Alors que le match de dimanche sera dédié à l’aide aux enfants d’Albanie, le capitaine olympien nous a accordé un entretien exclusif sur son engagement pour aider son pays d’origine. Impliqué, il est notamment le parrain d’une Fondation à qui sera reversée un euro sur chaque place vendue pour OM-Lyon.
Avec sa décontraction naturelle et son sourire, dans le cadre idyllique de la Presqu’île de Cassis, le capitaine olympien nous a également livré son sentiment sur les ambitions de l’OM, et nous a confié son ambition d’offrir aux supporters une victoire face aux Champions de France.
Un franc-parler à écouter ce soir sur OMtv, à 19h10 et 21h10. Et à retrouver sur OM.net, en interview, en vidéo, et agrémenté d’un reportage photos sur les coulisses du tournage de l’entretien.
Photo : S. Nadin
Source : www.om.net
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Lorik Cana, entretien avec un capitaine engagé
02/04/08 - OM-Lyon
Que ce soit sur le terrain ou pour aider son pays natal, le capitaine décline le mot engagement avec la même énergie, et la même passion. Les enfants d’Albanie, les ambitions, Lyon, l’avenir… Lorik Cana se dévoile dans un entretien exclusif pour les médias de l'OM.
LES ENFANTS D'ALBANIE
Contre Lyon, un euro par place vendue sera reversé à la Fondation « Les enfants d’Albanie » dont vous êtes parrain. Présentez-nous cette fondation.
C’est une fondation qui a vu le jour en Albanie et qui est historiquement présidée par l’épouse du Premier Ministre. Elle a vu le jour pour subvenir aux besoins des enfants albanais qui ont souffert des régimes politiques et ensuite de la pauvreté. Ils n’ont pas les moyens de se soigner, d’aller à l’étranger pour se faire opérer. Ce sont des besoins vitaux. Quand cette fondation, composée essentiellement de bénévoles, m’a demandé d’être le parrain d’honneur, j’ai accepté avec grand plaisir. Je fais la promotion de leur message et j’essaie d’organiser des manifestations.
On sent que cela vous touche…
C’est chez moi et ce sont des enfants que je fréquente puisque je suis souvent là-bas. C’est seulement à deux heures d’avion de Marseille et pourtant la différence de rythme de vie, de moyens est énorme. Ces gamins ont une joie de vivre extraordinaire. La présidente de la fondation m’a dit que les enfants me regardaient beaucoup, qu’ils m’admiraient. Cela m’a touché. J’ai eu envie de faire quelque chose, en dehors du sport, pour les aider.
L'implication de l'OM à vos côtés est importante...
Oui, bien sur. L’OM est très impliqué dans ce domaine. En plus, Marseille est une ville cosmopolite avec des gens de tous horizons. D’ailleurs on le voit au stade où il n’y a pas de haine raciale ou de préjugés. C’est ce qui fait la force de Marseille. Le club est à l’image de cela. Il a une image d’aide et de soutien avec des organes comme OM attitude. Pour moi, c’était normal de solliciter l’OM car je suis personnellement impliqué dans ce club. L’OM attire l’attention, l’opinion publique et les médias.
Le 17 février, le Kosovo a déclaré son indépendance. C’est un fait qui vous a marqué…
Je suis natif de Pristina au Kosovo. J’ai toujours grandi autour du Kosovo. C’est très délicat car c’est la dernière pièce du puzzle de l’ex-Yougoslavie. On a toujours eu cette attente de pourvoir vivre libre par rapport à nos convictions. C’est un endroit où peuvent vivre toutes les ethnies. Pour la stabilité en Europe et pour l’économie du pays, il était important de passer par cette indépendance. J’espère que les gens passeront à autre chose que les conflits et essaieront de créer un avenir meilleur pour les générations futures. Cela me tient à cœur car toute ma famille est là-bas. C’est important pour moi de savoir comment va se dérouler la suite de leur vie. C’est une joie immense, j’ai même eu des difficultés à contenir mes émotions. Il faut travailler pour l’avenir de ce pays.
L’indépendance a été reconnue par la France, votre pays d’adoption…
C’est effectivement quelque chose de très fort car la France est mon pays d’accueil, ma deuxième patrie. Je suis aussi Français puisque j’ai la double nationalité. C’est un pays qui m’a permis de m’épanouir. Ma petite sœur est née ici, elle est plus française qu’albanaise. Le Président de la République et la France nous ont beaucoup soutenus. Comme je fais un peu le lien entre la France et les gens au pays, ils m’appelaient beaucoup. J’essaie de donner la meilleure image possible de notre pays et de notre peuple.
Un mot sur le message des Winners avant OM-PSG à propos de l’indépendance du Kosovo...
C’était spécial. Cela m’a fait plaisir. Ils s’engagent, ils me soutiennent. J’essaie de leur rendre ça sur le terrain à ma manière en tirant le club vers le haut. Le meilleur moyen de les remercier c’est de réussir les meilleures prestations, pour eux.
Comment expliquez-vous la force de votre relation avec les supporters ?
Cela ne s’est fait pas du jour au lendemain. J’ai eu un bon accueil dès mon premier match. Ensuite cela s’est fait au fur et à mesure. Je reste moi-même sur le terrain. Je fais ce que l’on me demande. Mes qualités correspondent à l’identité marseillaise. Les supporters recherchent de la droiture et de la générosité dans un joueur de l’OM. Je me bats pour les couleurs du club, de la ville et de la région. En plus, je suis devenu le capitaine de l’OM, j’en suis très fier. Ce sont des responsabilités sur et en dehors du terrain. Je fais en sorte que le club garde son standing de plus grand club de France. C’est un combat de tous les instants. Je pense que c’est là-dessus qu’est née cette affection avec les supporters marseillais.
LA SITUATION SPORTIVE
Le résultat de Lorient marque-t-il un nouveau départ pour l’OM ?
C’est un résultat très important car on sortait d’une période difficile puisque l’on s’est fait sortir de deux coupes : la Coupe de France qui est historiquement liée à l’OM et la coupe Uefa. En coupe d’Europe le plus dur a été, non pas d’avoir perdu face à un adversaire à notre portée, mais d’avoir été le dernier club français à tomber. L’OM est le club le plus médiatique, on n’a pas le droit de passer à coté alors que Marseille doit être une locomotive du foot français. Ensuite la défaite à domicile face à Sochaux nous a freinés dans nos ambitions européennes. Les joueurs ont pris du recul, on a bien travaillé pour bien repartir car on arrive dans le sprint final et même avec trois points de retard sur cette troisième place, on a notre destin entre nos mains.
Que s’est-il passé durant cette période noire (Zenit, Carquefou, Sochaux) ?
Il n’y pas une seule raison, il y a plusieurs facteurs à ces mauvais résultats. Il y a un facteur physique et un facteur mental. On a une équipe très jeune qui n’a pas une grande expérience nationale et internationale. On a des joueurs qui découvrent l’OM et ses exigences. Au niveau national, on n’est pas au niveau de l’OL qui est habitué à enchaîner les résultats positifs. Continuer à gagner, c’est usant mentalement. A force de gagner, il y a un facteur de relâchement car les joueurs font parfois moins d’efforts, et derrière on le paye cash.
Comprenez-vous l’agacement des supporters qui voient que l’OM ne va pas renouer avec les titres cette année ?
Bien sur que nous les comprenons. Les supporters ont connu les sommets nationaux et européens. Il est donc clair qu’ils aient des exigences. Mais il faut replacer l’OM dans son contexte. L’OM actuel n’est pas la grande équipe de l’Olympique de Marseille. L’OM reste le plus grand club de France et il le restera mais il faut avoir des exigences en rapport avec ses moyens. Marseille a les moyens de gagner des coupes nationales, on a d’ailleurs fait deux finales en deux ans.
Au niveau européen, on est derrière certains pays comme l’Italie, l’Espagne ou l’Angleterre. Mais sur le plan national, l’objectif est de finir chaque année en Ligue des Champions. On peut y arriver cette année. Il y a deux ans, à dix minutes de la fin du championnat, on y était, l’an passé, on a fini deuxième et cette saison on peut encore y arriver. Cela prouve que l’OM retrouve le sommet du championnat de France et en continuant sur cette voie, on pourra retrouver la grande équipe de l’OM.
L'AFFICHE FACE A LYON
Avez-vous peur d’affronter Lyon ?
On n’a pas peur. Pour un footballeur, c’est un match que l’on a envie de jouer toutes les semaines. On va jouer devant 60.000 personnes passionnées.
L’OM réussit mieux face à l’OL que l’inverse. On va essayer de faire une meilleure performance que l’an passé à domicile (défaite 1-4). Cette année, on a battu Lyon à Gerland en faisant un bon match. La pression du résultat sera sur nos épaules car si Lyon perd ce match, cela n’aura pas trop de conséquences sur la suite de leur championnat. Pour nous, c’est une chance de se mesurer à l’une des meilleures formations européennes et de continuer notre marche en avant. On va bien se préparer afin de jouer l’une des meilleures affiches de la L1.
Etes-vous surpris de voir l’OL leader avec neuf points d’avance ?
Lyon perd des joueurs mais garde une stabilité avec une cohésion et des joueurs de haut niveau. C’est une équipe qui en France n’a pas d’adversaire, à proprement dit.

Comment expliquez-vous que personne ne puisse rivaliser avec l’OL ?
L’OL s’est construit dans les trois années qui ont précédé le premier titre. Ensuite, ils ont gardé les bases, les gens à la tête du club et cela s’est prolongé dans le sportif. Maintenant, c’est une machine à gagner. Nous, nous sommes aux bases de ce qui pourrait être une grande équipe du championnat de France.
Y’a-t-il une rivalité entre l’OM et l’OL comme par exemple entre l’OM et Paris ?
La rivalité est plutôt sportive. Sur les dernières années, ce sont les deux équipes qui ont le meilleur niveau, avec Bordeaux.
Le match contre Paris, malgré sa position, revêt un caractère historique, c’est le clasico mais sportivement OM-OL, c’est la plus belle affiche du championnat.
Ce match peut être décisif pour la troisième place…
Une rencontre contre le sextuple champion de France est toujours importante. Mais pour nous, le championnat ne s’arrêtera pas à Lyon. Tous les matches sont importants. Celui contre Lyon autant que celui à Metz la semaine suivante. Il y aura encore six matches derrière avec comme but de finir dans les trois premiers. Si on y arrive, la saison sera bonne, surtout quand on voit notre début de parcours. Battre Lyon nous permettrait de poursuivre notre dynamique au niveau comptable. Et battre la meilleure équipe de France pourrait être un facteur positif pour nous.
Entretien réalisé par Sébastien Piétri.
Retranscription, Frédéric Rostain
Photos : Stéphane Nadin
Source : www.om.net
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06/04/08 - 14:37 OM-Lyon
Cana : «Julien est très important»
Après presque deux mois d’absence, le retour dans
le groupe de Julien Rodriguez ravit les Olympiens, à commencer par le
capitaine, Lorik Cana. «Je suis content du retour de
Julien, il est très important pour nous et il a beaucoup manqué
sur et en dehors du terrain. Sa présence dans le quotidien de la vie
du groupe a beaucoup d’importance, il est capable de maintenir les joueurs
sous pression. Le coach et moi-même, en tant que capitaine, nous nous
servons beaucoup de lui» a souligné Cana, même si
le Biterrois n’est pas encore garanti de débuter face aux Gones.
D’ailleurs, Cana, qui n’a pas caché sa préférence
pour un rôle au milieu, a indiqué qu’il continuerait en défense
centrale si le coach lui demande.
E.J.
Source : www.om.net
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10/04/08 - 21:37 OM-Lille
OM-Lille : Cana et Tafforeau suspendus
Avertis
pour la 3e fois (en l'espace de 10 rencontres) lors de la dernière
journée, le Marseillais Lorik Cana, et le défenseur lillois Grégory
Tafforeau ont écopé jeudi d'un match de suspension ferme. Ils
manqueront tous les deux le match OM-Lille, du dimanche 20 avril.
L.O.
Source : www.om.net
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Avant Metz-OM avec Lorik Cana
11/04/08 - Metz-OM
Après
un succès face au leader, les Olympiens se rendent sur le terrain de la
lanterne rouge. Garder le même état d'esprit et le même niveau de
performance et ainsi ramener les trois points seront les objectifs des
coéquipiers de Lorik Cana. Le capitaine nous présente cette rencontre.
METZ-OM
33e journée de Ligue 1
Samedi à 20h00 (Foot+)
Arbitre : Philippe Malige
Live texte & audio sur OM.net
Lorik, comment abordez-vous ce match face à la lanterne rouge ?
On l’aborde avec beaucoup d’envie parce qu’on a une belle carte à jouer
pour cette fin de championnat. On reste sur deux très bons résultats en
Ligue 1 dont une victoire face au leader. Pour bonifier tout cela, il
faut absolument remporter la victoire à Metz. On est conscient que cela
sera difficile car même s’ils sont derniers, ils jouent de mieux en
mieux et ils n’ont plus grand-chose à perdre maintenant. Face à l’OM,
tout le monde nous attend, d’ailleurs le stade sera plein. Nous sommes
confiants, nous avons très envie de ramener les trois points.
Se déplacer chez le dernier est toujours synonyme de match piège...
Ce n’est pas uniquement celui-là. C’est le cas contre des adversaires
prétendus plus faibles que l’OM ou qui sont dans la seconde moitié du
classement. Cela fait plusieurs années que je suis à l’OM et ce sont
ces matches qui nous ont fait rater nos objectifs la première année
notamment. On a connu des désillusions contre ces « petits » clubs donc
on est prévenu. Nos objectifs passent par une victoire à Metz.
Le stade sera plein et l’OM a besoin de points. La pression sera-t-elle sur les épaules marseillaises ?
Oui, je pense Metz reste un bon club et une vraie ville de football
mais ils sont derniers du classement. Ils sont quasiment sûrs de finir
relégables. La pression sera donc sur nos épaules. On va essayer d’y
faire face comme on le fait depuis un petit moment.
Metz joue libéré depuis quelques matches. L’objectif est de les faire douter rapidement avec un gros pressing par exemple ?
Il faudra montrer nos intentions dès le début du match tout en restant
très concentrés car Metz reste une équipe de première division. Ils
sont capables de marquer à tout moment du match. Il faudra jouer sur de
bonnes bases défensives car nous avons, offensivement, les qualités et
les talents nécessaires pour marquer. Cela passera par une bonne
concentration, une bonne gestion de l’entame du match mais également
dans son intégralité.
La victoire face à Lyon a fait grimper le
capital confiance. Quels seront les mots du capitaine pour ne pas
tomber dans l’excès de confiance ?
L’équipe est consciente de la situation et des objectifs à atteindre.
Nous avons traversé des périodes difficiles où il était nécessaire de
dialoguer. Là, il s’agit juste de petits recadrages. Il n’y a pas de
mots miracles, il suffit de sensibiliser un petit peu. Les joueurs sont
conscients de l’attente des supporters. Il y aura une bonne
communication entre nous avant et pendant le match. On va aller à Metz
avec un esprit de conquérant et de gagneur.
Dans le même temps, Nancy joue à Lille. L’écart pourrait se réduire dès ce week-end…
Je l’espère même si Nancy tient bien la distance. On est proches d’eux
depuis un moment mais ils ne lâchent pas. La lutte se fera jusqu’au
bout. S’ils perdent des points samedi, tant mieux pour nous mais c’est
avant tout à nous de bien faire notre travail sans vraiment se
focaliser sur le résultat de Nancy. En remportant pas mal de matches,
on devrait réussir à être dans les trois premières places. Avec trois
points d’avance, Nancy est maître de son destin et tant qu’ils
gagneront, on sera derrière eux. L’important dans un premier temps, est
de bien faire ce que nous avons à faire.
F.R.
Source : www.om.net
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12/04/08 - 22:53 Metz 1-2 OM
Cana : "Notre talent fait la différence"
"On
a pris un but très tôt et ce n’est jamais l’idéal face à des équipes
comme cela car elles se replient encore plus. On est revenu au score.
On n’a pas lâché, on a continué à jouer notre jeu et c’est positif. On
savait qu’on allait passer devant en deuxième mi-temps… On n’a pas fait
le meilleur match de la saison mais on a assuré le minimum et c’est
très bien pour nous. On arrive dans le sprint le final et il faut
savoir gagner de cette manière même si on ne joue pas toujours très
bien. Il faut savoir trouver d’autres ressources quand on est un peu
moins bien et à la fin, par moment, notre talent fait la différence. Je
pense que la meilleure équipe a gagné."
J.T.
Source : OMtv
Source : www.om.net
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Cana : "On en a sous la semelle"
25/04/08 - Monaco-OM
Malgré
le résultat contre Lille, le capitaine olympien estime, à 48 heures
d’un déplacement à Monaco, que son équipe a les moyens de dépasser
Nancy au cours des quatre dernières journées.
Avant d’aller à Monaco, avez-vous tiré un trait sur Lille ?
On n’a pas le choix… Dimanche, ce sera un autre match, un autre stade
et, un autre adversaire. On a les qualités pour réussir une bonne fin
de championnat. L’an passé, on avait fait un très bon résultat à Louis
II. Il faudra y aller avec le même état d’esprit et on espère que le
résultat sera le même.
Eric Gerets avait parlé d’indiscipline tactique. Ces problèmes sont-ils réglés ?
Il faut qu’ils soient réglés et que cela dure sur les quatre matches.
Cela ne sert à rien de retrouver une cohésion le dimanche et de la
perdre le week-end suivant. On va essayer de rester unis et soudés pour
bien terminer. Depuis plus de six mois, nous faisons un parcours
fantastique, nous devons le bonifier jusqu’au bout en terminant
troisième et cela passe par un état d’esprit différent de celui affiché
contre Lille.
Ces problèmes ne sont pas dus au physique. Comment l’expliquez-vous ?
Ce sont des détails… On a eu la chance de marquer mais Lille est
formaté pour évoluer d’une certaine manière. Ils ont donc mis leur plan
à exécution, ils ont évolué comme ils le désiraient en nous amenant là
où ils voulaient. De notre côté, on a manqué de solutions dans notre
jeu.
"La plupart du stade sera acquise à notre cause. C’est une
motivation supplémentaire pour nous. On aura l’appui du public, on va
s’en servir car c’est un plus pour nous"
Quel regard portez-vous sur Monaco et ses récentes performances ?
Ils ont fait un beau match contre Nice. Ils ont quand même eu deux
expulsions mais cela montre qu’ils avaient envie de se battre, et de
s’en sortir pour cette fin de championnat. Avec ce succès, ils ont
désormais huit points d’avance sur le premier relégable. Contre nous,
c’est toujours le match de l’année, on sait qu’il n’y aura pas de
relâchement. Ce sera à nous de trouver les ressources pour s’imposer.
Le stade Louis II sera bleu et blanc. Est-ce une pression supplémentaire ?
Ce n’est pas une pression. La plupart du stade sera acquise à notre
cause. C’est une motivation supplémentaire pour nous. On aura l’appui
du public, on va s’en servir car c’est un plus pour nous.
"On a l’équipe pour finir troisième. Mais Nancy est devant
avec un point de plus. Ils ont leur destin entre leurs mains et s’ils
gagnent les quatre derniers matches, on ne pourra pas faire grand-chose"
Monaco risque d’être regroupé et on sait que l’OM a des difficultés dans ce cas…
C’est difficile de faire les mêmes erreurs d’un week-end sur l’autre.
Le match de Lille peut nous aider à ne pas reproduire les mêmes fautes
et à être plus vigilant. On a revu la rencontre et tout n’a pas été
mauvais mais il peut nous permettre de bien gérer la fin de saison.
Qu’est-ce qui vous fait espérer pouvoir dépasser Nancy ?
La qualité de nos joueurs… On a l’équipe pour finir troisième. Mais
notre adversaire est devant avec un point de plus. Ils ont leur destin
entre leurs mains et s’ils gagnent les quatre derniers matches, on ne
pourra pas faire grand-chose.
"Si Nancy ne finit pas troisième, on dira que c’est normal
par contre si Marseille n’est pas troisième, on dira que c’est une
saison moyenne. En tous cas pour moi, ça le sera"
L’OM est à l’aise à l’extérieur depuis plusieurs semaines…
Oui, mais on ne s’est imposé que deux fois. On ne peut pas dire que
nous sommes plus sereins à l’extérieur. On a des carences à l’extérieur
comme à domicile mais on a plus de qualités et on est plus sûr de notre
jeu à domicile.
Qu’est-ce qui va faire la différence avec Nancy pour ces quatre dernières journées ?
L’équipe qui réussira sera celle qui saura laisser de côté ce qu’elle a
réalisé jusqu’à maintenant pour se concentrer sur les quatre dernières
rencontres. Logiquement, l’OM a plus d’expérience qu’un club comme
Nancy mais Nancy a quasiment toujours été dans les trois premières
places. S'ils sont là actuellement c’est qu’ils le méritent et s'ils
finissent troisièmes, ce sera mérité également.
Pensez-vous avoir les ressources nécessaires pour finir troisième ?
Tout d’abord, si on finit quatrième, ce sera une saison moyenne pour
l’OM. On en a sous la semelle et on va faire le maximum pour aller
chercher cette troisième position. On sait que notre adversaire est
moins attendu. Si Nancy ne finit pas troisième, on dira que c’est
normal par contre si Marseille n’est pas troisième, on dira que c’est
une saison moyenne. En tous cas pour moi, ça le sera. En tant que
joueur de l’OM, on se doit d’aller chercher le top 3. On a tout mis en
œuvre pour y arriver. Si on n’y parvient pas, ce sera un échec.
Il resterait ensuite encore le tour préliminaire avant d'accéder vraiment à la Champions League…
On passera ! Certes, il faut se qualifier dans un premier temps mais je
pense qu’il est plus difficile de finir troisième que de passer le tour
préliminaire.
F.R.
Source : www.om.net