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Chers visiteurs de ce site,
Cette page vous présente quelques témoignages des enfants..
Pour raison de discrétion nous n'avons pas voulu mettre leurs vrais noms parce que beaucoup d'entre eux sont encore au Foyer Magone, mais les témoignages donnés sont vrais.
Cela vous permettra de comprendre le travail des Salésiens de Don Bosco, alors que dans ce monde certains vivent dans la tranquillité, tandis que d'autres souffrent énormément.
A nous de réagir pour sauver ces enfants, je vous laisse faire ce voyage qui peut toucher votre coeur.
Pour avoir de plus amples précisions vous pouvez nous joindre par mail ou par poste. Nos coordonnées dans le contact.
1. Aka
J’étais avec ma mère à MAN. Un jour, mon cousin a pris l’argent de son père et est venu me le donner. C’était 15 000F. Je savais que ce n’était pas bon mais j’avais envie des jeux électroniques alors j’ai gardé l’argent. Une autre fois, il est parti prendre 60 000F et je n’étais même pas au courant mais il a menti sur moi.
J’ai préféré quitter la maison. J’ai passé quelques semaines dans la rue et je suis venu au Don Bosco.
Après quelques mois ici je suis allé à DIVO à la recherche de ma famille. J’ai pu rencontré un cousin qui m’a indiqué la maison de ma mère à YOPOUGON.
J’ai retrouvé ma maman mais elle m’a appris le décès de mon père et était sur le point de repartir à MAN.
Avec l’accord des responsables du Foyer, je suis retourné à Man chez ma maman mais j’ai eu quelques problèmes d’intégration en famille. En effet, quelques membres de la famille sont décédés et un frère est devenu rebelle.
De retour au "FOYER MAGONE", j’ai fui après trois mois. Je suis revenu et j’ai continué les cours au collège.
2. Pitchou
A la suite de la séparation de mes parents, je suis resté chez mon père avec ma petite sœur.
Mon père a une deuxième femme et d’autres enfants plus grands que moi. Plusieurs fois j’ai été accusé de vol d’argent et d’objets par mes grands frères et mon père.
J’ai passé les vacances avec ma maman et j’étais très content. L’année passée, j’ai continué l’école mais un soir je ne suis pas rentré à la maison.
J’étais allé aux Mille maquis de MARCORY. Je suis resté là-bas jusqu’à un jour où un ami m’a dit de venir à Don Bosco. Je l’ai suivi et je suis resté ici.
Quand mes parents ont su ma disparition, ma maman est partie à ma recherche. Elle m’a retrouvé ici au "FOYER MAGONE".
Je suis retourné chez elle un temps mais elle n’a plus de moyens parce qu’elle a beaucoup dépensé pour se soigner. Je suis revenu au Foyer et reste ici. J’aimerais continuer les études et devenir un jour architecte pour construire les immeubles.
3. Kally
Je m’appelle Kally, j’ai 14 ans. Je suis burkinabé de l’ethnie Daffi. Je viens de l’intérieur.
J’avais des mauvais résultats scolaires et mon père me frappait souvent à cause de cela. En plus, ma tante m’obligeait à laver les assiettes avant d’aller à l’école.
Un jour, j’ai refusé ; elle ne m’a pas donné à manger à midi. Alors j’ai pris une pièce de 100F qui se trouvait sur la table. Elle l’a dit à mon papa qui m’a frappé et j’ai fui la maison.
Je suis allé chez un de ses amis pour que ce dernier intervienne, mais comme il était en palabres avec cet ami, il s’est fâché encore plus et m’a menacé. J’ai encore fui et je me suis débrouillé pour me retrouver à ABIDJAN.
C’est alors que j’ai rencontré les enfants de la rue et un jour, un camarade m’a dit de venir ici.
4. Gogo
Je m’appelle Gogo, j’ai 13 ans et je suis ivoirien.
Je travaillais avec mon oncle, Ali qui est tôlier, et chaque fois que je faisais une bêtise, il me frappait.
J’ai donc décidé de ne plus travailler. Un jour, je n’étais pas en uniforme et il m’a demandé d’aller me changer alors que je ne voulais plus travailler. Je me suis échappé et je suis plus retourné à la maison.
Dans la rue, j’étais "èsseur"(mendiant), cireur de chaussures puis vendeur de cannettes vides.
Si je gagne un peu d’argent, je bois et je fume. Après quelques jours dans la rue, je me suis retrouvé au BICE mais j’ai quitté là-bas parce que le tonton (moniteur) est méchant.
J’ai connu le centre Don Bosco grâce à un ami et je suis venu. Je veux retourner chez ma mère à YOPOUGON (une commune d’ABIDJAN).
5. Biandani
Je vivais avec ma mère mais elle est allée me déposer chez mon père à BOUAKE ville et ce dernier est parti me laisser au village de GARKAN.
Quand mon père est tombé malade, on m’a confié à ma grand-mère. Quelques temps après, j’ai demandé à ma grand-mère de m’envoyer chez ma mère mais elle a toujours refusé.
Un jour, elle et ma tante m’ont dit que je pouvais partir si je voulais. Je suis donc allé à TOUMODI mais ma mère a refusé que je la suive jusqu’à ABIDJAN. Je suis resté là dans des conditions de vie difficile.
Un jour, j’ai décidé de venir à ABIDJAN à la recherche de ma mère mais ici je ne l’ai pas retrouvé. Je suis resté dans la rue.
Au cours d’une de leurs actions de rue, j’ai suivi les gens du BICE et je suis allé au Plateau. Mais un jour, des amis ont menti sur moi, disant que j’ai écrit une lettre à une fille du Foyer. Alors je suis sorti du BICE par peur d’être frappé. Un mois et demi plus tard, je suis arrivé à Don Bosco.
6. Kamba
J’étais avec mes grands-parents maternels depuis la mort de ma mère.
Depuis les grandes vacances de 2001 j’ai souvent des maux de têtes très violents et c’est comme si quelque chose me poussait à sortir de la maison. Dehors les maux de tête cessaient.
J’étais porteur de bagages au marché et un jour on m’a parlé de Don Bosco et je suis venu. En février 2002, je suis allé avec un animateur Tonton Paul chez mon grand-père.
Il est venu discuter avec les responsables et j’ai recommencé les cours en 5ème l’année scolaire suivante. J’ai ensuite été réinséré mais peu de temps après je suis retourné dans la rue. De retour au Don Bosco, on m’a accepté et j’ai repris les cours mais l’année n’a pas marché. J’ai ensuite appris l’élevage des poulets au Don Bosco.
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| Dernière mise à jour de cette rubrique le 04 mai 2008
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