| Quelques notions de diététique du cycliste |
Le rapport poids/puissance est bien souvent l 'élément déterminant quant à la performance d'une machine motorisée.
De la même façon un cycliste verra ses performances augmenter de manière saisissante au fur et à mesure de la disparition de kilos superflus.
Bien entendu cela se vérifiera d'autant plus que les parcours empruntés se révèlent pentus...
Tout d'abord, il ne s'agît pas d'atteindre un poids " idéal " mais plutôt un poids de " Forme ". Un homme mesurant 1,79m ne cherchera pas forcément à peser 65 kg (Mensurations de R.Virenque).
Des facteurs comme l'ossature ou la corpulence, naturellement plus forte au fil des années, viendront modérer ce désir de ressembler à ces " Chevaliers maigres " comme les appelait Antoine Blondin.
Le pèse-personne sera un élément objectif dans votre chasse aux kilos superflus, mais un regard dans le miroir sur votre nouvelle silhouette ou bien l'épaisseur du bourrelet de peau que vous pouvez pincer sur vos hanches seront des indicateurs tout aussi importants, car il ne faut pas oublier que le kilo de muscles pèse plus lourd que le kilo de graisse ! ( ...)
Avant de penser à gagner quelques kilos de muscles, pensons donc à perdre un peu de graisse.. Comme pour le commun des mortels, les règles de diététique de base telles que; absorber un petit déjeuner consistant, prendre ses repas à heures régulières et surtout manger varié sont toujours de mise.
Inutile de s'appesantir non plus sur le côté néfaste des confiseries, sauces, charcuteries ou alcools divers.
Une des spécificités du " Régime cycliste " est bien sûr la consommation des sucres lents qui sont le carburant du muscle. Ces sucres à structure plus complexe que les simples glucides sont assimilés par l'organisme et peuvent donc être restitués sous formes d'énergie lors d'efforts d'endurance.
Nous allons les trouver dans les féculents ( Pâtes, riz, pommes de terre, pois, pain ..) qui peuvent être consommés sans modération dès lors qu'ils ne sont pas accompagnés d'une sauce hyper calorique et qu'un effort d'endurance soit prévu dans les heures suivant leur ingestion.
Le proverbe " L'avoine du soir fait le cheval du matin " bien connu des cyclosportifs matinaux bouscule ainsi l'habitude de repas du soir légers et digestes !
Pourtant cette habitude devrait être la règle et le repas du soir doit être l'occasion d'explorer toute la gamme des légumes et permettre ainsi à l'organisme de se recharger en vitamines, oligo-éléments et fibres.
Tous ces éléments sont souvent peu présents dans les féculents habituels et, à ce propos, le sportif un peu moins exigeant quant à la rapidité de cuisson de son riz ou de ses pâtes s'orientera avec bonheur vers le rayon " Bio " de son épicerie favorite pour y acheter des aliments " complets ".
Pendant l'effort ....
Il est indispensable de s'hydrater régulièrement et cela avant d'avoir subi les premiers symptômes de la soif.
Dans le cas contraire, une sévère baisse des performances après une heure d'efforts est prévisible.
Le véritable " Coup de buis " suivra ensuite dans un délai plus ou moins long suivant la chaleur ambiante, l'intensité des efforts ou tout simplement la physiologie de l'individu...
Toutes les boissons énergétiques vendues dans les rayons diététique des magasins de sport sont bien entendues adaptées et seront choisies en fonction de leur goût, leur tolérance ou non par l'estomac du sportif ou tout simplement leur coût. De la même manière, si l'effort se poursuit encore un peu (Par exemple au delà de 2 heures) il va devenir important d'avaler des aliments solides.
Les barres énergétiques font florès et le choix se fera essentiellement en fonction des goûts de l'intéressé. Il faut en effet se méfier des barres " Coup de fouet " au goût désagréable alors que le véritable coup de fouet réside aussi dans un peu de plaisir gustatif au milieu d'un océan de détresse physique!!
Pour les efforts très longs il existe également des repas semi-liquides mais, là encore, si cet effort ne se produit pas dans le cadre d'une " cyclosportive " ou autre compétition, un petit arrêt gastronomique sera aussi judicieux...
Bernard Hinault lui même ponctuait bien ses sorties d'entraînement de pauses dans les boulangeries Bretonnes! Après l'effort....
Malgré le conseil moult fois répété de boire souvent, l'organisme est quasiment inévitablement en déficit d'eau après une " sortie ". Il suffit d'observer la perte de1, 2, ou même 3 kilos après l'effort pour s'en rendre compte.
De l'eau ou des boissons chaudes seront alors indispensables pour reconstituer les réserves. Une collation permettra également à l'organisme de se réhydrater via des aliments solides (pas forcément un brownie…).
Une habitude ayant au moins pour mérite de satisfaire celui qui la suit est de boire de l'eau fortement minéralisée (Hépar) afin de " réinjecter " des sels perdus lors de l'effort. Ces quelques lignes ne font qu'effleurer le domaine vaste et passionnant que peut être la diététique sportive. Leur principal motivation est uniquement d'arriver à la conclusion suivante :
Du bon sens !Mangez équilibré, à heures régulières. Ne faîtes pas de l'excès, une règle et surtout pensez à donner à votre " Moteur " ce dont il aura besoin où au contraire ce qu'il a perdu !!!
| Dernière mise à jour de cette rubrique le 13 mars 2008
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