencienne, nous, on s’en fout. On y va pour gagner. Le reste ce n’est pas important. Franchement.
Quelles équipes craignez-vous pour cette fin de saison ?
C’est difficile. Lens, Toulouse, Lille, Bordeaux et Sochaux sont là…Nous il faut qu’on se concentre et la différence se fera au nombre de points marqués…
De notre correspondant à Marseille, Christian RODAT (But! Marseille)