syndrome bébé secoué

Le syndrome des Bébés secoués

 

Tiens voilà Tonton !
- 'Ho il est beau le Bébé !'
Et là Tonton prend Bébé et avec une délicatesse toute relative secoue un peu Bébé pour tenter de le faire rire.

Cette scène n'a rien d'une agression mais la douceur doit toujours être présente dans tous contacts.

Dans certains cas, cela va beaucoup plus loin que le simple amusement et certains parents réagissent mal face aux angoisses et au stress causés par les pleurs de leur enfant...

22 janvier 2003
Tournan en Brie (77).

Une nourrice mise en examen pour la mort d'un bébé
(...)

25 janvier 2003
Cour d'Assises : « Enfants secoués » : Les silences de l'accusé

Le constat s'impose : dans le box, Ronald Miancien a choisi de répondre a minima aux questions (...)

7 janvier 2003
Un nourrisson décède à l'hôpital de l'Ile

FRIBOURG - Un bébé de trois mois est mort à l'hôpital de l'Ile à Berne après avoir été secoué par (...)

23 janvier 2003
Les victimes du syndrome du bébé secoué peuvent subir des séquelles à long terme, telles la cécité (...)

 


Une Nounou pas vraiment câline

Avril 2001, dans le nord de la France.
Un nourrisson de 4 mois est amené par le Samu aux urgences dans un état critique.
Quelques heures plus tôt, chez sa nourrice, le bébé refusait de dormir et ne cessait de pleurer. Pour le faire taire, l’assistante maternelle l’a vigoureusement secoué.
Aujourd’hui, l’enfant est toujours dans un état grave et les médecins craignent des séquelles dramatiques. La nourrice, elle, a été incarcérée.
Le procès devra déterminer s’il s’agit d’un acte de maltraitance ou d’un geste inconsidéré.


Un Papa maladroit ?

Dépêche AFP du 4 octobre 2002

CRETEIL (AFP) - Thierry Bellanger, dont les deux nourrissons sont décédés à un an d´intervalle, victimes du syndrome du bébé secoué, a été condamné à 7 ans de prison ferme, par les assises du Val-de-Marne qui, après cinq heures de délibération, ont condamné son épouse, Murielle Bellanger, à deux ans de prison avec sursis et mise à l´épreuve pour une durée de trois ans...
Thierry Bellanger était poursuivi pour violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Cette qualification peut valoir à son auteur une peine allant jusqu'à 30 ans de prison...


Jeter son enfant en l’air pour s’amuser avec lui, le secouer sans aucune mauvaise intention pour tenter de calmer ses pleurs peut entraîner de graves dommages.
Contrairement aux idées reçues, la maltraitance n’est pas toujours à l’origine de ce syndrome. Quelle qu’en soit la cause, en France, le syndrome de l’enfant secoué serait responsable de 50 à 100 décès par an et d’un handicap majeur chez 500 à 1000 nourrissons, selon Christine Bonnier, neuropédiatre à la clinique universitaire Saint-Luc de Bruxelles (Belgique).
A l’hôpital Necker-Enfants malades, à Paris, 230 cas ont été recensés entre 1996 et 2000. Au CHRU de Lille, le service de médecine légale du Pr Didier Gosset voit passer chaque mois un enfant victime de ce traumatisme.
Une pathologie qui concerne les bébés de moins d’un an (le pic d’âge se situe aux alentours de 6 mois), et plus généralement des garçons qu’un certain nombre de caractéristiques rendent particulièrement vulnérables, comme le volume du crâne, l’importance des espaces péricérébraux et l’hypotonie de la nuque.

« Comme la tête du bébé est grosse et lourde par rapport au reste de son corps, et que son cou est encore faible, ces secousses créent des forces importantes à l’intérieur de la tête, explique Ron Ensom, de l’Hôpital pour enfants de l’est de l’Ontario (Canada).
Secouer un enfant de manière violente et répétée écrase le cerveau contre la boîte crânienne, ce qui cause le saignement des vaisseaux sanguins déchirés, des lésions importantes aux tissus et une enflure du cerveau pouvant causer la mort. » Précision du Dr Boulloche, responsable des urgences pédiatriques du Havre : « C’est le système du fouet. Si l’enfant est un peu mou, l’accélération de sa tête peut atteindre 100 à 120 km/h. »
Tous les professionnels ne sont pas d’accord sur la gravité des conséquences par le seul effet de secouement. Certains estiment qu’un impact est nécessaire. C’est-à-dire que l’enfant soit secoué, mais aussi qu’on le laisse tomber ou que sa tête heurte un objet. Comme le souligne le Pr Gosset, « un impact, aussi léger soit-il, par exemple avec un matelas, décuple les forces mises en jeu. Dans ces conditions, les dégâts cérébraux apparaissent beaucoup plus sérieux, avec oedème cérébral engendrant souvent la mort ».
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Dernière mise à jour de cette rubrique le 09/09/2004

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