Margot : (se dandine d’un pied sur l’autre en criant de plus en plus fort) Roland, mon tout petit... Oh mon Dieu... Roland...
Claude : Que se passe-t-il Margot ?
Margot : (au bord des larmes) Je ne sais pas, Majesté, le petit ne me semble pas très bien.
(Alors qu'Anne et Barbe se disputent un brin de laine, Roxane va vers Margot et se penche sur l’enfant)
Roxane : (Rit méchamment) C’est rigolo, Roland est tout bleu.
Claude : (sans bouger de son siège) Ne dites pas de bêtise, ma fille, le bleu n’est pas une couleur admise pour la peau d’un enfant et encore moins d’un bébé, tout futur roi qu’il soit.
(Les deux autre filles s’approchent de Margot)
Barbe : Elle a raison... il est tout bleu...
Anne : Et même bleu foncé.
Margot : (pleurnichant) Non, non, non, pas foncé, bleu clair, Majesté, seulement bleu clair.
Claude : (se décide enfin à vérifier l’état de son fils) Mon Dieu, mais c’est ma foi vrai...
Margot : Je vous assure que je n’y ai rien fait, Majesté. Je e berçais, comme d’habitude et, tout à coup, il a pris cette couleur.
Claude : Je dois reconnaître qu’il a mauvaise mine. Ainsi, il est encore plus moche que son père.
Genièvre : (qui s’est approchée) Vous avez essayé un dépuratif? Ou alors une saignée? Eventuellement des ventouses... peut-être de la bave de crapaud ?
Claude : (Agacée) Etranglez-le immédiatement, ce sera plus sûr et plus rapide.