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09-04-20071836 je ne vous parlerai pas de la fabrication des carrioles , ou de la descente super dangereuse dans le ravin de la femme sauvage ou je suis passé sous un camion ! je ne vous parlerai pas du "funambulisme" sur un parapet de 20cm de large au 5èm etage( je suis persuadé que le courage c'est d' affsconter sa peur , sinon c'est de la pure inconscience) je ne vous parlerai pas non plus des vols de " cocoses " au jardin d' Essai ! je ne peux vous raconter la poursuite de mes études ( primaires bien sur ) vu , que c'est elles qui m' ont poursuivi et jamais ratrappé ! , je ne vous parlerai pas bien entendu des bagarres aprés classe, traditionnelles et normales ; à l' époque ! ni de l'intifada entre quartiers ; je ne vous parlerai pas des jeux inventés à cet age ou l'on jouait avec n' importe quoi ;mais que c'était super en ce temps là, assombri ensuite avec les évenements ! mais je préfere me souvenir de cet age tendre et innocent ;où nous parlions d' ébauche d'amour entre copains , gonfler les rêves sans aucune réalité ; de cet age ou tout se crée dans nos rèves d'enfant où l 'on écoutait avec gravité les grands raconter leurs histoires assis tous en rond, le soir autour d'un poste de radio !
Qui êtes vous? Moi je suis des HBM du ruisseau. J'ai (dans quelques jours..) 70 ans. Je suis une fille qui a été à l'école de la Corderie puis à Mirabeau. Mariée, deux enfants que j'ai ramenés avec moi en 1962. Je suis dans les BDR. Personne ne vous contacte? pourquoi?MOORE EPOUSE AMOROS - le dimanche 15 avril 2007, à 10:08 je suis nee ala caserne vauban ,mon g p mr Martinez henri ,mon pere etait l anglais cela ma fait plaisir de revoir la regie a bientot ju du ruisseau - le mercredi 18 avril 2007, à 10:07 Alors les ruisseens réveillez vous. "je ne vous parlerai pas" n'a pas créé ce site pour rien. Il faut l'encourager. Et on a bien envie de se parler encore un peu, les années passent si vite surtout à notre âge. Amitiés à tousesteve - le dimanche 29 avril 2007, à 11:30 Bonjour les ruisseens, mais où sont ils? allez un petit effort. Nous arrivons d'un voyage en Andorre' où nous nous sommes amusés comme des gosses(un groupe d'Algérois). Et notre créateur de site que fait-il? pourquoi n'écrit il pas quelques souvenirs? Amitiés.ju du ruisseau - le jeudi 10 mai 2007, à 13:47 Bonjour. Je suis la 87ème visiteuse alors pourquoi personne ne laisse un petit mot pour qu'on puisse se retrouver et parler de "là-bas" notre quartier. Ou alors c'est que je ne sais pas où laisser mon message peut-être. Dites le moi. amitiés.BARRERE J.YVES - le vendredi 18 mai 2007, à 12:11 Bonjour moi je veux bien laisser un petit mot mais c'est surtout sur "VOUS" les anciens du Ruisseau que je compte, pour me raconter ce quartier sa vie ses joies et peines....je suis rentré en 62 à l'age de ......1 an pour les souvenirs Ouallou ! mon grand-père GATT Robert était pompiers à la caserne Vauban ma mère GATT Chantal (née en 41) a fréquentée l'école du stade muncipal mon père BARRERE a travaillé au garage Simca Cano d'Hussein-Dey de 58 à 59 avant de rentrer aux pompiers de Cap-Matifou, je suis revenu seul en juin 2005 dans le quartier du Ruisseau et j'y retourne encore cette année toujours seul l'accueil y a été formidable et je suis entré dans les appartements que j'avais occupé avec mes parents et eux avec les leurs.....alors les anciens du Ruisseau dîtes m'en plus sur ce quartier je n'ai que des photos d'avant 62 et de juin 05 mon père est décédé en décembre 96 et ne c'était jamais remis de cet exil forcé.....je compte sur vous les "Ruisséens" Amitiés PN jean-yves BARRERECATALAN Jean-Claude - le samedi 02 juin 2007, à 15:20 salut J-Y Barrere et on recommence apres une courte periode de lien avec le site de Rachel qui helas a été de courte durée Pdt un moment qq uns avons essayé de maintenir cette relation, hélas beaucoup se sont lassés y compris des relations comme Lyes par ex. qui nous faisait revivre un peu notre quartier. je donnerais aussi a Assante Christian cette adresse il était fils de pompier a la régie et, tres connu voilà, alors bonne chance, et surtout pour tous et un grand merci a toi amicalement Jean-Claude (dit le fils du Djao)esteve - le jeudi 05 juillet 2007, à 08:40 Bonjour les ruisseens, alors on ne sait plus écrire. Que vont penser les autres algérois de nous? allez racontez vos souvenirs, ceux qui vous reconnaitront vous répondront et ce sera un plaisir pour tous. Amitiés et bonne journée.esteve - le mardi 21 août 2007, à 20:22 e t bien mon vieux, personne depuis le 5 juillet! où êtes vous passés les ruisseens? Jean-Claude tu es sûrement en vacances loin de Montpellier. J'espère avoir de tes nouvelles un de ces jours!professeur - le dimanche 21 octobre 2007, à 15:14 Bonjour, Je ne vous parlerai pas de mon Secret,mais je vous invite à le découvrir.Votre curiosité éveillée,il vous faudra un peu de patience et beaucoup de perspicacité.Vous ne manquerez pas de me poser des questions pour vous mettre sur la piste et je finirai par vous conduire vers le champ de Trani sur ce terrain vague que nous avons tant foulé que,comme après le passage d'Attila,l'herbe ne poussait plus.Vous pourrez alors entamer vos recherches.Bien sûr, en bon camarade,je vous aiderai:"dans l'eau...dans le feu...tu brûles!"Aussitôt vous commencerez à gratter légèrement la terre pour mettre au jour,sous un tesson, brillant sous un rayon de soleil, le tésor enfoui. A+juliette - le jeudi 25 octobre 2007, à 13:52 Tout d'abord qui êtes vous professeur??? Je ne sais trop si je trouverai votre secret, je ne sortais pratiquement jamais de la maison, à part école, catéchisme et plus tard boulot! amitiésprofesseur - le jeudi 25 octobre 2007, à 16:10 A Juliette, A défaut de sorties lors de votre enfance vous fréquentez assidûment le site qui propose une vidéo de 1987.Si vous étiez présente à ce rassemblement,alors vos interrogations devraient trouver réponse.Bien cordialement.1111ème visiteur - le vendredi 26 octobre 2007, à 22:52 Sur le chemin de l'école...Cette année là,le 6 juin le débarquement des alliés commençait en Normandie et celui de Provence,le 15 août.Le Gouvernement Provisoire de la République Francaise alors installé à Alger était transféré à Paris .Le 1er octobre,avec mon ami Guy,accompagnés de nos mères, nous prenions à pied le chemin de l'ècole:rue des Sports,rue du Dr Roux, chemin Vauban,rue Paul Revoil,rue Collardo et enfin,en haut des escaliers,l'Ecole Maternelle Mirabeau dirigée par Mme Laroche.En classe nous retrouvions notre voisine Maryvonne cavalière distinguée lors de la fête de fin d'année.Notre gentille maîtresse(qui me rappellera son nom?)nous proposait des séances de piquage à l'aide d'une épingle à tête pour découper le dessin d'un poussin que nous cousions ensuite sur un morceau de tissu.En fin de matinée,nous rentrions seuls en empruntant sur le chemin du retour ,la rue Mirabeau,puis la rue de Lyon où invariablement nous faisions halte devant la guérite de la garde anglaise contrôlant l'entrée de la grille de l'Ecole du Commerce et de l'Industrie où était cantonnée la garnison alliée.Notre conversation était limitée à"hello boy",notre sésame pour s'attirer la sympathie du garde à l'heure de son repas et pour récupérer exceptionnellement un minuscule morceau de viande ou plus souvent un mor ceau de pomme qu'il nous offrait sans rien lui avoir demandé.Que refuser à des bambins de cinq ans qui savaient l' écouter quand il nous sortait de son portefeuille les photos de sa femme et de ses jeunes enfants?Nous pouvions alors reprendre notre route,en tournant à droite,pour descendre la "rue des norias"(la cote",disions-nous)qui deviendra la rue Hélène Boucher,puis à gauche le boulevard Thiers prolongé où stationnaient les Américains dans la future école du stade municipal et enfin ,pour boucler la boucle,la rue des Sports.A+professeur - le samedi 03 novembre 2007, à 16:18 Quelques temps après la Victoire(cf forum),toujours sur le terrain vague de la rue des Sports où nous jouions à "la délivrance" un de nos jeux favoris qui consistait pour une équipe à récupérer un des siens prisonnier du camp adverse,un caméraman avait attiré la foule des gosses découvrant pour la première fois un appareil de prises de vue.D'aucuns connaissaient le projecteur de cinéma des armées ou du curé mais pas la caméra.L'excitation était à son comble et chacun voulait être le héros d'une séquence.L'opérateur nous demanda de nous rassembler sur le talus,en face du dispensaire des soeurs de l'Assomption,de bouger,d'agiter les bras et de crier comme le ferait une foule en liesse.Je me demande toujours quelle utilisation(manipulation?)a pu être faite de cette mise en scène.A+professeur - le jeudi 08 novembre 2007, à 13:09 La criée ou les crieurs: Le quartier s'animait épisodiquement lors de la venue des marchands ambulants. Pendant la guerre le marché noir et le troc permettaient à certains de pallier la pénurie des denrées alimentaires: <<Marchand d'z habits>>,criait le vendeur clandestin pour attirer sa clientèle et encore<<Foudil>> pour appeler son jeune client préféré à la santé fragile ,avec lesquels il échangeait les boîtes metalliques de lait concentré contre des vêtements ou des chaussures usagés. Sur un autre ton fusait parfois un<<vi...trier>> annonçant le passage de l'artisan à la hotte chargée de ses panneaux de verre.La rumeur laissait entendre qu'un complice l'avait précédé en jouant du lance-pierres(le stac ou le taouel,disions-nous) <<Aiguisez couteaux,ciseaux>>répétait le gagne-petit poussant sa charrette à bras avec son pésentoir des lames affûtées et pédalant sur le patin actionnant la meule du remouleur. <<z'oublie...ie...ie..>>chantait le marchand de cette pâtisserie très mince,gaufrée et roulée en forme de cornet que d'autres appellent "plaisir"(genre cornet des cônes glàcés sans la crème mais en dix fois plus gros). <<Ki...lomètre>> modulait le "confiseur" avec son fuseau de pâte de guimauve ,la broche en bois sur l'épaule,qu'il dévidait d'un large geste et que les "petites canailles" imitaient lorsqu'un "macaroni" s'échappait de leur bout du nez. <<sfenj...ahfef>>attirait les enfants autour du marchand de beignets arabes qui déambulait le plateau sur l'épaule. <<calentita...chaude,tout chaud>> proposait le spécialiste de cet espèce de flan à la farine de pois chiche; <<caw..caw(cacahuettes)bonbons,bliblis>>débita it le marchand à la sauvette qui détalait à la moindre alerte,son plateau maintenu d'une main sur la tête et les pieds croisés de son étalage sou l'autre bras; <<batata,tomatich>>hurlait le marchand des quatres saisons poussant sa charrette à bras,en dehors des jours de marché à la Régie d'abord et plus tard,rue des Sports,sans oublier celui bien plus important de la rue Revoil; <<l'Echo, la Dépêche>>hurlait le crieur de journaux portant sur son avant-bras les quotidiens "l'Echo d'Alger,la Dépêche Quotidienne,le Journal d'Alger et Alger Républicain",ce dernier plus souvent vendu par les militants communistes; <<Cirer...coup de brosse>> s'époumonnait le petit cireur avec sa boîte de cirage en bandoulière et la salive sans pareille pour faire briller les chaussures <<à la glace de Paris" disait-il; et tous les dimanches la "sono" à fond du stade municipal"nous déversait sa rengaine péférée: "c'était un joli porte -bonheur un petit cochon avec son coeur qu'elle avait acheté au marché du quartier pour cent sous,c'est pas cher entre nous",ripoll norbert - le samedi 10 novembre 2007, à 16:53 j'habitais au batiment A de la rue des sports,commevous je regrette la disparition du site de rachelle ou je tenais la rubrique judb,je suis un ami d'enfance de christian assante et de martial labarbe,amitès a tousjuliette - le lundi 12 novembre 2007, à 15:22 Mon frère Camille aussi faisait partie de la JUDB au ruisseau, mais je ne l'ai jamais vu sur les photos qui étaient sur le site de Rachel. Oh oui il était complet ce site. J'avais apprécié l'espace destiné à nos disparus, et la photo de mon bon copain Marcel Costagliola(en militaire). Il faudrait reprendre tout çà sur celui-ci.Jacky - le samedi 17 novembre 2007, à 17:24 Bravo à vous professeur , un conteur exeptionnel apparement , qui jongle avec les phrases , et nous fait apparaitre milles images sur le quartier ! oui le champ TRANI d'ou emmergerent deux immeubles blanc , le stade municipal le jardin d'essai , je suis né en 45 donc aprés la guerre , mais je me regale à lire ces quelques lignes , encore bravo prof ... professeur - le dimanche 18 novembre 2007, à 20:26 La Primaire. Après la victoire du 8 mai 1945,un autre évènement marquant nous attendait à l'automne avec la rentrée à "la Grande Ecole"du Chemin Vauban.La grande classe ,conviendrait-il de dire, tant par la taille et le volume de la salle située entre le "Moutchou" et le cordonnier(plus tard l'auto-école Turki) que par le nombre d'élèves répartis en quatre niveaux:une section de maternelle,un cours préparatoire et les cours élémentaires 1 et 2.Le rang se formait sur le trottoir avant d'entrer sous la conduite de Mme Pélisser,jeune et jolie institutrice qui maîtrisait avec brio ses quarante-sept(47) élèves âgés de 5 à 13 ans.Pour les plus âgés,faute d'enseignants partis défendre la patrie la scolarité n'avait pas été une priorité jusqu'en 1943-44(des victimes collatérales en quelque sorte).Les plus jeunes connaissaient déjà plus d'une lettre de l'alphabet à travers l'adresse de leur bâtiment et celles de leurs copains. A la suite de sa leçon de lecture,la maîtresse dispensait son enseignement aux CE 1 et 2 .Elle confiait alors à un moniteur choisi parmi les plus grands- en général Jean-Pierre ou Réda- la répétition du texte consigné à la craie sur le tableau noir posé sur un trépied en bois.C'était l'époque du b et a...ba!Comme cette école se situait au rez de chaussée,sous les logements où habitaient nos camarades,la récréation se déroulait dans la cour de leurs immeubles donnant Rue du Dr Roux. Cet établissement était une annexe de l'école de garçons dirigée par le redoutable M.Vanelli qui enseignait aux CM1,CM2 et Fin d'études.Cette classe forte d'un lourd effectif d'élèves âgés de 9 à 16 ans se situait entre la cour "d'en-bas" et la cour "d'en-haut" sous les logements du Bât F .Dans le prolongement se trouvait l'école de filles au RDC du Bât E:<<pas de mixité...ah!non!pas de ça chez nous >>, diraient les humoristes.Aussi, les récréations étaient décalées dans les cours intérieures des H.B.M.,côté Jardin D'essai.A+professeur - le mercredi 21 novembre 2007, à 19:39 Le foot de rue:dès notre plus jeune âge nous tapions allègrement dans le ballon.Enfin...nous jouions avec une pelote de papier journal ficelé ou avec une balle de chiffons enveloppés dans un bas de femme, tourné et retourné.Et puis, en sortant de la guerre les premières balles en caoutchouc ont fait leur apparition.Apparamment elles étaient presque rondes: elles étaient constituées de deux calottes soudées sur un bandeau cylindrique.A la moindre épine de la haie du champ de Trani,elles faisait "Tchouffa" et ressemblait à un cheeseburger.A la suite d'un tir trop puissant, elle se transformait en boîte de camembert avec le couvercle arraché.Cela ne nous empêchait pas d'organiser presque tous les jours d'interminables rencontres de Foot-ball dans nos rues où la circulation était quasi inexitante à l'époque.professeur - le mercredi 21 novembre 2007, à 20:38 Foot de rue(suite) Nos matchs se déroulaient sur le macadam de la rue des sports où les trottoirs délimitaient le terrain et où des pierres ou nos pullls et plus tard nos cartables marquaient les poteaux imaginaires des buts.Pour échapper aux regards de nos parents, nous prenions un peu de distance en allant jouer derrière chez les soeurs,devant l'école du stade quand il n'y avait pas classe ou encore dans le rond-point du boulevard Thiers prolongé.professeur - le jeudi 22 novembre 2007, à 20:11 Foot de rue (Suite):au fil du temps les balles en caoutchouc étaient de meilleure qualité.Quand les copains tardaient à descendre,dés que nous étions deux voire quatre, nous entamions une partie de "tête".Le terrain se délimitait sur le large trottoir entre deux frènes et le mur de l'école du stade. Le jeu consistait à donner un fort coup de tête dans la balle pour marquer un but à l'adversaire gardien de but et vice versa.A l'arrivée d'autres camarades nous abandonnions le jeu de tête pour une partie de foot-ball à trois contre trois et rarement plus de sept contre sept.Parfois,nous lancions un défi à la cour "d'en-bas". Plus tard,à l'image de nos aînés,les rencontres entre la Régie et la rue des Sports prenaient des allures de finale de coupe. Pour nous qui évoluions sur la chaussée goudronnée,la surface en terre de la cour de la Régie ressemblait fortement à un stade avec ses grilles, ses tribunes ...pardon ses balcons ses loges c'est à dire ses fenêtres derrière lesquelles on devinait des spectatrices Nous allions jouer avec un vrai ballon:il fallait gonfler la vessie,bien ficeler la pipette etla glisser dans l'enveloppe de cuir dont il convenait de fermer la petite ouverture à l'aide d'un lacet en cuir lui aussi.Quand "on faisait une tête sur ce lacet...Bonjour la douleur!Les capitaines "Shooteur" pour la Régie et "Jojo" pour la rue des Sports constituaient leur équipe et la partie pouvait commencer dans un esprit de franche compétition. La preuve, il n'y avait pas d'arbitre et tous se pliaient aux règles établies.La Régie sortait le plus souvent vainqueur de ces confrontations.Il faut dire à notre décharge que leur équipe avait une moyenne d'âge quelque peu supérieure à la nôtre.professeur - le lundi 26 novembre 2007, à 14:47 Le foot-ball: Alain nous organisait aussi des matchs "aller-retour" contre le Hamma ou contre Belcourt.A ce rythme, le quartier aurait dû être une pépinière de jeunes footballeurs où se distingaient les dribbleurs,les passeurs les tireurs ou les goals.Certains ont pu faire les beaux jours de l'USHBMR,de l'OMR ou de l'ASK. Pour autant, peu sont ceux qui ont atteint le niveau supérieur régional comme Mohamed goal du Mouloudia Club Algérois(M.C.A."rouge et vert de tous côtés,la plus belle du monde entier"chantaient ses supporters)ou encore Gaëtan, inter de talent à l'Association Sportive de Saint-Eugène (A.S.S.E., en Rouge et Blanc).charlyne - le mercredi 28 novembre 2007, à 12:49 bonjour professeur je suis nee moi aussi a la regie petite fille de pompier a la caserne ,VAUBAN.Je vois que dans votre message vous parle de GAETAN je suppose que c est de mon ami BIGLIARDO DIT TANY qui est decedeau moment de prendre sa retaite helas trop tot .je vous remercie si c est bien lui que vous citez car c etait un mec bien.amicalementprofesseur - le mercredi 28 novembre 2007, à 19:20 Bonjour, C'est avec beaucoup de peine que j'apprends la disparition de Tany ce foot-balleur de talent qui mérite de prendre place dans notre livre d'or, à ce titre et pour son action au sein de l'A.R.S. Ayons une pensée pour cet ami apprécié de tous!Sincères condoléances à tous les siens.charlyne - le jeudi 29 novembre 2007, à 13:32 salut je vous remercie ,de votre pensee pour TANY .je transmettrai vos condoleances a sa soeur qui habite pres de chez moi.ne meurt vraiment que ce qu on n oublie Barrios Louis - le lundi 03 décembre 2007, à 10:18 La dernière fois que j'ai vu Tany c'était lors d'un rendez-vous de l'A R S que Denis nous avait organisé à Marseille et je me rapelle qu'il m'avait dit qu'il s'occupait d'un club de foot dans le midi. Bien des choses à sa famille Nous avons perdu un AMILouis. - le lundi 03 décembre 2007, à 10:36 Foot: professeur tu oublies que nous étions des gamates comparé aux bons joueurs que nous a fourni le quartier ,à la cour d'en bas vers un qui jouait au RUA (arrière) notre voisin Jean-Jean ( Gallia et OMR fort et en l'air tu as ta place en 1ère) les autres sportifs, natation Hymgi ,Le Vaillant Guy etc... en baket Bernard , Jacot , Norbert, William,Martial,Christian, Jean-claude et son frère (CFA et electra),Tafine (marié à la fille Cortès de la régie SSSPA) Paulette (la soeur à Bernard) je dois en oublier . à bientôt amitiés à tous.professeur - le lundi 03 décembre 2007, à 18:55 Basket-ball et foot de rue: c'est paradoxal!Alors que le quartier aurait du produire un grand nombre de foot-balleurs de niveau régional, c'est en basket que se sont révélés plusieurs d'entre nous,chez les filles:Paulette (ASCFA,Heure joyeuse)Pierrette(ASCFA)Jacqueline et Maryvonne(Electra Sport) toutes du Bât D rue des Sports les garçons:Norbert,Martial,William,Christian(Judb)Tafine(SSPA)Ouizmane(AS AF)Norbert et Jeanclaude son petit frère,jacques et jean-claude,son grand frère,Ginès et Louis et bien sûr ,la vedette de la sélection d'Alger Bernard,tous de l'ASCFA avant d'aller vers des transferts intéressants pour eux. Je dois bien en oublier une ou un ,mais connaissant sa grande modestie elle ou il me pardonnera.A+Louis - le mardi 04 décembre 2007, à 11:00 Rectificatif: Paulette jouait à Algéria-sport si ma mémoire ne me fait pas défaut.professeur - le mercredi 05 décembre 2007, à 18:26 La grande école: Les vacances terminées,les travaux achevés, le 1er octobre 1946, après avoir piétiné sous un ciel bleu et un soleil radieux sur le large trottoir bordé de frênes dénudés, nous allions franchir les grilles de notre nouvelle école flambant neuf, les filles d'un côté et les garçons de l'autre. Pour tous c'était et c'est encore l'Ecole du Stade Municipal. Pourtant, sur les photos de classe l'appellation Ecole Vauban a subsisté jusqu'en 1948.Comme il n'y avait plus de rapport avec l'ancienne adresse, nous pouvons supposer que les hauts murs d'enceinte du nouvel établissement étaient un clin d'oeil au Commissaire Général des fortifications,sous Louis XIV.En 1949,changement de nom: est-ce parce que les autorités académiques avaient soudain réalisé que l'on devait à ce Maréchal de France l'idée de l'impôt sur le revenu? Trêve de plaisanterie! En fait la nouvelle dénomination "Ecole Hélène Boucher"correspondait à la mitoyenneté de la cour des Filles avec la rue du même nom commémorant les exploits de le célèbre aviatrice, détentrice de sept records du monde. Le portail franchi, la demi-douzaine de marches vivement escaladées, nous étions enfin dans cette large cours avec au fond son préau abritant les traditionnelles toilettes.Les bancs étaient scellés dans le corps du bâtiment scolaire d'un blanc immaculé de deux étages, en arc de cercle épousant la forme des tribunes populaires du Stade. Propres comme des sous neufs, bien gominés,sages comme des images, nous attendions impatiemment de connaître notre nouvel enseignant.Après le coup de sifflet autoritaire de M.Vanelli, Mme Pélisser prenait len charge la 5ème(CP),Mme Benhadj était chargéé des élèves de 3ème(CE2),M.Tallagrand s'apprètait à "dresser" ceux de la 2ème(CM1), le Directeur se réservant la 1ère(CM2) et la Fin d'études.C'est la belle et gentille Mme Garriguet qui se présenta devant les 34 élèves de 4ème(CE1) âgés de 7 à 14 ans, les mêmes victimes collatérales de 39-45(cf album photo). Nous étions alignés en rang sur deux files impeccables,prêts à nous déplacer en ordre pour découvrir notre salle de classe. Notre déplacement était ponctué d'arrêts obligatoires pour permettre à l'enseignante de contrôler le mouvement. Une première halte était marquée au pied du perron, puis une autre avant de franchir la porte principale et une troisième dans le hall devant la double porte vitrée donnant accès dans le sombre couloir du rez-de-chaussée, à hauteur du logement de fonction de Mme Billet, la gardienne de l'école. Au bout de ce long passage, nous nous arrêtions à nouveau, avant d'être invités à monter jusqu'au 1er étage. A ce niveau, une fois de plus nous marquions le pas avant d'être autorisés à un arrêt pipi dans les toilettes qui précédaient notre classe.Le regroupement se faisait, les rangs serrés, devant la porte d'entrée. A l'intérieur, une classe claire, fraîchement peinte d'un bleu-vert pastel souligné d'un mince liseré à hauteur d'homme, était équipée d'un grand tableau mural noir,d'une longue estrade surmontée du bureau de la maîtresse.Au fond,se dressait une armoire-bibliothèque.Nous nous tenions silencieusement debout dans notre rangée à côté de notre place attendant que l'institutrice nous disent de nous asseoir sans bruit. C'était, nous expliquait-elle, notre manière de lui dire bonjour,sans brouhaha. D'une pierre deux coups, cette marque de politesse offrait une prise en main magistrale pour nous mettre au travail sans perte de temps. Mme Garriguet exerçait avec bienveillance et une compétence affirmée jusqu'à son congé de maternité. Nous la respections d'autant plus que dès notre plus jeune âge on nous inculquait tous les égards dûs aux mères et aux futurs mères.(à suivre)professeur - le jeudi 06 décembre 2007, à 15:44 La Grande Ecole(cf album photo Vauban 46-47) Après la pédagogie du bon-point de notre douce institutrice,avec l'arrivée de son remplaçant, nous allions découvrir une métode d'instruction digne des moudérès de la médersa. A défaut d'une maîtrise de son enseignement ce jeune instituteur usait d'artifices et abusait du piedestal sur lequel les familles portaient nos maîtres. En guise de leçon de chant,il demandait aux élèves de pousser la chansonnette de leur choix.A cette "Star Ac" avant l'heure, Jean-Pierre de la cour d'en-bas décrochait un billet d'honneur en interprêtant: "Sur le bord de la riviéra Où murmure un brise embaumée Toutes les femmes arrivaient là-bas Toujours belles et toujours adulées"... En Education Physique, l'enseignant organisait des sorties "nature"avec des courses-relais où les deux équipes se distinguaient par un brassard fourni par les élèves aux couleurs du Gallia Sport Algérois(G.S.A.) pour les uns avec "Schooteur"le plus rapide d'entre nous et pour les autres, aux couleurs du Red Star Algérois(R.S.A.) avec le même Jean-Pierre comme chef de file.Ces relais se déroulait dans la colline du bois des Arcades ou dans le rond-point de l'allée de ficus du Jardin d'Essai.professeur - le jeudi 06 décembre 2007, à 16:41 La Grande Ecole(suite) En effet, cette année là, l'immense parc qui jouxtait nos immeubles était enfin rouvert au public et à notre conquête de ses 80 hectares.Petits diables dans cet univers merveilleux, nous étions plutôt sage en classe.Ce ne devait pas être l'avis de l'instituteur-remplaçant. Etions-nous si terribles que ça pour mériter à longueur de temps les coups de bâtons sur les paumes de mains?Le maître ne se salissait pas les siennes! Il faisait exécuter ses sentences par des bourreaux choisis parmi les plus grands. Jean-Pierre de la rue Sadi Carnot,préposé en chef ,avait troqué la baguette du tableau de lecture du CP(Cf"La Primaire) contre une trique qu'il administrait, sur ordre, avec violence.Charles était l'autre grand exécuteur des bastonnades. M.Castel quittait souvent la classe pour des raisons qui nous échappaient:allait-il fumer une cigarette dans les W.C.pour se détendre ou allait-il papoter avec ses collègues et voisines?Peut-être allait-il voir M.Tallagrand qui avait dû le conseiller sur les bienfaits du matraquage.Lors de ces petites absences,il confiait la surveillance de la classe ,à tour de rôle, à Steeves, Réda ou Rachid: nous n'étions pas davantage épargnés. Seul "Schooteur"veillait à ne pas nous faire mal quand il était chargé de cette sale besogne. Si la hampe ou le manche à balai venait à casser, curieusement, il y avait toujours une victime qui renouvelait l'instrument de torture,à la demande du maître.En dehors des coups de bâton qui enflammaient nos mains, nous ne gardions pas rancune à nos camarades bourreaux aux ordres:un syndrome de Stockholm, en quelque sorte. Nous ne connaissions pas encore la technique mise au point par Coco des Pompiers, chez M.Tallagrand qui préférait utiliser une tige de branche de palmier pour sévir.Quand l'élève malin devait passer au supplice,il versait du vinaigre dans sa main qu'il ouvrait et refermait sur le coup asséné, enserrant le bâton jusqu'à ce qu'il soit bien imprégné de l'acide.La matraque ne tardait pas à casser.anne - le samedi 15 décembre 2007, à 18:21 bonjour mr le professeur et mr barrios, tany était mon oncle, je viens d'apprendre qu'on parlait de lui et son autre soeur (ma mère) est très touchée je vais lui imprimer vos messages qui lui feront plaisir mon oncle vivait à marseille merci à vousprofesseur - le samedi 15 décembre 2007, à 19:36 Le quartier: Contrairement à l'arrondissement, avec le commissariat du 12 ème, le quartier n'est pas une entité administrative (même si les deux se confondent parfois) mais un secteur de la ville où gravitent les habitants qui fréquentent les mêmes lieux à des moments donnés. Il en est ainsi : -des établissements publics comme l'école (Mirabeau,Corderie, Stade Municipal...) -des institutions religieuses comme l'église Ste Monique ou l'école coranique -des stades et des clubs sportifs(OMR, USHBMR, PMR, JUDB, Electra-Sport, Banque d'Algérie en volley-ball, ASCFA, GSA, RSA, RUA , ces derniers omnisports...) -des associations ( AMAR, AAR, Ames Vaillantes et Coeurs Vaillants...) -des transports publics comme le tramway des CFRA " d'en-bas" (rue Sadi-Carnot) tortillard que l'on prenait facilement en marche remplacé par des bus ou celui "d'en haut" des CFRA (rue de Lyon) rouge dans un premier temps puis bleu -des indusries, des ateliers, des commerces... Le quartier du Ruisseau avait un forme trapézoîdale avec ses limites -au Nord, le long du littoral, la Route Moutonnière parallèle à la rue Sadi-Carnot -à l'Est, le chemin de l'oued Knis voisin de la rue Polignac et du début du Ravin de la Femme Sauvage -au Sud le pied de la colline des Arcades, de la rue du cactus à l'Institut Pasteur en passant par la rue Mont Fleuri,parallèlement à la Rue de Lyon -à l'Ouest, le Magnifique Jardin d'Essai. Ce quartier se subdivisait en sous- ensembles. Le nôtre était quelque peu enclavé entre le Jardin d'Essai, la rue Sadi-Carnot et le chemin Vauban, la Compagnie Lebon devenue l'usine d'Electricité et Gaz d'Algérie (E.G.A.) et le Boulevard Thiers prolongé. Sur ce tronçon du Boulevard les écoles de filles et de garçons s'adossaient contre les tribunes populaires du Stade Municipal. Dans leur prolongement, on accédait au stade de basket-ball et de volley-ball du RUA et du GSA. Au fond de l'impasse, s'ouvrait la grille de notre "royaume" du Jardin d'Essai. Au début de la rue des Sports ,sur le trottoir de gauche s'élevait le dispensaire tenu par les religieuses drapées de blanc qui était aux petits soins pour nous.Elles avaient l'art de piquer nos veines ou nos fesses avec beaucoup de dextérité et de délicatesse, à l'exception de l'une d'entre elle ("l'adjudant de casernement") plus expéditive que les autres. Elles avaient une majestueuses tenue de sortie avec leur imposante cornette sur la tête. Accolées à la congrégation, les Habitations à Bon Marché (H.B.M.) abritaient de plein pied des commerces de proximité: -la mercerie de la fille Satouf (épouse Caduela) où nos mères achetaient nos boutons arrachés au cours de nos jeux débridés ou les pelotes de laine pour tricoter nos pull-overs - La cave et la laiterie confondues dans le même magasin avec ses marchands successifs Mr et Mme Oliver,M. et Mme Sportiello,M. et Mme Driguez. Prosper avait l'art et la manière de remplir notre pot au lait en trempant son pouce dans la mesure du 1/2l: cétait toujours ça de bénéfice. Jacky, si tu me lis...Salut! -l'épicerie de Mansour qui demandait toujours s'il marquait le montant des courses sur son carnet et insistait même quand on règlait la note en monnaie sonnante et trébuchante. Il était assisté par le très dynamique Amara et par Bakir ("amatch Bakir") qui, sous un faux air endormi, connaissait parfaitement son fond de commerce et ses clients. Au fil du temps,une kyrielle de jeunes commis venus du Mzab faisaient leur apprentissage.Tous dormaient ensemble dans la soupente dortoir de l'arrière salle. L'un d'entre eux était chargé de monter dans les étages pour nous signifier qu'un correspondant nous attendait au bout du fil. Il faut dire que nous n'avions pas de Téléphone et que celui du Mozabite servait de cabine publique, si l'on peut dire, car l'appareil était posé sur la caisse et tous les clients profitaient de la conversation. -de l'autre côté de la cour d'en haut, l'ancienne école de filles et de garçons avaient laissé la place à une école de commerce et de couture de jeunes filles -après la cour d'en bas, l'atelier de préparation de cochonnailles des frères Lantès attenant à la charcuterie tenue par leur mère puis par Fernande l'épouse de Victor Juste à côté, la médersa d'où s'échappait la mélopée alphabétique << alif, bâ, ta, tsa...>> et parfois des cris de douleur. Les copains nous disaient que le moudérès les corrigeait en leur fouettant la plante des pieds avec un badine flexible et que la punition était insupportable. -l'entrée du bâtiment J marquait la fin des H.B.M. -Tout contre,les hauts murs et un immense portail protégeaient le dépôt des drogueries Vve Cotte & Cie -sur le trottoir de droite de cette rue, après le jardin maraîcher de Trani sur l'emplacement duquel ont été construits les Habitations à Loyers Modérés (H.L.M.),à l'angle de la rue du Dr Calmette, les bureaux de la caserne de pompiers avec les garages de chaque côté toujours ouverts dans la journée pour répondre aux urgences dans les meilleurs délais -après le logement de fonction du père de notre ami Aimé ,au RdC, et au bout de la grille de clôture de la cour du 2 de la Régie se trouvait la boulangerie des frères Gamundi où "Pitchounet" était en apprentissage -la cave (on disait "le marchand de vin") épicerie de la famille Ferrigno était voisine; on allait chez Jules. Chaque jour une cliente du dessus faisait descendre au bout d'une corde son couffin avec la liste de ses courses. Une fois servie et la note jointe le panier remontait avant de redescendre avec le porte-monnaie pour paiement. Le fils de la maison,notre ami Sauveur a été le premier à accueillir les rassemblements de l'A.R.S. à la Fontone(Nice) -à l'angle de la rue et du chemin Vauban, M.Ouizemane et son fils Julot étaient les derniers propriétaires de la brasserie de "La Boule d'OR" où Pintcho et son complice René nous faisaient des démonstrations de rok anr roll -quelques mètres plus bas,après la "maison des miracles" jouxtaient l'hotel et la brasserie du"Petit Jardin d'Essai",rendez-vous des jeunes et des moins jeunes où se mêlent des souvenirs heureux mais aussi si particulièrement tragiquesqu'il convient de les développer ultérieurement. -en revenant sur les pas et en dépassant "la Boule d'OR", une autre épicerie Mansour gérée les dernières années par Amara, concurrençait le commerce ldes parents de Sauveur -entre le magasin du Moutchou et l'auto-école Turki,autrefois boutique d'un cordonnier,l'ancienne école (cf "la primaire") était devenue un foyer pour policiers et C.R.S. -à l'angle du chemin et de la rue du Dr Roux le salon de coiffure où M.Marquès nous coupait les cheveux avec un rugueuse tondeuse manuelle pour nous dégager largement la nuque. En sortant, nous étions assurés de subir les assauts des copains qui nous assénaient une bonne entre les deux oreilles en criant<<la coupe>>(c'est le coup que les jeunes d'aujourd'hui appellent "le steak") -un peu plus loin,il y avait un carrossier qui masquait les vitres des autos avec du papier journal collé avant de passer le pistolet de peinture -en face du coiffeur, il y avait la boucherie bien tenue par Akli. le prix du kilo de gigot était moins cher que celui du poulet de France qui était un luxe, à l'époque. Le marchand de légumes voisin permettait de s'approvisionner en attendant le jour de marché dans la cour de la Régie ou devant le champ de Trani. -on accèdait au jardin maraîcher où l'on pouvait autrefois acheter ses légumes par la rue du Dr Calmette. Le tour des commerçants de la Régie et de la rue des sports est bouclé.FONTEZ Jean Michel - le dimanche 16 décembre 2007, à 10:42 Bonjour à tous.J'ai découvert ce site il y a trés peu de temps, mais quel immense plaisir de se projeter 45 ans en arrière.Je vois des messages de Charlyne, nous nous sommes trés bien connu. Nous habitions au même N° 4 de la rue du Dr. ROUX mais moi dans la cage de droite en entrant et elle dans celle de gauche. Serait trés heureux d'avoir des nouvelles. Amitiés à toi Charlyne. Jean Michelprofesseur - le lundi 17 décembre 2007, à 12:21 Les oreillettes: Carrément, Anne-Marie se fait un point d'honneur à maintenir les traditions de la Maison... c'est normal pour une Maison-Carréenne. D'aucuns se souviennent de l'élégante jeune fille, perchée sur ses hauts talons pour être à ma hauteur, la jupe largement évasée sur ses jupons gonflants. Quand elle venait rue des Sports, les copains me disaient ensuite :<< j'ai vu passer ta queue de cheval>>. Les yeux remplis d'admiration, une petite mauresque subjuguée lui lança un jour : << Madame ti és belle comme une reine >>. Aujourd'hui, Mamy-gateaux, elle l'est toujours, et, à la veille des fêtes de fin d'année, elle prépare avec amour pour les siens les traditionnelles oreillettes comme le faisaient sa mère et la nôtre. Quand notre mère préparait ces pâtisseries, nous étions attentifs au moment où la pâte serait prête à être etalée. Sur la table de la cuisine, la toile cirée était recouverte d'une légère couche de farine pour éviter que la pâte puisse coller sur le plan de travail et sur la bouteille qui servait de rouleau à pâtisserie. La pâte étendue en une plaque la plus large et la plus mince possible, nous pouvions intervenir. Loin de nous faire prier, à l'aide d'une roulette, ce petit instrument en buis formé d'un petit disque crénelé monté sur un manche, à tour de rôle avec mon frère aîné, nous découpions en nous appliquant des bandelettes de pâte en forme de losange ou de parallèlogramme. Il était amusant de voir ces figures géométriques se dessiner dans le relief de la pâte. Notre mère retirait délicatement les fragiles lamelles pour les plonger 2 à 3 minutes dans la bassine d'huile chaude puis égouttait les oreillettes dorées avant de les déposer dans une corbeille en osier. Nous étions encore autorises à intervenir pour saupoudrer de sucre en poudre "les merveilles" parfumées au citron et à la vanille. Par l'odeur alléchés, gourmands et impatients, nous voulions bien sûr les goûter sans attendre. Quel régal!RIPOLL - le mercredi 26 décembre 2007, à 17:40 Notre ami et président de la JOYEUSE UNION DON BOSCO M.LESCURE est décédé sa disponibilité sa bonne humeur l'avait placé a la tete de ce patronnage et club,il était aimé de nous tous et nous sommes tous peinés de sa disparition NORBERTprofesseur - le mardi 01 janvier 2008, à 17:16 M. Lescure était un personnage indissociable de sa famille avec laquelle il oeuvrait sans compter pour la jeunesse. Il mérite une place de choix dans notre livre d'or. J'adresse toute ma sympathie aux siens et une pensée particulière à Jean-Paul et Ritou.professeur - le mardi 01 janvier 2008, à 17:57 Le réveillon de nos 20 ans. Comme le temps passe et comme les choses changent! A l'époque, à Alger, il n'était pas question d'aller fêter la fin de l'année dans les grandes artères comme aujourd'hui, sur les Champs Elysées à Paris. En cette période troubles, le couvre-feu nous interdisait de sortir la nuit de 22 heures jusqu'au matin à 5 heures. Aussi, pour oublier quelque peu les affres du quotidien, avec Anne- Marie, nous nous organisions pour passer le cap du nouvel an avec et chez des amis. La règle d'or voulait que chaque invité soit accompagné de sa cavalière. Le jeune homme devait impérativement contribuer à la soirée dansante en apportant une bouteille de champagne pour être accepté à cette longue nocturne festive. Le couvre-feu levé, sur le chemin du retour, nous avions coutume de nous arrêter aux Champs de Manoeuvres où M.Salort le propriètaire matinal de la grande "Brasserie du Rond-Point"avait ouvert ses portes et où l'écailler venait à peine d'approvisionner son étalage. Dans la douceur relative de l'aube, nous nous installions sur la terrasse, en plein air, sous la lumière des lampadaires et du bistrot. Notre longue veille se terminait par une commande de douzaines d'huitres relevées de quelques gouttes de citron et de rasades de Riesling ou de muscadet. Après cette meveilleuse et ravigotante collation, chacun pouvait raccompagner sa fiancée avant de regagner ses pénates dans le quartier pour se plonger dans un sommeil réparateur.professeur - le lundi 07 janvier 2008, à 19:11 Casse-cou Nous l'étions dans bien des domaines(cf "la piscine municipale" et "La Mauresca" sur forum). Le "tram" des C.F.R.A. qui partait du terminus du Ruisseau pour aller jusqu'à la Place du Gouvernement, marquait son premier arrêt au Stade Municipal. Nous empruntions ce moyen de transport au quotidien, deux fois par jour, aller-retour, pour nous rendre au collège du Champ de Manoeuvres. Nous montions par l'accès ouvert à l'avant ou à l'arrière d'un des trois wagons, en prenant appui sur les barres disposées de chaque côté des deux marches . L'inconscience de notre adolescence aidant, nous nous lançions le défi de prendre le tramway en marche, le plus loin possible après son départ de l'arrêt.Le plus risque-tout était certainement "le Petit Rouge". Avec Zaher, nous rivalisions aussi. Le cartable ou la "serviette" dans la main Gauche, nous piquions un sprint pour arriver à la hauteur de l'entrée du Stade, voire un peu au-delà, nous nous accrochions à la barre d'appui de la main droite pour nous éléver et poser le pied droit sur la première marche. La force d'attraction due à la vitesse nous projetait la partie gauche du corps contre la carrosserie de la plate-forme et, pour amoindrir le choc, nous nous servions de nos bras et pied gauches comme amortisseurs. Ouf! Avant d'arriver à l'arrêt du Musset ou à celui de Chazot, nous descendions en marche en courant dans le sens de la marche, au début. En grandissant, nous prenions exemple sur nos aînés et descendions à contre-marche en nous dégageant le plus loin possible du tram et en nous posant , sur un pied, perché comme un échassier, le dos tourné au moyen de transport qui continuait sa route.C'était le nec plus ultra, le franchissement d'une initiation...à ne pas imiter.juliette - le mercredi 09 janvier 2008, à 15:50 Le professeur me rappelle nos exploits quand on prenait le tram. Mon père qui travaillait à l'EGA au télémly et moi dans un bureau pas très loin de lui, nous prenions le tram à l'Agha. Combien de fois le midi pour ne pas attendre le tram suivant, nous restions sur le marche pieds, mon père tenant les deux barres de chaque côté pour m'éviter de tomber en arrière. Maix n'était-ce pas le bon temps? malgré tout ce que nous avons vécu. Amitiés et encore et encore de beaux souvenirs à nous raconter.professeur - le vendredi 11 janvier 2008, à 18:02 Aux heures de pointes, quand le tramway était bondé au point de ne plus pouvoir mettre un pied sur le marchepied, nos prouesses nous amenaient à nous accrocher à une barre et à poser les pieds sur le garde-boue (le carter), longue planche suspendue sous le chassis et protégeant les (des) roues métalliques: nécessité d'être à l'heure faisait loi.Blanquer - le vendredi 11 janvier 2008, à 19:21 Je découvre à l'instant même par pur hasard cette rubrique. juliette - le samedi 12 janvier 2008, à 09:22 Mais c'était un acrobate ce professeur! et il ne devait pas être le seul, ah! qu'ils étaient forts les garçons de chez nous!!NORBERT - le lundi 14 janvier 2008, à 18:42 PROFESSEUR C'est la que mon Père intervenait pour distribuer des coups de pieds aux fesses une fois il a loupé son coup et il est resté un mois le pied dans le platre il faut dire qu'il était controlkeur aux CFRAnorbert - le mardi 15 janvier 2008, à 18:27 dans les basketeurs du quartier il aut rajouter Califano du batiment E il jouait avec bernardprofesseur - le jeudi 17 janvier 2008, à 12:41 Lorsque nous voltigions d'un wagon du tramway à l'autre, nous prenions la précaution de choisir la plate forme où il n'y avait pas de receveur. La culture du "chouf" était très tôt ancrée en nous. Si d'aventure nous apercevions M.Ripoll repérable avec sa casquette blanche, il convenait de rester sur son quant à soi non pas tellement par crainte de son shoot sur le fessier , mais par ce qui aurait pu nous arriver de retour à la maison.Blanquer - le jeudi 17 janvier 2008, à 19:23 Allez hop! je prends le tram en marche! Au contraire des tramways des Transports Algérois (TA) aux couleurs vert kaki et beige entièrement fermés et dont l'accès à bord ne pouvait se faire qu'à l'arrêt complet et portes ouvertes, ceux des C.F.R.A. étaient comme le mentionne le professeur, ouverts par l'absence de portes (cette Lapalissade a ici sa place) et l'on pouvait monter en marche et descendre de la même manière après s'être préalablement assuré surtout, qu'aucune voiture automobile n'effectue à ce moment là de dépassement dans le couloir de droite lui étant réservé; les deux voies parallèles du tram occupaient le centre de la chaussée et la circulation des voitures automobiles se faisait de chaque côté des voies. Ainsi, tout naturellement, la conception même du tram généra un nouveau sport habituellement réservé aux gens du cirque : la voltige sur engins roulants. Cet exercise nécessitant une grande virtuosité, n'était pas pratiqué par n'importe qui et monter ou descendre d'un tram en marche, requérait beaucoup d'audace, une bonne dose d'inconscience et surtout une souplesse de gibbon ou de chat sauvage -les chats domestiques étant comme chacun sait, plutôt enclins au confort douillet d'un fautauil. Une hiérarchie "Darwinienne" s'instaura tout naturellement et il y eut: - L'acrobate audacieux. Celui-là attendait, sûr de lui, d'un air détaché mais tous muscles bandés, que le tram quitte son arrêt et prenne suffisamment de vitesse pour bondir, vif comme un aspic, sur le marchepieds. Une fois à bord, les paupières mi-closes, il quêtait les regards approbateurs et connaisseurs parmi les autres voyageurs. L'élégance de ses mouvements et son assurance faisaient des envieux pour ne pas dire des jaloux. Les plus doués parmi ces aficionados, se permettaient de monter ou descendre à contresens de la marche du tram; à vitesse réduite certes, mais tout de même! Un exploit je vous dis!. Le receveur admirait secrètement l'acrobate. - L'indécis: Après avoir patienmment observé les gestes et le style de l'acrobate, l'indécis ne savait jamais à quel moment précis il devait bondir sur le marchepieds. Ou bien il attaquait trop tôt sa course alors que le tram démarrait à peine ou bien il réagissait trop tard quand le tram avait pris trop de vitesse et là....... il ratait son coup et du même coup..... le tram aussi. Il était assez pitoyable à voir et devait attendre le convoi suivant. - Le timide: Celui-ci était autant véloce et agile que l'acrobate, savait monter et descendre en marche et même à grande vitesse, mais il ne supportait pas de se donner en spectacle. Il ne prenait le tram en marche qu'en dernier recours. Il bondissait sur le dernier marchepieds de la dernière voiture afin de passer le plus inaperçu possible et se fondait front baissé, dans la masse de voyageurs. - Le débutant inexpérimenté: Lui était en apprentissage et cela se voyait. Ses parents ne cessaient de lui répéter combien il était dangereux de prendre un tram en marche ou d'en descendre, ce qui n'était pas fait pour le faire évoluer dans la pratique de ce sport. Il espionnait en même temps : les acrobates, les indécis et les timides, ce qui n'arrangeait pas les choses pour lui. Ses mouvements désordonnés, ses pas heurtés, sa course hésitante étaient un handicap majeur mais... bref, prudent il sautait maladroitement sur le marchepieds juste après que le tram ait quitté son arrêt, au troisième ou quatrième tour de roues pour ne pas se laisser surprendre par la vitesse et atterrissait aussi lourdement qu'un oisillon bien nourri apprenant à voler. il fallait bien débuter!! - Et aussi... le tricheur: Peut-être le plus adroit de tous. Lui voyageait régulièrement sans jamais payer. Il appartenait obligatoirement à la catégorie des acrobates, avec en plus, le don d'apercevoir avant n'importe qui la casquette du contrôleur ou celle du receveur; ce qui lui permettait de passer d'une voiture à l'autre quelque soit la vitesse du tram. Il y avait aussi l'autre petit tricheur qui voyageait confortablement assis sur l'un des deux heurtoirs graisseux servant de pare-chocs. - Le receveur: En tenue à fines rayures bleues et blanches l'été et en lourd drap bleu marine l'hiver, coiffé d'une casquette ou d'une chéchia, il circulait parmi les voyageurs en répétant inlassablement: "tickets s'il vous plaît!"; tickets qu'il poinçonnait au moyen d'une pince les tickets. A une époque, il commandait le départ du tram après chaque arrêt en soufflant dans une espèce de trompe en cuivre qui émettait une série de notes aiguëes et convenues. - Le contrôleur: Véritable Héliot Ness des transports. Incorruptible. La hantise du tricheur distrait. A casquette galonnée et uniforme à boutons dorés, il avait l'art de surprendre l'usager en infraction et malheur à celui qui fraudait! Il était intraitable avec les voltigeurs et ils le savaient. Comme la plupart d'entre nous, j'ai aussi pratiqué adolescent ce "sport" par jeu. J'affirme que sur la ligne Ruisseau/ place du Gouvernement, les acrobates du Ruisseau étaient sinon les meilleurs, sûrement les mieux placés dans le peloton de tête (en rivalité avec ceux de Belcourt et du Champ de Manoeuvres) dans la pratique acrobatique de haut niveau qui prit définitivement fin en 1962. professeur - le vendredi 18 janvier 2008, à 17:21 Qu'est-ce qui se trame ouais... l'histoire des transports publics dans notre quartier? Le département d'Alger avait confié la gestion de la ligne à la Compagnie de Chemins de Fer d'Algérie( C.F.R.A.) qui sera absorbée en 1959 par la Régie Syndicale des Transports Algérois(R.S.T.A.). Qui va sauter maintenant sur son clavier pour nous parler des tramways élecriques à trolley avec ses wagons marron et grenat, à jardinières, qui allaient d'Hussein-Dey(Léveilley) à la Place du Gouvernement ? La voltige et les acrobaties étaient plus à la portée des débutants. Blanquer - le samedi 19 janvier 2008, à 19:41 Il n'était pas beau, Pour ne pas dire trop... laid. Ce tramway très bizarre au design incertain, au regard de cyclope, trapu, haut sur pattes, brinquebalant et grinçant, se tortillait, tressaillait, sursautait. Ni le vent, ni la pluie qui pourtant le fouettaient, ne pouvaient l'empêcher. Dans un bruit de ferraille, insouciant et vaillant, il grondait en fonçant. L'odeur âcre du rotor ou peut-être du stator nous prenait à la gorge et soulevait nos coeurs. Au poste de commandes et fier comme Artaban, son pilote le wattman ne quittait pas des yeux la rue. Sa main tenait fermement la poignée de bronze, unique commande régulant: départ, avance et vitesse, il faisait pour dégager la voie, tinter l'avertisseur sonore placé sous son pied: ding... ding... ding... Ce son clair et cristallin de clochette qui s'égrenait sur son parcours nous était familier. Les plate-formes aérées désertées dès l'hiver qui chez nous durait ... Bah!... disons une trentaine de jours -ce n'est que quelques années plus tard que nous connaîtrons le vrai froid- ce qui pour nous gens d'Alger était l'éternité, se remplissaient dès les premiers beaux jours et jusqu'après l'été. Parfois, dans un mouvement d'impatience la longue perche conduisant le courant électrique quittait dans une orgie de flashs le fil conducteur suspendu par des câbles. Alors le tram s'arrêtait pour se reposer un peu. Et puis un jour, peut-être fatigué d'avoir tant voyagé, le petit tram pas trop laid quand même, s'en alla. Nous ne tarderions pas à le suivre.Bes marcel - le mercredi 23 janvier 2008, à 18:31 Je viens de lire les histoires (vrai)du Professeur et d'autres narateurs.Cest un vrai plaisir de retrouver le quartier ces commerçants (Sauveur Ferrignio nous à quitté il y à quelques annéés )Si un jour vous le souhaitez ,je vous direz qui se cache derrière le Professeur.Je vous embrasse tous affectueusement Marcel BèsSaupin Yves - le jeudi 24 janvier 2008, à 18:57 Bonjour à vous tous, Je decouvre le site ce jour.Nous habitions à la caserne des pompiers 6 rue du Dct roux. A+ pour d'autres souvenirsproche de la famille - le dimanche 24 février 2008, à 18:24 salut avous tous et a toutes, Mr. le professeur,il faut rajouter dans l'équipe du baskettbal de l'ELECTRA SPORT les deux fréres BARKA Bellili et Omar qui habiter 1,Rue du Dr.Roux Bt.Q mes amitiers une proche de la famille Barkaprofesseur - le mardi 26 février 2008, à 14:15 Bonjour, il nous faudra rajouter ces deux jeunes(?) sportifs à la liste du 3/12 et aux autres basketteurs des 4,5,et 6/12/07 sur "en toute liberté". Bien amicalement.professeur - le vendredi 21 mars 2008, à 17:09 La famille des basketteurs n'est pas plus épargnée que toute autre, hélas! Qu'ils reposent en paix!professeur - le vendredi 21 mars 2008, à 18:19 La Mouna: La veille du jour où le four de leur boulanger était retenu dans le village natal de notre mère,chacun de leur côté, la tante Marie et l'oncle Raymond rivalisaient dans la préparation de la Mouna, brioche de chez nous. L'homme était fort et sa soeur aînée n'était pas moins robuste. Il fallait les voir mélanger les oeufs avec le sucre parfumé de zestes d'orange et de citron, ajouter l'huile et le beurre, verser doucement la farine et la travailler avant d'incorporer le levain, retourner les 8 à 10 kg de pâte, la malaxer, la lever et encore la pétrir à coups de poings jusqu'à ce que sa texture soit satisfaisante et que l'effort soit supportable. Dans un corbeille à linge, la pâte enroulée dans un drap et sous une couverture prenait le chemin du fournil de leur boulangerie respective où elle reposait toute la nuit au chaud. Le lendemain matin, après la fournée du boulanger, il fallait reprendre la pâte qui avait doublée de volume, formerdes boules de 400 à 450g et les diposer sur la grande planche à pain bien farinée. Au bout d'1h30 environ, il convenait d'inciser le dessus de la vingtaine de mounas et de placer un oeuf retenu par un croisillon de pâte sur les trois ou quatre petites résevées aux enfants, ensuite les dorer au jaune d'oeuf et les saupoudrer de sucre concassé. Nous attendions avec attention la lente ouverture de la porte du four actionnée par un bras balancier et l'enfournage des mounas par un mouvement adroit de la palette du boulanger, tout un art qui nous subjugait. Toutefois, c'est la fin de la cuisson qui avivait l'inquiètude des patissiers amateurs. Seraient-elles réussies où auraient-elles fait "tchouffa""?L'honneur de la famille était en jeu dans ce fournil où d'autres clients venaient, soi-disant, voir s'ils pouvaient à leur tour prendre possession des lieux. Le frère et la soeur ne manquaient pas de comparer la taille et le nombre des mounas obtenues. Pour notre part, nous avions la chance de goùter aux deux productions pour notre plus grand plaisir.professeur - le lundi 24 mars 2008, à 12:58 Le takouk: En Algérie, traditionnellement, le lundi de Pâques entraînait les familles et les amis dans un pique-nique géant. A la campagne, notre journée commençait tôt dans l' odeur des crottins fumants qui embaumait l'écurie. Nous voulions assister Elie qui harnachait sa jument préférée à la robe grisonnante. Les encensements de la belle venaient le remercier de l'avoir libérée avant de l'apprêter pour la promenade. Aussi, acceptait-elle que nous lui passions la bride sur le cou. L'agriculteur ajustait correctement le harnais pour conduire l'équidé jusqu'au char à bancs pour l'atteler fermement. Nous participions alors au chargement des cabassettes, des bonbonnes de vin,des gargoulettes d'eau fraîche, des gourdes et des vaches à eau pour tenir le coup toute la journée. Les deux garçons de la maison et les plus jeunes enfants se casaient tant bien que mal sur le plateau arrière de la charrette au milieu du matériel et des victuailles. Un seul petit trouvait place sur le siège avant entre le conducteur et l'oncle Joseph hémiplégique. Un dernier coup d'oeil pour s'assurer que tous étaient bien installés et <<fouette cocher!>> En même temps que le postillon caressait d'un léger coup de fouet l'échine de l'animal, il l' encourageait à démarrer en lançant un <<hue!Coquette!hue!>> Nous étions en route pour le Bois Sacré précédant tous ceux qui n'arriveraient qu'à l'heure du repas. Le jour où j'avais eu le privilège de prendre place à côté du conducteur et qu'il me confia les rênes dans une ligne droite, j'étais fier comme Artaban.Le solipède caracolait allègrement au rythme de ses grelots. A l'arrivée, j'avais le droit de donner les premiers tours de manivelle du frein à main, me laissant croire que j'avais accompli ma tâche jusqu'au bout. Après avoir repéré notre coin favori, nous déchargions le chariot et installions les bâches et les couvertures à même le sol. D'autres carrioles et tombereaux nous rejoignaient. Plus tard, les villageois arrivaient à pied après avoir parcouru les quelques six kilomètres dans la joie et en chantant. C'était l'heure de l'apéritif où les uns et les autres s'invitaient à boire l'anisette ou le vin d'orange autour d'un bonne kémia où les olives cassées, les fèves, les grattons, les pâtés aux anchois ou à la soubressade et les cocas faisaient supporter les excès de l'alcool sans craidre à l'époque les couperets des radars. L'oncle Raymond avait préparé dès son arrivée le feu de bois pour faire cuire"l'arroz con pollo"(le riz au poulet) sur les grosses pierres rondes charriées par les crues de l'oued. Le repas commençait par une tomate coupée en deux saupoudrée de sel et accompagnée d'oeufs durs. Avant de les écaler, le jeu des plus jeunes et de ceux qui l'étaient restés, consistait à casser la coquille-côté membrane- sur le front de la victime consentante ou pas.Le rosé aidant, les blagues fusaient,le fou-rire dominait et le repas se terminait par cette farce que les jeunes gens taquins pratiquaient en allant noircir la joue d'un copain ou d'une copine après avoir frotté leurs mains sur la suie accrochée sous la marmite en fonte. Des cavalcades vengeresses s'en suivaient dans une franche rigolade.Les courses- poursuites cessaient avec l'heure de la sieste des anciens et les demoiselles accompagnées de leur chevalier servant en profitaient pour s'éclipser, sous prétexte d'aller se rincer au bord de l'oued masqué par un rideau de roseaux. Pendant ce temps, les enfants étaient invités à participer aux traditionnelles courses aux sacs ou à la cuillère. Aux premiers sons de l'harmonica ou du phonographe tout le monde accourait pour entrer dans la danse.La sauterie débutait par un quadrille enlevant et entraînant tout le village. Nous en profitions pour aller chasser un peu plus loin avec nos" taouëls". La piste de danse improvisée sur la terre battue de la clairière n'arrêtait pas pour autant l'ardeur des danseurs. Infatigables, ils enchaînaient marche, fox_trot,boléro, rumba,polka, charleston, raspa et tango. Seuls le bee-bop et le swing nouvellement importés leur faisaient déserter provisoirement la piste pour admirer la démonstration d'un ou deux couples plus à la page.Dès celle-ci terminée, une farandole prenait forme. La chaîne grossissait au fur et à mesure de son passage entre les emplacements du pique-nique. C'était de la folie! Ce qui faisait dire à nos observateurs,sur le ton de l'attendrissement et peut-être du regret:<<ils font le takouk!>>professeur - le samedi 19 avril 2008, à 22:37 La Primaire ou de la septième au <<12 ème>> Notre scolarité se déroulait sérieusement et gentiment sous la conduite de M. Rideau qui -dans sa blouse grise et avec sa gaule-maîtrisait son enseignement et ses élèves de CM2.(on disait aussi "la septième" qui venait avant la 6 ème du collège ou du lycée) En ce temps là, l'école fonctionnait trente heures hebdomadaires y compris toute la journée du samedi et, en sus du dimanche, le congé scolaire était fixé au jeudi.Ce jour là, le matin était réservé à l'éducation religieuse: les uns allaient à l'école coranique de la rue des sports et les autres à la synagogue ou au cathéchisme à l'église Ste Monique, rue Polignac. L'après-midi laissait le quartier libre pour la plupart et le patronage, les Ames Vaillantes ou les Coeurs Vaillants, voire le scoutisme ou le sport pour certains. C'est un jeudi après-midi que Marcel, du bâtiment A, nous demanda avec insistance de l'accompagner pour voir sa mère qui était chargée de l'entretien des classes de l'école du Stade Municipal.Il espérait qu'avec le soutien moral de Louis et de moi-même, il obtiendrait la piècette de monnaie qu'il allait quémander. Sa mère lui montra que les poches de son tablier étaient vides et il en fut pour ses frais. Sur le chemin du retour, dans les couloirs nous avons croisé les filles des instituteurs- M. et Mme Legriffon- et celle de la gardienne-Mme Billet- qui jouaient à la cachette. Elles nous invitaient à participer à leur jeu en cours. Le temps de faire la poire<<Pomme,poire, cerise, abricot c'est lequel c'est laquelle...>> pour désigner "le piquet" qui compterai jusqu'à cent avant de partir à notre recherche, nous nous dispersions dans le Bâtiment scolaire. Les trois niveaux avec leurs longs couloirs et leurs escaliers à chaque extrémité se prêtaient bien aux longues cavalcades pour passer d'un étage à l'autre. Qui dans sa course a ouvert la porte du rez-de-chaussée, de l'intérieur vers la cour? Je ne saurais vous le dire. Comme rien d'anormal ne nous était apparu,nous avons poursuivi allègrement notre jeu. Le lendemain matin...(à suivre)Gérard - le dimanche 20 avril 2008, à 15:23 j attend la suite Professeur Amicalementprofesseur - le dimanche 20 avril 2008, à 17:09 La primaire ou de la septième au<<12 ème>> Le lendemain matin, dès la première heure, le Directeur nous convoquait dans sa classe pour nous reprocher d'être entrés par effraction dans les couloirs. Que nenni! Notre étonnement et nos dénégations n'ébranlèrent pas l'intime conviction de M.Vanelli qui nous envoya au piquet. Sur le côté et au fond de sa classe, il nous fit nous agenouiller tous les trois, face au mur, avec un dictionnaire à porter sans faiblir dans chaque main. Quand la sonnerie de la récréation retentit, nous pensions que notre supplice prendrait fin; mais, notre calvaire n'était pas terminé. Notre procureur et exécuteur des hautes oeuvres confiait à "Big Bill le Tasseur"(*) le soin de nous conduire au commissariat du 12 ème arrondissement. Nous comptions enfin nous expliquer. Toutefois, chemin faisant, nous commencions à nous inquièter à l'idée d'avoir affaire à "Laurel et Hardi", les deux inspecteurs ainsi surnommés dans le quartier au vu de leur taille et leur silhouette respectives. A notre arrivée, ils n'étaient pas là et nous étions quelque peu rassurés, forts de notre innocence.Notre espoir fut de courte durée. Certainement prévenu par téléphone, sans aucune audition, le planton nous mis aussitôt en"garde à vue" et nous enferma dans la cellule de dégrisement. C'était un cachot plutôt sombre avec sa lucarne haut perchée et dans l'angle opposé à l'entrée,une sorte de podium maçonné qui servait de grabat aux "kilos"(aux ivrognes). Dans cet univers cimenté, sans meubles, seule cette surélévation permettait de s'alloger ou de s'asseoir. C'est ce que nous avons fait pour verser nos premières larmes d'appréhension et de colère de gamins de 10-12ans incarcérés pour Dieu ne sait quoi. Afind'abréger la morosité ambiante et de remonter le moral de mes deux co-détenus, je leur faisais remarquer que cette couche de "borrachos" ressemblait à un ring de boxe. Tout de go, nous nous projetions dans un championnat du monde entre Marcel Cerdan et Tony Zale. La séance d'entraînement commença sans tarder: la garde, le direct du droit puis du gauche,le crochet,le swing,le jeu de jambes étaient reproduits à l'image des geste précédemment observés dans la salle du boxing situé sous la tribune du stade municipal, rue Héléne Boucher. Nous en avions oublié un instant le monde extérieur et la conduite inconséquente d'un adulte à priori responsable, avant de sombrer à nouveau dans un moment de déprime. A l'incompréhension se mêlait l'appréhension des suites de cette affaire pour nous comme pour nos parents. Soudain le verrou claqua et la "lourde" s'ouvrit: nous étions libérés sous conditions de rejoindre rapidement notre domicile et de ne plus jamais recommencer. Il n'était pas encore 11h30 et notre retour au pas de course nous amena devant les grilles de l'école quand les autres sortaient. Je ne me souviens pas avoir été réprimandé, cette fois; mais, la colère de mon père devait être rentrée car l'après-midi même, selon les élèves de Fin d'Etudes, sa rencontre avec le directeur fut plutôt houleuse. (*)"Big Bill le Tasseur" fan de cette B.D. avait un défaut de langue qui lui faisait prononser "t" au lieu de "c". Louis, Marcel si vous me lisez...et les autres aussi, Salut!professeur - le dimanche 20 avril 2008, à 17:14 ... de s'allonger et de s'asseoir...
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