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Notre gouvernement a annoncé cette année un plan de supression de 12 000 postes d'eneignement dans toute la France d'ici la rentrée 2 012.
Ceci, sous couvers d'améliorer l'enseignement public, signifie en réalité une baisse de la qualité de cet enseignement. Nous n'apprendrons à présent que le minimum nécessaire pour obéir, et non pour établire un raisonnement, émettre une opinion et pouvoir l'argumenter. Ceci se résumerait au fameux mais non moins décrié « lire, écrire, compter, cliquer ». évidemment, la supression de postes entrainera la disparitions de nombreuses options présentes entre autres dans notre établissement (latin, grec, musique, nombreuses LV3...), ainsi que de l'augmentation des éffectifs de chaque classe. Nous nous plaignons déjà d'être 30, mais il faudra à l'avenir tenter de suivre nos cours de langue dans des clases de 40. Cette action s'inscrit dans l'application du rapport Pochard.
Il est évident qu’un jeune qui sort d’un lycée en sachant simplement cliquer sur son ordinateur et rédiger un CV sera moins payé que s’il a des compétences en langues étrangères, des connaissances générales sur le monde qui l'entoure, monde dans lequel il vit.
Le guvernement actuel inscrit cette réforme dans le plan d'abaissement de la dette nationale... Dans ce cas, que dire 15 milliards de cadeaux fiscaux accordés aux patrons en juillet dernier? Et des soldats français présents en Afganistan ou au Tchad? Du « Plan banlieues » de Fadela Amarra qui prévoit l’embauche de 4000 policiers dans les quartiers populaires?
La supression de postes serai au départ compensée par l'augmentation des heures supplémentaires, ou par la bivalence des enseignants: ceux-ci devront enseigner dans plusieurs établissements, les heures de trajet n'étant pas comptabilisées, ou devront enseigner deux matières à la fois, sans formation approfodie (imaginez votre professeur d'histoire vous donner cours de physique...).
Mais le travail de nos professeurs ne se limite pas à l'enseignement en classe. Comment préparer ses cours, comment faire des corrections en temps voulu lorsque l'on partage son temps entre déplassements entre établissements, et enseignement? Le suivit individuel ne deviendrait alors que secondaire, chaque élève progressivement rendu à un numéro parmis tant d'autre.
Cette politique favorise également l'enseignement privé. Les élèves issus de familles aisées auront les moyens de payer un établissement privé proposant des cours de qualité et des options diversifiées. Mais la majorité des autres devra se contenter du stricte minimum nécessaire à la survie et à l'obéissance, et non à l'épanouissement personnel, à la culture, à la possibilité d'émettre un jugement personnel.
C'est pour éviter cette dégradation de l'enseignement public, et par là de nos vies, de celles de nos familles, de nos enfants, que nous nous mobilisons, aujourd'hui en tant que lycéen, demain en tant que citoyen.
Léonor.
le 07/05/2008 à 23:18 |
le 15/04/2008 à 23:48 |
le 16/04/2008 à 10:53 |
le 30/04/2008 à 20:37 |
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