Extrait: Napoléon
Napoléon : (furieux) Ah, le traitre, le scélérat... Mais êtes-vous bien certain de vos renseignements, Fouché?
Fouché : Je vous assure, Sire. (fier) N’oubliez pas que je dispose de la meilleure des polices secrètes.
Napoléon : Quand je pense que, pas plus tard que la semaine dernière, il prétendait être mon ami, mon meilleur allié.
Fouché : (insidieux, surveille autour de lui) Selon mon agent, le Tsar serait furieux que vous n’ayez pas songé à l’un de ses parents pour l’une de vos soeurs.
Napoléon : Même si mes soeurs sont insupportables, je ne pouvais tout de même pas les expédier dans ce pays de sauvages... Il y fait bien trop froid... Elles sont habituées au soleil de la Méditerrannée et (pause, en confidence) ma mère ne me l’aurait jamais pardonné.
Fouché : Personnellement, je vous comprends parfaitement, Sire... mais il n’empêche que le Tsar en est furieux.
Napoléon : (réfléchit, puis) Et si je lui envoyais une missive pour lui expliquer que c’est plutôt un service que je lui ai rendu, compte tenu du caractère impossible de mes soeurs ? (s'énerve) C’est vrai, ça, j’ai été obligé d’offrir un royaume à chacun de leur mari pour les convaincre de les épouser.
Fouché : Je crains que cela ne serve à rien... Les âmes damnées du Tsar le pousse à rompre votre alliance.
Napoléon : Zut, zut, zut... Vous êtes certain qu’il est aussi entêté que cela ?
Fouché : Je pense surtout qu’il s’agit d’un prétexte... L’Europe est à vos pieds et cela ne lui plaît pas...
Napoléon : Je ne vais tout de même pas lui demaner la permission de me rendre au cabinet, non ?
Fouché : (obséquieux) Bien évidemment que non Sir, vous seul savez ce qui est bon pour votre grandeur. (révérence)
Dernière mise à jour de cette rubrique le 07/07/2007